Christine Barsi

Auteure de romans fantastiques et de science-fiction

Étiquette : Roman de SF

Interview de La Passion de l’Arachnee – T2 : Thanäos

Interview : La Passion de l’Arachnee – T2 : Thanäos

Par l’auteure Christine Barsi

 

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La passion de l'Arachnee T2 - Thanäos - SF et PassionLa Passion de l’Arachnee est une trilogie de science-fiction passionnelle faisant partie de ma saga des Mondes Unifiés. Une déclinaison de la Belle et la Bête sur le registre de la science-fiction et des mutations.

Voici le pitch du tome 2 :

« Au cœur de l’enfer végétal de Thanäos, accompagnée d’une équipe composée de Terriens et de Colons, et s’interrogeant sur les objectifs qu’on leur a attribués, une éthologue étudie le peuple des Hommes-Arachnees et leur potentiel d’humanité. Piégée par ses propres rêves d’une existence divergente et d’une reconnaissance des races mutantes au sein de la colonie terrienne, en lutte contre l’hégémonie des gouvernements du Berceau, elle deviendra, entre les pattes du plus grand des Arachnees, le jouet involontaire de sa passion exclusive. »

Le tome 2 s’intitule : « Thanäos »

« Elle est enfin là ! » pense avec une satisfaction morbide le monstre arachnee qui guette dans la nuit, au sein de la jungle obscure et bruyante. « Là et à ma merci. Elle est enfin venue, et le miracle auquel je ne croyais pas s’est accompli. »

Ainsi, pense Aydaãnh, sous sa forme mutante, à scruter d’un air mauvais les misérables chalets de bois qui enclosent les Humains dans la fausse sécurité de leur campement.

Il les observe, elle et ses comparses, mais n’interviendra pas. Pas encore.


Quels sont les thèmes abordés dans ce roman ?

Thanäos est la suite directe de L’Odyssée. Vous y trouverez donc un univers de science-fiction traitant de déviances, de mutations et de la folie des Terriens dans la recherche de leur Graal, le génome parfait selon leur regard dévoyé. Mais au-delà, c’est une magnifique histoire d’amour entre deux êtres que tout sépare, leurs races comme leurs idéaux. Sauront-ils dépasser leurs divergences ? Certaines scènes sont très belles, très esthétiques, d’autres douloureuses et difficiles à affronter. Entre romantisme et conflits, ainsi en va cette odyssée dans l’univers bouleversant de Thanäos.

La trilogie s’achèvera avec le troisième tome en phase de réécriture actuellement. Mais La Passion de l’Arachnee ne fait qu’amorcer un univers beaucoup plus vaste, celui des mondes unifiés, celui des mondes déviants qui intègrent un certain nombre de livres en devenir. Préparez-vous !

Pourquoi cette illustration de couverture ?

Je suis tombée sous le charme de ce visage féminin qui symbolise à mon regard, la pureté de l’héroïne. Ses yeux fermés révèlent son aptitude à la télépathie, à la communication avec les êtres quel que soit leur degré d’humanité. Son front ceint de fleurs évoque les fleurs sauvages de Thanäos. Le fait que ce visage soit encadré des deux crânes figure la dangerosité de la jungle de Thanäos au sein de laquelle la mission de l’héroïne l’entraîne à côtoyer des peuples déviants et mutants parmi les plus redoutables. La béance des orbites du crâne suggère, quant à elle, la caverne dans laquelle le Démiurge arachnee emportera la scientifique dans le cadre d’une scène que vous découvrirez en lisant le livre. Enfin, la forêt en arrière-plan rappelle l’immanence de cette jungle mystique.

Pourriez-vous nous citer quelques passages du tome 2 de la Passion de l’Arachnee ?

1er extrait – Prologue :

Tout n’est qu’apparence, tandis que dans le cœur des hommes se terrent quelques-unes des roueries les plus maléfiques et les plus malsaines. Comment identifier l’ami qui ne vous trahira pas ni ne trahira tout ce en quoi vous croyez jusque-là ?

« La jungle omniprésente et sa faune déviante, vibrante de cette énergie animale que ne maîtrisait aucun des grands décisionnaires de Terra et de ses succursales.

C’est dans cet enfer qu’ils s’étaient embarqués en dépit des dangers, en dépit des avertissements multiples, poussés de l’avant par cette mission furtive autant que suicidaire dont ils ne comprenaient que ce que l’on avait bien voulu leur en révéler.

