Christine Barsi

Auteur de romans fantastiques et de science-fiction

Auteur : admin9092 (Page 1 of 5)

Chronique Littéraire de SolAs, par Automne (Univers-JDR)

Chronique Littéraire de SolAs

Par Automne (Dominique Le Belleguic)

Publié le 30 aout 2019

 

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Extrait :

« Fini les vacances, c’est déjà la rentrée. Et toute vacance s’accompagne d’un bon livre. Et j’ai eu la chance de lire SolAs, de Christine Barsi, un excellent livre de SF.

L'astéroïde SolAs en approche

L’astéroïde SolAs en approche

Dans un futur hypothétique, l’humanité exploite les astéroïde pour en soutirer toutes les ressources, notamment le précieux plasma. Un de ces astéroïdes, surnommé Nadh ou SolAs, se place entre la Lune et la Terre, à 100 000 km de distance. C’est sur ce dernier que Maylis Lhan va être envoyé pour son travail. Et ce qu’elle va y découvrir sera à la fois sa perte et sa renaissance.

Origine ou SolO

…Notre planète à subit quelques changements, notamment climatiques. Les anciens pays n’existent plus, remplacés par des blocs industriels qui dirigent au mieux de leurs intérêts.

Le plasma, ainsi que d’autres métaux et terres rares, sont devenues vitales à l’économie et à l’hégémonie des grands blocs industriel…

Maylis Lhan
Maylis Lhan dans le roman SF SolAs

Maylis Lhan dans le roman SF SolAs, Pixabay

C’est elle qui est au cœur de l’intrigue. Jeune femme pleine de vie, intelligente et ambitieuse, son don la rend quelque peu associable. C’est en effet une sensitive, une personne aux sens et aux perceptions très affinés, sensible aux émotions des autres.

De SolAs à SolO, Maylis va découvrir que les choses et les êtres ne sont pas toujours ce à quoi il ressemble. Et c’est sa rencontre avec Ahdon Starks qui va faire basculer sa vie.

Jusqu’où sera telle prête à aller par amour, sur quoi est-elle prête à fermer les yeux, son amour inconditionnel, ainsi que ses choix, ne condamnent-il pas l’humanité ?Autant de questions qui sont au cœur de ce roman.

La Belle et la Bête

C’est une constance dans les romans de Christine Barsi ; il y a un amour qui semble impossible, et qui « fait mal ». SolAs n’y échappe pas.

D’autres thèmes chers à l’autrice y sont également abordés : science, biologie, sociologie et philosophie. Le tout sous la forme d’un roman de science-fiction qui comprend action et suspense.

Christine Barsi a de plus affinée son écriture, et nous livre un roman fluide et très agréable à lire.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré SolAs, et j’attends la suite avec impatience. »

Vidéo Les courants porteurs

Vidéo « Les courants porteurs »

Interview de SolAs

Interview de SolAs

Présentez-nous votre ouvrage

 

SolAs - Roman de science-fiction

SolAs – Roman de science-fiction

SolAs est un roman de science-fiction, mon cinquième roman publié par 5 Sens Éditions à ce jour.

Une mission sur un astéroïde, porteur des précieux champs de plasma, amène une astrophysicienne à découvrir les particularités intrinsèques de l’essence plasmatique stellaire et à y appréhender les signes d’une humanité que personne ne soupçonne. Lorsque la relation singulière qui la lie à l’un des membres de son équipe s’engage dans une direction inattendue, elle devra assumer ses choix et oublier ce qu’elle est pour l’accueillir.

C’est au cœur de l’astéroïde SolAs, ainsi que sur Origine, que se jouera le final alors que les grandes variations climatiques ont bouleversé l’équilibre des puissances en place et fait des terres canadaskiennes ainsi qu’étatsuniennes, une sorte de mausolée vivant, et que l’Eurafrique connaît dorénavant le froid et la glace.  Le périple qui entraînera Maylis jusqu’au bout du monde l’entraînera également au-delà d’une position sans retour, où elle devra choisir entre une humanité en perdition et un nouvel horizon plus périlleux encore. Mais qu’a-t-elle concouru à amener sur Origine ?

 Avez-vous un sujet de prédilection ?

 4ème de couverture du roman de science-fiction SolAsSous couvert d’une passion qui va à l’encontre de toute éthique apparente, l’histoire traite des flux de conscience énergétique, de l’énergie pensante et de la création de la vie sous forme d’entités…  notamment dans le creuset d’un bâtiment d’astrophysique.

Dans ce livre, ce qui m’a importé, c’est aborder des sujets d’actualités scientifiques et techniques tels l’astrophysique et l’énergie plasma, cette fameuse essence plasmatique, l’exobiologie, les astéroïdes et leur gestion, les entités aliens, les techniques de laser et de générateurs de particules, la génétique mais également l’extraction minière. Comme généralement chez moi, je confronte ces thèmes à la nuisance, cette fois, non plus des grands lobbies pharmaceutiques ou des laboratoires ayant pignon sur rue mais de celle de l’industrie minière et astéroïdique.

 Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

 L’amour franchit toutes les barrières, transcende les êtres au-delà de ce qu’ils peuvent appréhender.

Les voies de la création sont infinies, tant dans le domaine des arts que dans celui des sciences et de la spiritualité. Dans leur plénitude, elles enfantent d’innombrables formes dont l’émergence amène autant d’êtres à notre image… ou pas.

 Pourriez-vous nous citer quelques passages de SolAs ?

