Christine Barsi

Auteur de romans fantastiques et de science-fiction

Étiquette : roman de science-fiction

Chronique Littéraire de SolAs, par Automne (Univers-JDR)

Chronique Littéraire de SolAs

Par Automne (Dominique Le Belleguic)

Publié le 30 aout 2019

 

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Extrait :

« Fini les vacances, c’est déjà la rentrée. Et toute vacance s’accompagne d’un bon livre. Et j’ai eu la chance de lire SolAs, de Christine Barsi, un excellent livre de SF.

L'astéroïde SolAs en approche

L’astéroïde SolAs en approche

Dans un futur hypothétique, l’humanité exploite les astéroïde pour en soutirer toutes les ressources, notamment le précieux plasma. Un de ces astéroïdes, surnommé Nadh ou SolAs, se place entre la Lune et la Terre, à 100 000 km de distance. C’est sur ce dernier que Maylis Lhan va être envoyé pour son travail. Et ce qu’elle va y découvrir sera à la fois sa perte et sa renaissance.

Origine ou SolO

…Notre planète à subit quelques changements, notamment climatiques. Les anciens pays n’existent plus, remplacés par des blocs industriels qui dirigent au mieux de leurs intérêts.

Le plasma, ainsi que d’autres métaux et terres rares, sont devenues vitales à l’économie et à l’hégémonie des grands blocs industriel…

Maylis Lhan
Maylis Lhan dans le roman SF SolAs

Maylis Lhan dans le roman SF SolAs, Pixabay

C’est elle qui est au cœur de l’intrigue. Jeune femme pleine de vie, intelligente et ambitieuse, son don la rend quelque peu associable. C’est en effet une sensitive, une personne aux sens et aux perceptions très affinés, sensible aux émotions des autres.

De SolAs à SolO, Maylis va découvrir que les choses et les êtres ne sont pas toujours ce à quoi il ressemble. Et c’est sa rencontre avec Ahdon Starks qui va faire basculer sa vie.

Jusqu’où sera telle prête à aller par amour, sur quoi est-elle prête à fermer les yeux, son amour inconditionnel, ainsi que ses choix, ne condamnent-il pas l’humanité ?Autant de questions qui sont au cœur de ce roman.

La Belle et la Bête

C’est une constance dans les romans de Christine Barsi ; il y a un amour qui semble impossible, et qui « fait mal ». SolAs n’y échappe pas.

D’autres thèmes chers à l’autrice y sont également abordés : science, biologie, sociologie et philosophie. Le tout sous la forme d’un roman de science-fiction qui comprend action et suspense.

Christine Barsi a de plus affinée son écriture, et nous livre un roman fluide et très agréable à lire.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré SolAs, et j’attends la suite avec impatience. »

Vidéo Les courants porteurs

Vidéo « Les courants porteurs »

Interview de SolAs

Interview de SolAs

Présentez-nous votre ouvrage

 

SolAs - Roman de science-fiction

SolAs – Roman de science-fiction

SolAs est un roman de science-fiction, mon cinquième roman publié par 5 Sens Éditions à ce jour.

Une mission sur un astéroïde, porteur des précieux champs de plasma, amène une astrophysicienne à découvrir les particularités intrinsèques de l’essence plasmatique stellaire et à y appréhender les signes d’une humanité que personne ne soupçonne. Lorsque la relation singulière qui la lie à l’un des membres de son équipe s’engage dans une direction inattendue, elle devra assumer ses choix et oublier ce qu’elle est pour l’accueillir.

C’est au cœur de l’astéroïde SolAs, ainsi que sur Origine, que se jouera le final alors que les grandes variations climatiques ont bouleversé l’équilibre des puissances en place et fait des terres canadaskiennes ainsi qu’étatsuniennes, une sorte de mausolée vivant, et que l’Eurafrique connaît dorénavant le froid et la glace.  Le périple qui entraînera Maylis jusqu’au bout du monde l’entraînera également au-delà d’une position sans retour, où elle devra choisir entre une humanité en perdition et un nouvel horizon plus périlleux encore. Mais qu’a-t-elle concouru à amener sur Origine ?

 Avez-vous un sujet de prédilection ?

 4ème de couverture du roman de science-fiction SolAsSous couvert d’une passion qui va à l’encontre de toute éthique apparente, l’histoire traite des flux de conscience énergétique, de l’énergie pensante et de la création de la vie sous forme d’entités…  notamment dans le creuset d’un bâtiment d’astrophysique.