Ils avaient enregistré des pertes dans leur équipe, récemment, et le camp qu’ils venaient d’investir, heureux d’avoir désormais un toit au-dessus de leurs têtes, n’était pas ce qu’il y avait de plus sécuritaire ni de plus rassurant ; mais c’était ce qu’ils avaient connu de mieux, depuis leur départ de Ranat la ville-garnison aux portes de Thanäos. »

2nd extrait – La Fhyenetëan, Wokuntz :

Aimer un Déviant qui ne vous considère que comme un être dégradé apporte son lot de souffrances inéluctables, et vous pousse à vous considérer comme dépravée alors même que vous ne ressentez que cet invariable sentiment d’amour à son encontre. Comment sortir de l’impasse ?

« En cette fin de matinée, Wanisha frottait des pagnes de tissus au lavoir près de la hutte qu’elle partageait avec Tôenino, dans la partie sud du camp des femmes. Ce dernier était parti aider les hommes aux champs. Il faisait beau ; aujourd’hui, la brume n’avait stagné qu’un bref laps de temps avant de se désagréger progressivement. L’esclave prisait les paysages qui se déployaient, alors, dans leur simplicité sans artifice. Depuis l’aube, elle travaillait à la tâche ingrate de nettoyer les pagnes des guerriers arachnees. Tâche qu’elle partageait avec les Humaines et les Humanoïdes, esclaves tout comme elle. »

3ème extrait – Remise en état du gîte : 

Me perdre dans la jungle était ma façon de me désassocier du genre humain, de remonter à mon enfance et de m’y réancrer à l’instar d’une gamine insouciante qui ne rêvait que de gentils monstres.

« L’aube naissante jetait sur les Hauts-Plateaux d’extraordinaires lueurs incandescentes qui inondaient la mansarde d’une lumière mouvante ; les ombres incertaines se densifiaient par endroits, s’amenuisaient à d’autres en créant une danse photophorique fascinante. Baignée dans cette atmosphère chargée de mystère, depuis son nid douillet, Isys fixait la clarté au-dehors par la lucarne étroite. Un merveilleux sentiment de bien-être l’emplissait tout entière. Elle aurait aimé garder la tiédeur de son lit tant elle s’y trouvait bien, mais un décichrone[1] plus tard elle descendait de son coin paisible pour s’affairer dans le chalet.

Le battant de la porte d’entrée frappait contre le mur extérieur. Attirée par les heurts agressifs, Isys sortit au-dehors. La brume noyait le paysage d’un halo cotonneux, le recouvrait d’un manteau bleuté opalescent, mais ne dépassait pas plus d’un mètre quarante au-dessus du sol ; sous les yeux de l’éthologue se révélait un monde enchanteur et champêtre. On se serait cru dans un tout autre lieu où la paix aurait régné sans équivoque et sans aucune trace du mal qui rongeait Xaltaïr et l’ancienne Terre. »

Comment se déroule pour vous cette fin d’année 2020, alors que l’épidémie de grippe a entraîné un confinement et un contexte extrêmement difficile au niveau planétaire ?

Tout d’abord, je ne pensais pas avoir le temps nécessaire à la parution du second opus de cette trilogie ni même du précédent d’ailleurs. Le miracle est survenu, puisque les deux premiers tomes de la Passion de l’Arachnee seront sortis au cours de cette année 2020.

En ce moment même, je travaille le tome 3 et j’ai bon espoir de le soumettre à mon éditeur, suffisamment tôt pour qu’il ait une chance d’être publié d’ici à l’été 2021. La situation bien que déroutante n’aura pas eu d’impact négatif dans ma production littéraire, dans la mesure où j’ai dû trouver des solutions qui me permettent de progresser envers et contre tout dans mes objectifs et de nourrir toujours plus avant cette passion pour l’écriture.

En effet, les salons et diverses manifestations ne s’étant pas tenus dans le contexte de confinement, j’ai programmé dès que cela a été possible des séances de dédicaces dans mon jardin de Bellême dans le Parc Régional du Perche en prenant bien entendu en compte les éléments protecteurs de la distanciation. La planification de ces moments privilégiés m’a ainsi permis de me créer des contacts dans le milieu littéraire et de rencontrer des journalistes. Ceux-là sont venus nous interviewer, mes lecteurs et moi, dans le cadre de ces événements. Je me suis également rapprochée de ma mairie de Nogent-sur-Marne très volontaire pour développer les actions culturelles pour ses artistes et ses Nogentais. Nous allons organiser, de concert, une soirée Dédicace en même temps qu’un spectacle sur la Cyberculture. Lors de cette soirée de début novembre, l’artiste Yann Minh m’accompagnera en tant que conteur du cyberespace. Je suis très heureuse de cette opportunité.

Dans les autres événements prévus pour cette fin d’année, si le contexte s’y prête, je serais présente à des séances de dédicaces lors du Salon des Éditeurs Indépendants promu par L’Autre Livre qui doit se tenir mi-novembre.