 En voici un premier :

 « Le chant du Métal : « Le métal qui draine toute l’attention des grands lobbies n’incarne déjà  plus qu’un matériau sur le déclin. Il maintient son illusion tel un magicien ou un automate, mais à terme, sa source se tarit tandis que sa déchéance n’est plus qu’une notion de temps ultime. »

…Khal Sihlen évaluait d’un air méfiant le métal qui se convulsait derrière la paroi de bioverre épais qui assurait leur sécurité. Sans qu’il comprenne comment c’était arrivé, ils avaient perdu le contrôle de ce secteur. À l’une des étapes du processus, mais laquelle ? Il pouvait voir le roboïde, en charge des opérations, figé le long de la citerne d’acier trempé, sa coque à l’épreuve des miasmes acides et des explosifs à forte charge avait été démantelée ; une lèpre inconnue le rongeait à un rythme déroutant. Près de lui, au sol, Warrhaen était tombé. Au travers de la visière du casque, il avait l’air mal en point et le métal paraissait attiré par son immobilité ; un métal si particulier. Depuis son axe d’observation, Khal jeta un coup d’œil derrière lui, au-delà du périmètre sécuritaire ; comme lui, les scientifiques ne comprenaient pas. Affolés, ils tentaient d’isoler la zone afin de la placer en quarantaine…

 En voici un second :
Vaisseau spatial - Sphère ascensionnelle

Vaisseau spatial – Sphère ascensionnelle

…Si l’année de sa mise en orbite, l’ancrage satellitaire du corps spatial avait causé beaucoup de bruits et amené un développement accru de l’intérêt général pour tout ce qui touchait de près ou de loin à l’astrophysique et l’astronomie, les deux années suivantes avaient vu étouffer dans l’œuf les discours plus ou moins cohérents des experts. À croire que l’on voulait que les foules oublient l’évènement, pour mieux inciter le corps scientifique à œuvrer dans les coulisses, comme à son habitude. Aujourd’hui, alors que Maylis allait sur ses vingt-trois ans, la presse à sensation ne laissait filer que quelques bribes à intervalles irréguliers, alors même que PlasmAtal, l’une des plus grosses entreprises industrielles implantées en Eurafrique et en Ruschin, avait investi le corps stellaire et installé son site d’exploitation après en avoir obtenu la licence adéquate, auprès des autorités compétentes. Dans les revues scientifiques et dans les quelques rares articles qui abordaient le sujet de l’astéroïde et du type de production que l’on y effectuait, il était question d’un plasma métalloïdique aux propriétés fascinantes, mais les précisions s’arrêtaient là. Pourtant, la jeune femme devinait qu’il y avait davantage que ce que les infos distillaient par doses infinitésimales…

 À quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?

 Mon ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux mystères occultes, aux problématiques actuelles de l’éthique de la manipulation du génome, de la préservation des ressources naturelles, à ceux qui aiment ce monde et ces composantes, les grandes forêts, tout en étant amateurs de belles lignes et de réflexions sur l’existence que je glisse régulièrement dans mes romans. Ce livre mêle de manière équilibrée la science, la technique, les conflits entre races et la passion irrépressible d’un être pour un autre. Il s’adresse aux amoureux de la science comme aux amoureux des belles histoires d’amour.

 Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

 En ce milieu d’année 2019, je suis sur la rédaction du tome 3 de Déviance, ma romance vampirique. Dans le même temps, j’attends les résultats de la soumission du tome 2. Je nourris également un autre gros projet de SF pesant plus de mille cinq cents pages qu’il va falloir retravailler et réécrire — un très long travail en perspective.

Il va me falloir intensifier ma présence sur les salons du livre et cafés littéraires. En 2019, j’ai participé au salon du Livre et de la Bd sur Mennecy, organisé quelques séances de dédicaces au sein de mon centre commercial Auchan de Fontenay-sous-bois. Je cherche aussi à faire traduire l’un de mes livres, et j’aspire à ce que l’un de mes romans passe à la télé ou au ciné « Le grand cinéma » comme le clame Jacques Villeret dans « le Diner de Cons ». Toutes sortes d’idées me trottent dans la tête, et il faudra bien qu’elles trouvent un exutoire.

 Avez-vous le sentiment d’avoir progresser dans votre univers de romancière ?

 

Monts perdus sur SolAs

Monts perdus sur SolAs

Eh bien oui ! Écrire ne suffit cependant pas, bien que je m’y adonne de manière de plus en plus intense au fil des années.

Alors je me suis confrontée à l’univers réel afin de réaliser ma première vidéo de présentation de l’auteure ainsi que de ses œuvres ; Gérard Confino au moyen du média « Planète Gaïa TV » m’en a donné l’opportunité et je l’en remercie.

De même, je sonde le Net à la recherche de groupes de science-fiction et de fantastique qui m’impliqueraient dans le domaine afin de me faire connaître et de connaître mieux les rouages de cet univers de la création et de l’édition. Dans ce cadre, j’ai intégré le cercle des passionnés de SF par le biais de leur réseau Facebook « Les Mercredis de la SF ». Ils m’ont ouverts d’autres horizons technologiques, à moi qui en suis fan. Ainsi la réalité augmentée, ainsi la Noosfère et le NooMuseum de Yann Minh, un vrai trésor de créativité dans lequel tout artiste aspire à s’immerger. Merci à toi Yann, pour ce précieux cadeau que tu nous fais.

 Un dernier mot pour les lecteurs ?

 

Légende de SolAs

Légende de SolAs

J’aime écrire, une passion nécessaire pour un écrivain sans laquelle celui-ci n’irait pas au bout de son tout premier manuscrit. L’écriture se définit par la persévérance essentielle et la volonté tout aussi essentielle de parvenir à l’achèvement qui consacrera l’œuvre de l’artiste. L’existence d’un écrivain s’avère solitaire dans sa phase cruciale de l’écriture ; il lui faut l’affronter au quotidien ainsi qu’un ascète en quête de sagesse. Mais se rajoutant à ces performances, se tient celle d’amener à la vie ses personnages, de les faire évoluer au sein d’une histoire qui ne s’appréciera jamais que par la richesse du vécu de ces derniers.