Dans ce livre, ce qui m’a importé, c’est aborder des sujets d’actualités scientifiques et techniques tels l’astrophysique et l’énergie plasma, cette fameuse essence plasmatique, l’exobiologie, les astéroïdes et leur gestion, les entités aliens, les techniques de laser et de générateurs de particules, la génétique mais également l’extraction minière. Comme généralement chez moi, je confronte ces thèmes à la nuisance, cette fois, non plus des grands lobbies pharmaceutiques ou des laboratoires ayant pignon sur rue mais de celle de l’industrie minière et astéroïdique.

 Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

 L’amour franchit toutes les barrières, transcende les êtres au-delà de ce qu’ils peuvent appréhender.

Les voies de la création sont infinies, tant dans le domaine des arts que dans celui des sciences et de la spiritualité. Dans leur plénitude, elles enfantent d’innombrables formes dont l’émergence amène autant d’êtres à notre image… ou pas.

 Pourriez-vous nous citer quelques passages de SolAs ?

 En voici un premier :

 « Le chant du Métal : « Le métal qui draine toute l’attention des grands lobbies n’incarne déjà  plus qu’un matériau sur le déclin. Il maintient son illusion tel un magicien ou un automate, mais à terme, sa source se tarit tandis que sa déchéance n’est plus qu’une notion de temps ultime. »

…Khal Sihlen évaluait d’un air méfiant le métal qui se convulsait derrière la paroi de bioverre épais qui assurait leur sécurité. Sans qu’il comprenne comment c’était arrivé, ils avaient perdu le contrôle de ce secteur. À l’une des étapes du processus, mais laquelle ? Il pouvait voir le roboïde, en charge des opérations, figé le long de la citerne d’acier trempé, sa coque à l’épreuve des miasmes acides et des explosifs à forte charge avait été démantelée ; une lèpre inconnue le rongeait à un rythme déroutant. Près de lui, au sol, Warrhaen était tombé. Au travers de la visière du casque, il avait l’air mal en point et le métal paraissait attiré par son immobilité ; un métal si particulier. Depuis son axe d’observation, Khal jeta un coup d’œil derrière lui, au-delà du périmètre sécuritaire ; comme lui, les scientifiques ne comprenaient pas. Affolés, ils tentaient d’isoler la zone afin de la placer en quarantaine…

 En voici un second :
Vaisseau spatial - Sphère ascensionnelle

Vaisseau spatial – Sphère ascensionnelle

…Si l’année de sa mise en orbite, l’ancrage satellitaire du corps spatial avait causé beaucoup de bruits et amené un développement accru de l’intérêt général pour tout ce qui touchait de près ou de loin à l’astrophysique et l’astronomie, les deux années suivantes avaient vu étouffer dans l’œuf les discours plus ou moins cohérents des experts. À croire que l’on voulait que les foules oublient l’évènement, pour mieux inciter le corps scientifique à œuvrer dans les coulisses, comme à son habitude. Aujourd’hui, alors que Maylis allait sur ses vingt-trois ans, la presse à sensation ne laissait filer que quelques bribes à intervalles irréguliers, alors même que PlasmAtal, l’une des plus grosses entreprises industrielles implantées en Eurafrique et en Ruschin, avait investi le corps stellaire et installé son site d’exploitation après en avoir obtenu la licence adéquate, auprès des autorités compétentes. Dans les revues scientifiques et dans les quelques rares articles qui abordaient le sujet de l’astéroïde et du type de production que l’on y effectuait, il était question d’un plasma métalloïdique aux propriétés fascinantes, mais les précisions s’arrêtaient là. Pourtant, la jeune femme devinait qu’il y avait davantage que ce que les infos distillaient par doses infinitésimales…

 À quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?

 Mon ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux mystères occultes, aux problématiques actuelles de l’éthique de la manipulation du génome, de la préservation des ressources naturelles, à ceux qui aiment ce monde et ces composantes, les grandes forêts, tout en étant amateurs de belles lignes et de réflexions sur l’existence que je glisse régulièrement dans mes romans. Ce livre mêle de manière équilibrée la science, la technique, les conflits entre races et la passion irrépressible d’un être pour un autre. Il s’adresse aux amoureux de la science comme aux amoureux des belles histoires d’amour.

 Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

 En ce milieu d’année 2019, je suis sur la rédaction du tome 3 de Déviance, ma romance vampirique. Dans le même temps, j’attends les résultats de la soumission du tome 2. Je nourris également un autre gros projet de SF pesant plus de mille cinq cents pages qu’il va falloir retravailler et réécrire — un très long travail en perspective.

Il va me falloir intensifier ma présence sur les salons du livre et cafés littéraires. En 2019, j’ai participé au salon du Livre et de la Bd sur Mennecy, organisé quelques séances de dédicaces au sein de mon centre commercial Auchan de Fontenay-sous-bois. Je cherche aussi à faire traduire l’un de mes livres, et j’aspire à ce que l’un de mes romans passe à la télé ou au ciné « Le grand cinéma » comme le clame Jacques Villeret dans « le Diner de Cons ». Toutes sortes d’idées me trottent dans la tête, et il faudra bien qu’elles trouvent un exutoire.

 Avez-vous le sentiment d’avoir progresser dans votre univers de romancière ?

 

Monts perdus sur SolAs

Monts perdus sur SolAs

Eh bien oui ! Écrire ne suffit cependant pas, bien que je m’y adonne de manière de plus en plus intense au fil des années.

Alors je me suis confrontée à l’univers réel afin de réaliser ma première vidéo de présentation de l’auteure ainsi que de ses œuvres ; Gérard Confino au moyen du média « Planète Gaïa TV » m’en a donné l’opportunité et je l’en remercie.

De même, je sonde le Net à la recherche de groupes de science-fiction et de fantastique qui m’impliqueraient dans le domaine afin de me faire connaître et de connaître mieux les rouages de cet univers de la création et de l’édition. Dans ce cadre, j’ai intégré le cercle des passionnés de SF par le biais de leur réseau Facebook « Les Mercredis de la SF ». Ils m’ont ouverts d’autres horizons technologiques, à moi qui en suis fan. Ainsi la réalité augmentée, ainsi la Noosfère et le NooMuseum de Yann Minh, un vrai trésor de créativité dans lequel tout artiste aspire à s’immerger. Merci à toi Yann, pour ce précieux cadeau que tu nous fais.

 Un dernier mot pour les lecteurs ?

 

Légende de SolAs

Légende de SolAs

J’aime écrire, une passion nécessaire pour un écrivain sans laquelle celui-ci n’irait pas au bout de son tout premier manuscrit. L’écriture se définit par la persévérance essentielle et la volonté tout aussi essentielle de parvenir à l’achèvement qui consacrera l’œuvre de l’artiste. L’existence d’un écrivain s’avère solitaire dans sa phase cruciale de l’écriture ; il lui faut l’affronter au quotidien ainsi qu’un ascète en quête de sagesse. Mais se rajoutant à ces performances, se tient celle d’amener à la vie ses personnages, de les faire évoluer au sein d’une histoire qui ne s’appréciera jamais que par la richesse du vécu de ces derniers.

Il m’arrive souvent de les trouver exigeants alors qu’ils m’entraînent dans leurs tribulations dont j’ai le sentiment de ne rien maîtriser, en dehors d’une certaine architecture dans le cadre du scénario.

Pour finir et comme chaque fois, je répèterais encore et encore la phrase que j’ai découverte il y a quelque temps, celle de George Bernard Shaw qui disait : « Vous voyez des choses et vous dites : « pourquoi ? » Mais moi je rêve de choses qui n’ont jamais existé, et je dis : « pourquoi pas ? » »

 

Livre en commande sur le site de l’éditeur : www.5senseditions.ch

https://catalogue.5senseditions.ch/fr/science-fictionfantasy/268-solas.html

Auteure : christine_barsi@hotmail.comhttp://christinebarsi.com

https://www.facebook.com/ChristineBarsi.romanciere/

Audio L’entité -SolAs – Roman de science-fiction

Audio L’entité

Bonjour à toi, Lecteur,

je me nomme Christine Barsi, l’auteure du roman de science-fiction « SolAs » publié par 5 Sens Éditions, en juin 2019. Le connais-tu ?

Je te propose la lecture et l’écoute du chapitre « Courants porteurs ».

 

Science des entités : « Que peut concevoir du monde humain une entité ? À l’inverse, que peut percevoir l’homme quand il s’agit d’entités hors de son spectre de perception ? »

L’entité tapie dans les déplacements de l’atmosphère infime du Nadh assimilait les  contrecoups des effets qu’elle provoquait sur les invasifs, ceux qui avaient pénétré son univers, le piège mis à leur portée pour qu’ils y entrent à profusion. L’entité n’avait pas prévu, cependant, les effets ravageurs que leur science imposerait à son itinérance. Les invasifs étaient fragiles, mais leur technologie abrasive.