En novembre, j’aurais également une réponse concernant ma participation à l’appel à texte du Prix Mille Saisons 2022. Leur toute dernière anthologie du merveilleux et de la SF sur le thème : « Des Astres humains » devrait paraître en 2021 pour le Salon du Livre de Paris. La nouvelle que je leur ai proposée, L’Éveil Quantique, y sera-t-elle ? Une affaire à suivre…

Enfin pour clore le chapitre de l’année 2020, j’ai été invitée cet été à intégrer le Conseil d’administration de la Mairie de Nogent-sur-Marne afin d’y développer l’univers du Livre de notre ville. J’apprécie énormément cette opportunité que le Maire et la Direction de la Culture à Nogent m’a offert tout dernièrement.

Dans le cadre de l’année 2021 sont d’ores et déjà au programme le Salon du Livre et de la BD d’IDF sur Mennecy courant février, le Salon International du Livre et du Film de Saint-Malo en mai ainsi que le Salon Fantastique du Parc floral de Vincennes qui s’organise pour la fin aout, en espérant que ces diverses actions puissent se tenir.

 Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je l’ai déjà exprimé dans les précédents interviews, mais je le réaffirme ici : la persévérance est le maître mot de l’existence dans la poursuite de ses rêves de quelque ordre qu’il soit. Soyez fidèle à ces rêves qui vous emporteront bien plus loin que ce que vous l’escomptiez à l’origine.

Et pour finir, je répéterais encore et encore, la phrase que j’ai découverte il y a quelque temps, celle de George Bernard Shaw qui disait : « Vous voyez des choses et vous dites : « pourquoi ? » Mais moi je rêve de choses qui n’ont jamais existé, et je dis : « pourquoi pas ? » 

 

Livre en commande sur le site de l’éditeur : www.5senseditions.ch

Éditeur : 5 Sens Editions :
https://catalogue.5senseditions.ch/fr/22_christine-barsi

Auteure : 
christine_barsi@hotmail.com – https://christinebarsi.com - https://christine-barsi.blogspot.com/
https://www.facebook.com/ChristineBarsi.romanciere/

[1] Unité de mesure du temps équivalant à quinze à vingt minutes, soit environ un quart d’heure temporel.

Extrait de Teralhen « De la symbiose en architecture »

Extrait de Teralhen « De la symbiose en architecture »

Illustre le monde de Teralhen - Pixabay

Illustre le monde de Teralhen – Pixabay

Un instant, il leva les yeux de l’analyse qu’il approfondissait, en vue du prochain cours de prymm-amh. La bibliothèque était silencieuse et agréablement déserte à cette heure. L’archiviste vaquait à quelques classements de bouquins, à l’autre bout de la salle. Rasséréné par l’atmosphère feutrée des lieux, Paüul se replongea dans le sujet d’évaluation architecturale et de ses champs connexes. Le domaine était vaste et faisait appel à de nombreuses techniques et procédés intervenant dans la conception et la réalisation des œuvres dont la finalité expressive abordait l’essence même des arts, pour peu qu’on ait la fibre. Tout était symbolique dans cet art démesuré auquel se mêlait, aussi divergente qu’elle puisse l’être, la vision des créateurs. Les « holos au dixième » avec lesquels se divertissaient les étudiants de seconde année ouvraient de nombreuses opportunités de tester la matière et ses jeux infinis. Ainsi la lumière et les particules, les ondes et les flux, tout corps de matières et d’émissions que l’on pouvait masquer ou mettre en exergue à volonté, à des fins de mise en scène particulière.

L'univers de Teralhen

L’univers de Teralhen

Paüul aimait se distraire avec ces concepts et faire naître la vie dans ses trames spéculatives, amener à l’existence ses bâtisses et ses parcs. Dans chacune de ses tentatives holos, il s’évertuait à adapter le bâtiment à l’humain dans une volonté de recréer, non pas un univers à son image, mais plutôt un univers symbiotique dans lequel l’homme s’épanouirait au milieu de l’univers global. Le Grand Tout esthétique au sein duquel l’homme, la faune, la flore et leur environnement se mêleraient en un tout existentiel dans l’unique but d’une survie infinie. S’inspirer des écosystèmes à des fins de mutualisme homme-animal résumait son sujet d’étude favori. Il l’avait choisi du fait même de la controverse qui nourrissait leurs cours sur les buts essentiels de l’architecture.

 

À l’instar de quelques autres étudiants suivant le courant de pensée d’un petit nombre de professeurs dans cette matière, il souhaitait fondre les formes et les essences qui imprégnaient les êtres et leur monde. L’extrapolation des formes d’existences animales et végétales au phénomène humain suscitait toutes sortes d’interrogations sur les interactions prenant place entre les hommes et leur environnement. Un legs universel des bien-êtres individuels et sociaux porté par une coévolution sans mécanique de contrôle limitative. « De la symbiose en architecture », tel serait le sujet de sa thèse à la fin de cette seconde année.