Il m’arrive souvent de les trouver exigeants alors qu’ils m’entraînent dans leurs tribulations dont j’ai le sentiment de ne rien maîtriser, en dehors d’une certaine architecture dans le cadre du scénario.

Pour finir et comme chaque fois, je répèterais encore et encore la phrase que j’ai découverte il y a quelque temps, celle de George Bernard Shaw qui disait : « Vous voyez des choses et vous dites : « pourquoi ? » Mais moi je rêve de choses qui n’ont jamais existé, et je dis : « pourquoi pas ? » »

 

Livre en commande sur le site de l’éditeur : www.5senseditions.ch

https://catalogue.5senseditions.ch/fr/science-fictionfantasy/268-solas.html

Auteure : christine_barsi@hotmail.comhttp://christinebarsi.com

https://www.facebook.com/ChristineBarsi.romanciere/

Audio L’entité -SolAs – Roman de science-fiction

Audio L’entité

Bonjour à toi, Lecteur,

je me nomme Christine Barsi, l’auteure du roman de science-fiction « SolAs » publié par 5 Sens Éditions, en juin 2019. Le connais-tu ?

Je te propose la lecture et l’écoute du chapitre « Courants porteurs ».

 

Science des entités : « Que peut concevoir du monde humain une entité ? À l’inverse, que peut percevoir l’homme quand il s’agit d’entités hors de son spectre de perception ? »

L’entité tapie dans les déplacements de l’atmosphère infime du Nadh assimilait les  contrecoups des effets qu’elle provoquait sur les invasifs, ceux qui avaient pénétré son univers, le piège mis à leur portée pour qu’ils y entrent à profusion. L’entité n’avait pas prévu, cependant, les effets ravageurs que leur science imposerait à son itinérance. Les invasifs étaient fragiles, mais leur technologie abrasive.

Il avait néanmoins capté quelques signaux en provenance de certains d’entre eux, des signaux intrigants dont il devait approfondir l’origine, dont il devait calculer les conséquences hypothétiques, le potentiel de puissance et de nuisance ; son histoire infinie prouvait que les deux facettes se liaient souvent dans un nœud d’intrications rarement évidentes à démêler. À son regard inhumain, c’était un appel qu’il ne devait pas manquer, une clameur sollicitant sa mémoire latente et l’encourageant à rejaillir, un appel à la survie, mais plus encore. Une existence pleine de rebondissements, pleine d’activités excitantes dont il avait perdu jusqu’au souvenir. Il était arrivé là pour ça, pour un renouveau, une renaissance, une source de développement inépuisable, quelque part, ailleurs que sur ce monde en miniature. Une volonté tyrannique le poussait à se dépêtrer de son asthénie informe, et à abattre son jeu en plein milieu de ce champ d’existences à moissonner.

Astéroïde SolAs en approchePour cela, il devait épier les formes mobiles de cette faune parasite, de ces silhouettes qui lui en rappelaient d’autres au cours des milliers de vies déjà vécues. Mais d’une certaine manière, il devrait prendre tournure, se densifier au moins partiellement, éventuellement se rendre visible et disponible, sans s’exposer outre mesure, sans se mettre en péril. Il devait dupliquer et comprendre, puis agir le moment voulu. Il agirait. Rien ne le priverait de goûter, à nouveau, cet élixir trépidant d’une énergie distincte de celle qui l’alimentait cette dernière décennie.

 

Cette lecture s’achève ici. J’espère que je t’aurais donné l’envie d’en lire davantage. N’hésite pas à te rendre sur mon site : christinebarsi.com. À bientôt.

Audio Les courants porteurs – Solas – Roman de science-fiction

Audio Les courants porteurs, en apesanteur sur un astéroïde

Bonjour à toi, Lecteur,

je me nomme Christine Barsi, l’auteure du roman de science-fiction « SolAs » publié par 5 Sens Éditions, en juin 2019. Le connais-tu ?

Je te propose la lecture et l’écoute du chapitre « Courants porteurs ».

 

Sciences et techniques des mondes connus : « Les courants porteurs sont un sport de haute voltige. Une erreur peut vous laisser indifférent, la seconde ne pardonne pas. »

Journal de l’Ère : « Le dernier grand évènement sportif de l’Onde porteuse a recensé trois accidents mortels et sept autres suffisamment sérieux pour nécessiter le concours des équipes de restructuration physiologique. La majeure partie des accidents survenus ont été causés par des erreurs de jugement et un manque flagrant d’anticipation. Seulement quatre d’entre eux ont été provoqués par une défaillance des systèmes porteurs. »

Revêtu d’une combinaison de vol appropriée, Niels dérivait sur le courant porteur dans lequel il venait de s’enferrer. Les membranes qui isolaient de l’extérieur hostile, l’enceinte dans laquelle il se trouvait, étaient conçues à partir d’un matériau dont il ne discernait qu’un schéma très partiel. Un matériau probablement similaire à celui qui constituait les parois diaphanes des couloirs de transport entre les Communs et ses sites annexes. Il avait l’impression de véritablement shunter le vide, et planer hors du complexe au-dessus des creux et des bosses martelant le sol torturé de l’astéroïde. Ses esquives pondérées anticipaient les courbes de la bande-champ avec une certaine dextérité, au contraire de certains voltigeurs aux gestes maladroits et brutaux ; des néophytes, à tous les coups.