Il avait néanmoins capté quelques signaux en provenance de certains d’entre eux, des signaux intrigants dont il devait approfondir l’origine, dont il devait calculer les conséquences hypothétiques, le potentiel de puissance et de nuisance ; son histoire infinie prouvait que les deux facettes se liaient souvent dans un nœud d’intrications rarement évidentes à démêler. À son regard inhumain, c’était un appel qu’il ne devait pas manquer, une clameur sollicitant sa mémoire latente et l’encourageant à rejaillir, un appel à la survie, mais plus encore. Une existence pleine de rebondissements, pleine d’activités excitantes dont il avait perdu jusqu’au souvenir. Il était arrivé là pour ça, pour un renouveau, une renaissance, une source de développement inépuisable, quelque part, ailleurs que sur ce monde en miniature. Une volonté tyrannique le poussait à se dépêtrer de son asthénie informe, et à abattre son jeu en plein milieu de ce champ d’existences à moissonner.

Astéroïde SolAs en approchePour cela, il devait épier les formes mobiles de cette faune parasite, de ces silhouettes qui lui en rappelaient d’autres au cours des milliers de vies déjà vécues. Mais d’une certaine manière, il devrait prendre tournure, se densifier au moins partiellement, éventuellement se rendre visible et disponible, sans s’exposer outre mesure, sans se mettre en péril. Il devait dupliquer et comprendre, puis agir le moment voulu. Il agirait. Rien ne le priverait de goûter, à nouveau, cet élixir trépidant d’une énergie distincte de celle qui l’alimentait cette dernière décennie.

 

Cette lecture s’achève ici. J’espère que je t’aurais donné l’envie d’en lire davantage. N’hésite pas à te rendre sur mon site : christinebarsi.com. À bientôt.

Audio Les courants porteurs – Solas – Roman de science-fiction

Audio Les courants porteurs, en apesanteur sur un astéroïde

Bonjour à toi, Lecteur,

je me nomme Christine Barsi, l’auteure du roman de science-fiction « SolAs » publié par 5 Sens Éditions, en juin 2019. Le connais-tu ?

Je te propose la lecture et l’écoute du chapitre « Courants porteurs ».

 

Sciences et techniques des mondes connus : « Les courants porteurs sont un sport de haute voltige. Une erreur peut vous laisser indifférent, la seconde ne pardonne pas. »

Journal de l’Ère : « Le dernier grand évènement sportif de l’Onde porteuse a recensé trois accidents mortels et sept autres suffisamment sérieux pour nécessiter le concours des équipes de restructuration physiologique. La majeure partie des accidents survenus ont été causés par des erreurs de jugement et un manque flagrant d’anticipation. Seulement quatre d’entre eux ont été provoqués par une défaillance des systèmes porteurs. »

Revêtu d’une combinaison de vol appropriée, Niels dérivait sur le courant porteur dans lequel il venait de s’enferrer. Les membranes qui isolaient de l’extérieur hostile, l’enceinte dans laquelle il se trouvait, étaient conçues à partir d’un matériau dont il ne discernait qu’un schéma très partiel. Un matériau probablement similaire à celui qui constituait les parois diaphanes des couloirs de transport entre les Communs et ses sites annexes. Il avait l’impression de véritablement shunter le vide, et planer hors du complexe au-dessus des creux et des bosses martelant le sol torturé de l’astéroïde. Ses esquives pondérées anticipaient les courbes de la bande-champ avec une certaine dextérité, au contraire de certains voltigeurs aux gestes maladroits et brutaux ; des néophytes, à tous les coups.

Indifférent à la menace bien réelle d’une négligence, Niels s’égayait en ressentant dans ses tripes la peur sous-jacente, la bousculant par moments afin de se lâcher un peu et de tenter une figure plus audacieuse au risque d’être éjecté du ruban pulsé. Depuis les hauteurs aériennes, il pouvait admirer la terre noire et presque apercevoir les coulées de métal dont on disait qu’elles ruisselaient ainsi que des geysers à la surface même de ce morceau de roc stellaire. Les trous de vide et d’apesanteur témoignaient du dysfonctionnement aléatoire du générateur de pesanteur. Les instructeurs du Cercle auraient dû le prévenir. Des trois voies de courants porteurs, il avait dû se contenter de filer rapidement, avant de perdre le champ, vers la voie de garage unique qui le ramenait dorénavant à la base d’entraînement de ce genre d’activité.