Indifférent à la menace bien réelle d’une négligence, Niels s’égayait en ressentant dans ses tripes la peur sous-jacente, la bousculant par moments afin de se lâcher un peu et de tenter une figure plus audacieuse au risque d’être éjecté du ruban pulsé. Depuis les hauteurs aériennes, il pouvait admirer la terre noire et presque apercevoir les coulées de métal dont on disait qu’elles ruisselaient ainsi que des geysers à la surface même de ce morceau de roc stellaire. Les trous de vide et d’apesanteur témoignaient du dysfonctionnement aléatoire du générateur de pesanteur. Les instructeurs du Cercle auraient dû le prévenir. Des trois voies de courants porteurs, il avait dû se contenter de filer rapidement, avant de perdre le champ, vers la voie de garage unique qui le ramenait dorénavant à la base d’entraînement de ce genre d’activité.

Courants porteursLes options relatives à la pesanteur ou l’apesanteur étaient pléthore sur l’Aster, que ce soit le nombre de routes virtuelles théoriques ou le type de matériel utilisé, voile en solo, glisse au moyen de planches sur coussin d’air soutenu par des courants porteurs générés par des appareillages sophistiqués. Sa voile avait manqué se déchirer quand l’apesanteur l’avait soulevé, et sorti du courant neutralisé. Lui qui jonglait avec les emplis et les vides de l’air artificiel de l’engin de multipesanteur jouait aujourd’hui de malchance. Il s’était réglé sur des paramètres suffisamment larges pour être en mesure de naviguer à sa guise sur les portances de son choix. Hélas, il lui faudrait attendre la prochaine session de glisse apesantique pour se forger une expérience digne de ce nom. Les chutes de vol à voile et de glisse sur les courants étaient sa passion sportive. Peu d’astéroïdes encourageaient actuellement ce type de sport extrême. S’il s’était engagé sur ce caillou, c’était notamment pour cette palette d’opportunités.

Il avait croisé Maylis et Adheel, tout à l’heure, avant le décollage. Aucune de leurs options ne coïncidait, à l’exception de l’une de celles adoptées par Maylis : le raid. Ils s’étaient fixé rendez-vous pour la prochaine session. Niels avait hâte de voir ce que la technoS donnerait sur le terrain naturel de ce forban régurgité du cosmos ; lui, avait pratiqué la discipline récemment. C’était assez inattendu.

Au fur et à mesure de sa descente en semi-apesanteur, Niels commençait à mieux estimer les attributs de ce terrain qui leur était alloué pour ce sport un peu particulier. D’autres avaient déjà rejoint les parterres synthétiques et les générateurs reconnaissables à leurs sortes de becs qui bombardaient des champs distincts en direction d’espaces désignés. Une faille dans le champ le fit s’écarter du cadre fonctionnel, et sa voile et lui plongèrent d’une dizaine de mètres sans plus aucun contrôle. Familier du phénomène, il se laissa chahuter quelques secondes avant de reprendre la ligne de parcours, après quelques déhanchements disgracieux. Quand il finit par atterrir après avoir frôlé de près une chute spectaculaire, il souriait ; cette fois encore, il était passé près d’un chambardement de son existence.

Cette lecture s’achève ici. J’espère que je t’aurais donné l’envie d’en lire davantage. N’hésite pas à te rendre sur mon site : christinebarsi.com.

À bientôt.

 

Légendes des Terres au-delà d’Origine

Légendes des Terres au-delà d’Origine

 

Légende se rapportant au roman de science-fiction : SolAs

Le chant des Déportés,

 

  • Les sables chauds et blancs,
  • Lumineux et mouillés,
  • Simple illusion de mes perceptions,
  • Car,
  • Le ressac sur la mer,
  • Rugit jusque les terres,
  • Jusque la falaise aliène,
  • Sans sable chauds et blancs,
  • Hélas ! 

Légende de SolAs

  • Assise sur un morceau de roc, à même le versant,

  • J’écris des lignes, encore des lignes,
  • Aussi ineptes que le sont ces environs moribonds.
  • Aussi ineptes que le sont les courants délétères,
  • De ces monts insidieux.

 

  • Contraste fort entre les éléments de la réalité présente,
  • Et le contenu de mes lignes cernant un univers en création,
  • S’opposant aux forces des ténèbres de ces terres immatures,
  • Et cependant mourantes.
  • Monts perdus sur SolAsMon monde à moi surgit de mon néant,
  • Pour engloutir l’illusion aliène, et imposer la mienne,
  • Pour contrer ce monde obscène, ce Léviathan,
  • Sans océan, sans autre firmament que l’obscurité prégnante,
  • Un bout de caillou géant,
  • Que creusent des rigoles d’argent,
  • Auxquelles, je me sens curieusement attachée,
  • Alors même que rien ne le laisserait présumer.

 

  • Je suis dorénavant immergée dans ma solitude,
  • À scruter ce monde perdu, ses roches éparses,
  • Quelque part, au-dessus d’Origine,
  • Alors que mes compagnons se meurent,
  • Et que je suis seule à affronter le monstre.
  • Mais sera-t-il au rendez-vous ?

 

Les Cycles du Temps

Les Cycles du Temps

L'onde porteuse

Les ondes porteuses

L’on parle couramment du Temps avec un grand T. Mais qu’est-ce donc que cette dimension dans le jargon humain, en dehors de critères propres aux formules complexes des scientifiques ?

Que pense un philosophe de cet élément essentiel de notre matérialité ? Élève-t-il son concept pour l’intégrer dans la sphère humaine de l’abstraction ou de l’idéologie ? Et nos hommes d’église, de quelque religion qu’ils soient, limitent-ils ce dernier à un élément de spiritualité ou élargissent-ils encore le sens de celui-ci à quelques autres dimensions ?

Et l’artiste ? Quelle est sa perception toute personnelle de ce concept omniprésent ?

 

Moi, je crois que l’artiste ne se cantonne pas aux limites imposées par les BienPensants d’une communauté ou d’une autre.  Je crois que l’artiste ne s’engage dans aucune restriction qui étriquerait son monde en gestation, qu’il ne s’empêtrerait pas de notions limitatives. Le temps ; le Temps n’est qu’une dimension incluse dans un univers d’une sorte ou d’une autre. Et fonction de cet univers, les paramètres de temps se mettent à jour, exécutent un reboot des systèmes à l’œuvre pour coller aux nouveaux préceptes.

L’artiste est tel un magicien ou tel un thaumaturge qui se joue des obstacles et des fatalités, des chausse-trappes mis sur sa route afin de lui voler son art. Quelle que soit la filière adoptée, l’artiste vénère beaucoup trop sa liberté pour se laisser piéger par quelques vagues idées que l’on chercherait à lui imposer afin de s’assurer qu’il n’aille pas imaginer d’autres concepts qu’il serait peut-être le seul à contrôler.

Et s’il existait, en définitive, autant de cycles de temps qu’il y a d’ondes porteuses au sein de nos réalités ? Et s’il suffisait de les concevoir et de les faire accepter ainsi que le fait allègrement la junte scientifique afin de nous faire croire à des impossibilités et de nous conforter dans son miroir aux alouettes ?

Que nous soufflerait à ce sujet, Chronos, le dieu du temps de la mythologie ?

L’émergence des mondes

L’émergence des mondes

La création des mondes

La création des mondes

Avec l’émergence de ses mondes, l’artiste se plonge à volonté dans chacun de ses univers en développement. Sa créativité se moque du temps et de l’espace de ces siècles sur Terre ou d’ailleurs ; sa fécondité ne se lasse d’inventer ou de réinventer ce qui n’existe pas, ce qui ne peut être.

Pourtant, lorsque dans le feu de son action il achève l’un de ces mondes en gestation, sa dextérité et la maîtrise de son art l’impose dans la réalité du quotidien au regard de ceux qui n’ont pas cette aisance à modifier leur existence et se libérer du temps.

Il nous suffit alors, à nous autres du commun de pénétrer l’un de ces antres pour nous retrouver dans l’œil de son créateur et oublier ce qui se meut autour de nous.

L'artiste et sa folie

L’artiste et sa folie

Que l’univers plonge dans la toile d’un maître ou la sculpture de pierre, de bois ou de verre de l’un de ces magiciens, dans les pages et la trame d’un manuscrit, ou les lignes d’une partition, le chant d’une voix qui nous fait vibrer ou quelque autre support, l’univers est là à notre portée.

Il suffit de s’y attacher et d’amorcer le lent mouvement de l’âme emportée par cette aura qui gomme l’existence pour nous happer dans la sienne.

Ainsi que les sillons d’un disque, il nous suffit alors de choisir la piste de temps et l’histoire à vivre pour s’évader du banal et nous transcender dans les affres fécondes de l’artiste et de ses mondes.

Interview Vidéo de l’auteure – Mai 2019

Vidéo de mon interview par Gérard Confino, sur Planète Gaïa TV

Mai 2019

Gérard Confino, qui gère notamment la chaîne Planète Gaïa TV s’est rendu chez moi pour réaliser cet interview filmé. Merci à toi, Gérard !

Je m’y présente ainsi que mes romans :

DévianceTeralhenMutagenèse et L’éveil du Dieu Serpent

Vidéo Planète Gaïa TV - Mai 2019

Vidéo Planète Gaïa TV – Mai 2019

La vieille Underwood

La vieille Underwood

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La veille, elle avait installé les étagères en bois de chêne sur lesquelles elle avait rangé les livres précieux qui ne la quittaient jamais longtemps. N’écoutant déjà plus que les sons étouffés en provenance du dehors, ceux qui parvenaient à traverser les murs épais, elle positionna sa machine à écrire, une auguste Underwood achetée quelques années auparavant à une vente aux enchères, de manière qu’elle put l’utiliser aussi confortablement que possible si l’inspiration lui venait.

Elle ouvrit un cahier et entreprit de développer le plan détaillé d’un roman qu’elle avait amorcé plusieurs semaines auparavant. Sur son thème favori : le vampirisme. Son sujet de prédilection, bien que l’ésotérisme en général la fascinât tout autant. Les pouvoirs de l’esprit, le surnaturel, la spiritualité ainsi que l’existence d’au-delà fantastique aussi irréel pour la plupart des gens qu’ils lui étaient familiers, n’avaient pour elle que peu de vrais mystères.

Déviance – Roman de vampire, Romance vampirique – Fantastique

Chapitre III : Dans les branches du cèdre

Roman de vampire : Déviance

Extrait : « …ma passion pour les hauts cèdres appelait en moi des souvenirs depuis longtemps éteints. La forêt se rapprochait… »

Caitline était furieuse. Cette semaine avait été particulièrement exécrable. Dans un désir certainement inconscient de reprendre sa famille en main, James avait été odieux, imposant sa présence aux enfants d’une manière trop flagrante.

Au retour de classe dans l’après-midi, Peter avait prévenu sa mère de ce qu’il ne serait pas là dans la soirée, et comme elle l’avait présumé, James était parti dans une colère mémorable en l’apprenant, et Tommy avait regagné sa chambre, surexcité et en pleurs.