Courants porteursLes options relatives à la pesanteur ou l’apesanteur étaient pléthore sur l’Aster, que ce soit le nombre de routes virtuelles théoriques ou le type de matériel utilisé, voile en solo, glisse au moyen de planches sur coussin d’air soutenu par des courants porteurs générés par des appareillages sophistiqués. Sa voile avait manqué se déchirer quand l’apesanteur l’avait soulevé, et sorti du courant neutralisé. Lui qui jonglait avec les emplis et les vides de l’air artificiel de l’engin de multipesanteur jouait aujourd’hui de malchance. Il s’était réglé sur des paramètres suffisamment larges pour être en mesure de naviguer à sa guise sur les portances de son choix. Hélas, il lui faudrait attendre la prochaine session de glisse apesantique pour se forger une expérience digne de ce nom. Les chutes de vol à voile et de glisse sur les courants étaient sa passion sportive. Peu d’astéroïdes encourageaient actuellement ce type de sport extrême. S’il s’était engagé sur ce caillou, c’était notamment pour cette palette d’opportunités.

Il avait croisé Maylis et Adheel, tout à l’heure, avant le décollage. Aucune de leurs options ne coïncidait, à l’exception de l’une de celles adoptées par Maylis : le raid. Ils s’étaient fixé rendez-vous pour la prochaine session. Niels avait hâte de voir ce que la technoS donnerait sur le terrain naturel de ce forban régurgité du cosmos ; lui, avait pratiqué la discipline récemment. C’était assez inattendu.

Au fur et à mesure de sa descente en semi-apesanteur, Niels commençait à mieux estimer les attributs de ce terrain qui leur était alloué pour ce sport un peu particulier. D’autres avaient déjà rejoint les parterres synthétiques et les générateurs reconnaissables à leurs sortes de becs qui bombardaient des champs distincts en direction d’espaces désignés. Une faille dans le champ le fit s’écarter du cadre fonctionnel, et sa voile et lui plongèrent d’une dizaine de mètres sans plus aucun contrôle. Familier du phénomène, il se laissa chahuter quelques secondes avant de reprendre la ligne de parcours, après quelques déhanchements disgracieux. Quand il finit par atterrir après avoir frôlé de près une chute spectaculaire, il souriait ; cette fois encore, il était passé près d’un chambardement de son existence.

Cette lecture s’achève ici. J’espère que je t’aurais donné l’envie d’en lire davantage. N’hésite pas à te rendre sur mon site : christinebarsi.com.

À bientôt.

 

Légendes des Terres au-delà d’Origine

Légendes des Terres au-delà d’Origine

 

Légende se rapportant au roman de science-fiction : SolAs

Le chant des Déportés,

 

  • Les sables chauds et blancs,
  • Lumineux et mouillés,
  • Simple illusion de mes perceptions,
  • Car,
  • Le ressac sur la mer,
  • Rugit jusque les terres,
  • Jusque la falaise aliène,
  • Sans sable chauds et blancs,
  • Hélas ! 

Légende de SolAs

  • Assise sur un morceau de roc, à même le versant,

  • J’écris des lignes, encore des lignes,
  • Aussi ineptes que le sont ces environs moribonds.
  • Aussi ineptes que le sont les courants délétères,
  • De ces monts insidieux.

 

  • Contraste fort entre les éléments de la réalité présente,
  • Et le contenu de mes lignes cernant un univers en création,
  • S’opposant aux forces des ténèbres de ces terres immatures,
  • Et cependant mourantes.
  • Monts perdus sur SolAsMon monde à moi surgit de mon néant,
  • Pour engloutir l’illusion aliène, et imposer la mienne,
  • Pour contrer ce monde obscène, ce Léviathan,
  • Sans océan, sans autre firmament que l’obscurité prégnante,
  • Un bout de caillou géant,
  • Que creusent des rigoles d’argent,
  • Auxquelles, je me sens curieusement attachée,
  • Alors même que rien ne le laisserait présumer.

 

  • Je suis dorénavant immergée dans ma solitude,
  • À scruter ce monde perdu, ses roches éparses,
  • Quelque part, au-dessus d’Origine,
  • Alors que mes compagnons se meurent,
  • Et que je suis seule à affronter le monstre.
  • Mais sera-t-il au rendez-vous ?

 

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