Votre auteure Christine BarsiÀ présent, Caitline ne parvenait pas à se concentrer sur l’écriture des premiers chapitres. Au-dehors, derrière l’unique fenêtre des combles, les branches du cèdre s’agitaient comme autant de bras démoniaques, tandis qu’un vent violent s’abattait sur la région. En dépit de son chandail de laine, l’humidité de l’air ambiant la faisait frissonner par instants. Elle quitta son poste de travail pour aller scruter, à la fenêtre, l’aggravation du mauvais temps. L’orage menaçait depuis plusieurs jours déjà. Les médias l’annonçaient de manière imminente depuis l’aube. Les pelouses des habitations se couchaient en ondes parallèles sous les assauts du vent, tandis que les arbres des jardins se tordaient de manière alarmante.

Le grand cèdre dans Déviance

Les branches du cèdre giflaient la façade de la maison, et le mugissement du vent, d’abord étouffé, se métamorphosait en hurlements stridents. En bas et à l’étage, les volets avaient été fermés, mais ici, il n’y avait pas de protection possible. Caitline ne le regrettait pas ; elle affectionnait particulièrement ce vent et ses assauts, tout comme la pluie cinglante qui s’était mise à tomber dru quelques minutes auparavant.

Roman de vampire Déviance

Roman de vampire Déviance

La nuit, le déchaînement des éléments prenait des proportions dantesques qui les rendaient incomparables. Comme son regard se noyait dans la ramure sombre du cèdre et la fouillait jusque dans ses profondeurs, Caitline sursauta brusquement, sous le coup d’une vision particulièrement choquante. En examinant de plus près l’univers secret du titan végétal, elle s’employa à capter ce qui venait de s’imposer à elle en un flash obscur et menaçant. Sondant plus minutieusement le feuillage, elle s’ingénia à assimiler le schème ténébreux qui l’avait percutée presque mentalement. Prudente, elle s’apprêtait à s’éloigner de l’octogone de verre, quand à la limite de son champ de vision, le visage se matérialisa de nouveau, comme tout à l’heure, au moment où l’éclair avait surgi de l’océan nocturne et qu’une image très nette d’un faciès singulier s’était incrustée en surimpression sur le ciel tourmenté et dans ses propres yeux.

Effrayée maintenant, Caitline tenta de rompre le lien vers l’extérieur qui la rivait sur place sans bouger ; une force inconnue la maintenait, ici, comme pour lui commander de regarder encore. Ses yeux la piquaient, tandis que son esprit absorbait contre sa volonté, l’image de l’être qui l’observait. Caitline crut qu’elle s’évanouissait quand le mirage sombra soudain et que ses jambes l’abandonnèrent en la projetant sur la moquette. Elle se retrouva à genoux sur le sol des combles, en pleine confusion.

En se relevant, la jeune femme évita de regarder du côté de la fenêtre et rejoignit un fauteuil près de son bureau. Quand elle ferma les yeux pour retrouver un semblant de tranquillité, elle se surprit à redessiner mentalement et machinalement les traits entraperçus dans une évocation d’enfer. Envahie par les réminiscences, tout son corps se mit à trembler. Tel un enfant tétanisé par la peur, Caitline se recroquevilla dans son fauteuil, ses doigts s’accrochèrent au cuir des accoudoirs pour mieux s’y arrimer, puis elle ne bougea plus.

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Il s’écoula de nombreuses minutes avant que son esprit ne se rebelle et qu’elle ne s’efforce d’affronter l’image résiduelle, au fond de son iris. Reproduisant patiemment l’ébauche maladroite des traits cruels, et à la fois beaux, de l’être dont l’émanation l’avait à ce point effrayée, elle lutta de nouveau contre la peur instinctive, s’exhorta à poursuivre la tentative et peu à peu, sa peur s’amenuisa jusqu’à n’être plus qu’un nébuleux relent, aux tréfonds de son esprit. Quand elle se fut accoutumée à sa création mentale, Caitline, désorientée, finit par se relever ; elle recouvrit de sa housse la lourde Underwood, et descendit l’étroit escalier menant à l’étage inférieur. Elle ne savait pas ce qui s’était passé là-haut, mais elle avait intérêt à se reprendre rapidement. Sans doute, l’orage avait-il réveillé des terreurs enfouies, que l’écrivaine, en elle, avait été prompte à déterrer pour invoquer des forces créatrices dont elle n’avait rien su, mais dont elle se nourrirait par la suite afin de poursuivre l’oeuvre de fiction.

Dans leur chambre, James ronflait paisiblement et ne s’éveilla pas quand elle se glissa dans le lit. Pour une fois, elle était presque réconfortée de se retrouver au côté de son mari. Pourtant, le sommeil tarda à venir et des images d’horreur surprenantes la hantèrent une partie de la nuit.

La tempête dura deux jours et durant ces derniers, Caitline, tout en se traitant de lâche et d’imbécile, ne put se résoudre à retourner dans les combles. Elle s’installa dans le salon et travailla sur ses textes manuscrits, n’ayant pas même le courage d’aller chercher la machine à écrire.

…/…

Déviance – Roman de vampire, Romance vampirique – Fantastique

https://christinebarsi.com

Nogent Mag

Le Nogent Mag

Parution de L’éveil du Dieu Serpent dans la rubrique culturelle du Nogent Mag

Publication sur le Nogent Mag - L'éveil du Dieu Serpent

Voici la rubrique annonçant la parution de mon roman L’éveil du Dieu Serpent, dans le Nogent Mag de mars / avril 2019. Précieuse brochure à conserver par son auteure, pour archive.

Je remercie ma ville de Nogent et sa direction de la culture pour cette parution.

Extraits de L’éveil du Dieu Serpent

“L’édification d’une réalité divergente nécessite une énergie potentiellement accessible. L’ultime condition : croire en son existence.”

Nogent Mag - L'éveil du Dieu Serpent

“Un peuple, une ethnie ou tout concept de la même veine n’est supérieur aux autres que dans la mesure où il apporte une plus-value patente et légitimée de tous. Mais une race que les querelles intestines et les conflits d’intérêts gangrènent de l’intérieur ne peut décemment s’autoproclamer de sa suprématie. Quelle chance aurait une engeance corrompue ? Maur désespérait de voir reconnaître l’ascendant évident de la branche reptilienne. Le temps était loin où elle le serait.”

 

“Comment redéfinir un gène déviant ? Par le fait d’une manipulation extérieure ? Ou bien la réapparition d’une souche ancienne, au sein d’un nid d’organismes génétiquement modifiés ? La question paraît intéressante. Mais faudrait-il encore se la poser !”


N’hésitez pas à vous rendre sur le site de Maur Evans, le personnage masculin de L’éveil du Dieu Serpent :

 

Préceptes et enseignements de Maur Evans

Préceptes et enseignements de Maur Evans

Maur Evans, dans L'éveil du Dieu Serpent

Maur Evans, dans L’éveil du Dieu Serpent

Le produit phare d’une spéculation marchande doit être en relation avec une nécessité pour le peuple qu’il représente ; si ce n’est pas le cas, celui-là ne se vendra pas, et ne sera comme tant d’autres, qu’une supercherie vide de sens.

L’attaque sournoise révélait le peu de réflexion des êtres à sa poursuite. Généralement, il laissait approcher l’ennemi, adoptant un comportement de victime alors même que le loup n’espérait rien tant que de jaillir à la lumière. Il était ce loup.

Mouvements des atomes pour illustrer le discours de Maur Evans dans L'éveil du Dieu Serpent

Mouvements des atomes pour illustrer le discours de Maur Evans dans L’éveil du Dieu Serpent

Le monde « vivant » et le monde quantique œuvrent sur des modèles similaires. Seuls, les champs d’action diffèrent réellement. Ainsi, dans l’univers des atomes, du fait d’une excitation suffisante, un électron dans le noyau peut être amené à sauter de son orbite à l’orbite possédant une énergie potentielle supérieure ; à l’instar de cet électron, uniquement la prise en main vigoureuse d’un contexte difficile par un être vivant peut engendrer un tel niveau d’énergie et les mutations subséquentes. D’où l’importance de gérer son niveau d’efforts en fonction de la grandeur de ses rêves.

Il est bon de s’entourer de requins financiers prêts à vous aider, mais n’oubliez pas que le requin demeure l’un des plus grands prédateurs au monde, et c’est un opportuniste. Néanmoins, c’est une espèce menacée qui ne fait pas le poids face à un super prédateur, le Reptilien et consorts.

Il vaut mieux perdre un temps précieux à se préparer à toutes sortes de contingences potentielles, plutôt que devenir l’effet de leur apparition inopinée. Je dissèque chaque axe de mon univers proche, afin d’en présumer les probables voies de sorties en cas de mauvaises surprises. Ce comportement de ma part n’a toujours eu que des conséquences que les autres m’ont invariablement enviées.

Un peuple, une ethnie ou tout concept de la même veine n’est supérieur aux autres que dans la mesure où il apporte une plus-value patente et légitimée de tous. Mais une race que les querelles intestines et les conflits d’intérêts gangrènent de l’intérieur ne peut décemment s’autoproclamer de sa suprématie. Quelle chance aurait une engeance corrompue ? Maur désespérait de voir reconnaître l’ascendant évident de la branche reptilienne. Le temps était loin où elle le serait.

L’édification d’une réalité divergente nécessite une énergie potentiellement accessible. L’ultime condition : croire en son existence.

Ne jamais attaquer de front un ennemi trop bien gardé, mais ensemencer sa conscience du cheval de Troie de vos idées jusqu’à la cheviller à votre merci.

Un contrôle partiel ne mène jamais qu’au désastre. Le contrôle doit être absolu si l’on veut prévenir les inéluctables contrecoups d’une action, et affirmer qu’elle ne nous impactera pas.

Quelques extraits de L’éveil du Dieu Serpent

Extraits de L’éveil du Dieu Serpent

… / … Étude du genre humain du point de vue d’un Alien : “Les émotions et les traumas humains sont une source intarissable d’ivresse et de sensations pour nos perceptions atrophiées.”
Maur Evans, dans L'éveil du Dieu Serpent

Maur Evans, dans L’éveil du Dieu Serpent, par l’auteure Christine Barsi

… / … Précepte et enseignement de Maur Evans : “L’attaque sournoise révélait le peu de réflexion des êtres à sa poursuite. Généralement, il laissait approcher l’ennemi, adoptant un comportement de victime alors même que le loup n’espérait rien tant que de jaillir à la lumière. Il était ce loup.”
… / … Étude du genre alien du point de vue d’un Humain : “Ils ne nous montrent toujours que ce qu’ils veulent bien révéler d’eux-mêmes. Sous les apparences qu’ils nous imposent se dissimulent des êtres aux pouvoirs démentiels. Qu’est-ce qu’un humain, tout ce qu’il y a de plus ordinaire, pourrait y faire ?”
Présence des Reptiliens - L'éveil du Dieu Serpent

Présence des Reptiliens – L’éveil du Dieu Serpent

Chap Le Dieu Serpent - végétation

O’Shea Tjungurrayi

Chapitre : O’Shea Tjungurrayi

 

Cahier d’Avril Scott : Un paradis isolé, loin des aléas du monde urbain ; je ne demandais que ça. La faune et la flore y avaient tout leur sens et m’accompagneraient. Je n’y serais jamais seule, ne res­sentirais jamais cette impression de solitude qui vous étreint en plein centre de Melbourne ou d’une tout autre capitale humaine.

Forêt en Tasmanie

Forêt en Tasmanie

De retour sur ce qu’elle considérait désormais comme « son île » et « son parc », Avril était en paix avec elle-même ; d’une certaine manière, car il y avait tellement à faire qu’elle avait souvent la sensation que son cerveau en effervescence allait se fissurer par trop d’apports généra­teurs d’activités à l’infini. Elle se savait intelligente, d’un haut niveau d’intelligence. Mais visiblement, cela ne suffi­sait pas à la rendre plus perspicace et plus fluide dans ses réflexions qui s’entrechoquaient lorsqu’elle y mettait le feu aux poudres.

La jeune femme s’était rendue au Centre de Planification et de Documentation, une bâtisse officielle sur l’île tas­mane, recensant les bâtiments libres de tout acte de pro­priété. Elle avait l’intention d’y potasser les diverses options d’achat ou de location, d’organiser l’exploration sur le ter­rain et se prononcer promptement.

Au bout du compte, Avril avait retenu une dizaine de dossiers potentiels ; elle avait du pain sur la planche. Les visites devaient commencer le surlendemain par un corps de bâtiments, dans la partie centrale de la péninsule. Dans l’entre-temps, elle avait obtenu un rendez-vous avec le géo­mètre pour une approche préalable des limites exactes du domaine.

Une fois tous les entretiens planifiés et les excursions engagées, elle pourrait se consacrer à un inventaire préli­minaire de la faune ; celui des espèces végétales était déjà amorcé. Accompagnée d’un autochtone, elle comptait se rendre, l’après-midi même, dans la forêt ombrophile du parc national du Mont Field, au centre de l’île, au nord-ouest de Hobart, à près de deux cent quarante-cinq kilo­mètres de la baie. La distance était conséquente, mais pas au point de décourager la jeune femme qui avait programmé cette incursion en direction de la vallée des géants depuis un bout de temps.

Chap Le Dieu Serpent - végétation

Chap Le Dieu Serpent – végétation

O’Shea Tjungurrayi, originaire du Kimberley, la gui­dait entre les méandres des chemins s’enfonçant entre les arbres gigantesques de la forêt primaire datant de l’ère du jurassique. Un vestige du Gondwana originel, un super continent disparu depuis plus de cent millions d’années. L’univers des mousses, des lianes et des fougères arbores­centes, des acacias et des eucalyptus, de plus de cent mètres de hauteurs et de cinq mètres de large, dominait en dessi­nant des strates étagées. Il y avait des pins de Douglas, des épicéas, des séquoias également. À intervalle, son guide lui indiquait une plante que l’on ne voyait nulle part ailleurs, une jeune pousse d’arbre particulièrement bien dressée. La forêt chantait dans les ombres de la canopée et devant cette biodiversité exceptionnelle, le cœur de l’éthologue bourdonnait dans sa poitrine.

De nombreuses associations s’étaient battues pour la préservation des forêts humides et de leurs végétations caractéristiques. En deux mille quatorze, le gouverne­ment australien avait réclamé le déclassement de milliers d’hectares de forêts en vue de leur exploitation. Requête heureusement déboutée par le Comité du Patrimoine mondial à l’époque. L’UNESCO, comme d’autres institu­tions de protection et de conservation de la nature, avait fait front pour s’opposer à la destruction massive de larges secteurs tasmans. À leur côté, les citoyens australiens, mais également du monde entier, s’étaient mobilisés pour empê­cher un tel désastre.

Au début du XXIe siècle, le carnage écologique avait amorcé les premiers affrontements entre les associations environnementales et les gouvernements successifs. Au cours des années suivantes, d’autres batailles s’étaient déroulées pour la sauvegarde des arbres géants. Les terres forestières avaient vu leurs superficies diminuées ; celles-ci avaient été davantage maltraitées que les terres des Blue Mountains devenues, pour beaucoup d’entre elles, des terres agricoles en cultivant ces organismes génétiquement modifiés. Le napalm, les neurotoxiques, plus récemment les OGM s’étaient mis de la partie, stérilisant des milliers d’hectares de forêts et leur faune et leur flore. Une tragédie à l’échelle du monde. Pourtant, le biome forestier survivait toujours, un miracle.

Chute d'eau australienne

Chute d’eau australienne

O’Shea et Avril croisaient, régulièrement, des criques abritées qui encourageaient à la paresse. La jeune femme ne put résister à la vision d’une piscine naturelle cernée par les mousses et les fougères, et s’y baigna un moment sous la sollicitude attendrie de l’aborigène. Au sortir de l’eau, son regard fut attiré par un massif de fleurs de Waratah qu’elle admira longuement. Pleinement épanouies afin de capter l’humidité ambiante, les fleurs étaient d’une beauté raffinée que son œil d’éthologue ne pouvait qu’accrocher. Leurs délicats pétales évoquaient de longs doigts fins, ou encore des pattes d’araignée roses ou orangées.

Quand ils quittèrent la crique, un thylogale jaillit d’entre les arbres devant eux et s’éloigna par bonds sans se préoccuper de leur présence. Ils avaient dû le déranger. Un pademelon à ventre rouge, eut le temps d’observer la jeune femme conquise par le petit marsupial avant que celui-ci ne dis­paraisse au milieu des pandanis, ces palmiers endémiques propres aux forêts froides et pluviales.

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