 
Christine- Barsi-Teralhen

Christine- Barsi-Teralhen

En attendant, il avait tout intérêt à se remettre à plancher sur le fonctionnement des systèmes et sous-systèmes régissant l’existence du petit monde fermé des étudiants, des professeurs et chercheurs de PolHaut, s’il voulait assurer sa prochaine présentation factuelle et temporelle qui lui était demandée pour l’après-midi même. Et imaginer tous les éléments éco systémiques qui sous-tendaient un centre aussi vaste que l’école dans son fonctionnement global des « déchets producteurs de ressources » était pour le moins prometteur de maux de tête phénoménaux, même pour lui qui se passionnait pour le sujet. Paüul oublia tout le reste pour ne plus penser qu’en termes holos tout ce qui touchait de près ou de loin à un complexe de bâtiments et de sa logistique intégrée.

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Parution de Thanäos, Tome 2 de la Passion de l’Arachnee, au format numérique

Parution de Thanäos, au format numérique

-Tome 2 de la Passion de l’Arachnee

Thanäos, le tome II de la trilogie La Passion de l’Arachnee, vient de paraître au format numérique sur le site de 5 Sens Editions.

La passion de l'Arachnee T2 - Thanäos - SF et Passion

La passion de l’Arachnee T2 – Thanäos – SF et Passion

Il sortira sur les sites marchands Fnac, Amazon, Cultura… et tous les autres, autour du 28 octobre 2020.

Soyez prêts pour cette odyssée de science-fiction passionnelle, qui décline le conte fantastique de la Belle et la Bête au travers des mondes déviants, des univers mutants.

Un premier extrait pour vous :

Roman de science-fiction La Passion de l'ArachneeAimer un Déviant qui ne vous considère que comme un être dégradé apporte son lot de souffrances inéluctables, et vous pousse à vous considérer comme dépravée alors même que vous ne ressentez que cet invariable sentiment d’amour à son encontre. Comment sortir de l’impasse ?

Un second extrait :

Me perdre dans la jungle était ma façon de me désassocier du genre humain, de remonter à mon enfance et de m’y réancrer à l’instar d’une gamine insouciante qui ne rêvait que de gentils monstres.

La jungle de Thanäos - Pixabay

La jungle de Thanäos – Pixabay

Ecrire un roman de science-fiction du point de vue d’une romancière

Ecrire un roman de science-fiction du point de vue d’une romancière

Il existe tant de manières d’appréhender l’écriture d’un roman de science-fiction. Je dirais presque qu’il y en a autant que d’écrivains.
Mais amorcer un manuscrit de ce type nécessite, cependant, certaines bases que je vais tenter de vous exposer ici, pour quelques-unes d’entre elles.

Comment écrire un roman de SF du point de vue d'une romancièreOutre une persévérance à toute épreuve et l’aspiration à faire naître ses personnages et leur histoire, l’auteur(e) d’un tel projet doit avoir la conscience diablement ouverte sur le futur, et l’attention qui se porte loin au-delà de la réalité immuable qui enferme chacun d’entre nous dans la trame du quotidien.

L’artiste doit se relier aux sphères supérieures lui révélant ce qui, jusque-là, s’avère dissimulé au commun des mortels, et accepter ce qui existe derrière le voile des apparences, l’accepter pleinement. Sinon comment aborder un tel sujet ?

Comment écrire un roman, du point de vue d’une artiste

Ensuite, survient l’étape des notes manuscrites ou tapuscrites. Certains d’entre nous s’évertueront d’établir un plan préalable, moi je m’astreins à écrire ce qui émerge à mon esprit avant tout. Il me suffit de poser les mains sur le clavier ou le stylo sur le papier pour que les idées coulent. Je m’efforce de les laisser couler en faisant fi du vocabulaire et des effets de style ; j’écris sans frein, sans me restreindre. Parfois, les idées courent plus vite que je ne peux les coucher sur le support. Je fais au mieux et j’écoute les messages subliminaux, visualisent les images qui émanent des hautes instances dimensionnelles.

Il y aura forcément des chapitres vides, mais ceux-là se rempliront en leur temps ; rien n’oblige l’artiste à écrire de manière linéaire. Des sauts, des béances s’enrichiront au fur et à mesure dans un va-et-vient incessant.

À un moment donné, je formalise un plan plus ou moins précis avec ce que j’ai engrangé comme informations sur le manuscrit au niveau de l’ébauche. Une éventuelle fin se dessine, mais celle-ci sera amenée très certainement à diverger de mon idée première, au moins quelque peu.

Maur Evans, dans L'éveil du Dieu Serpent

Maur Evans, dans L’éveil du Dieu Serpent, par l’auteure Christine Barsi

Et de nouveau je me laisse embarquer par les personnages dont je découvre l’histoire, en même temps que je l’expose. Ceux-là se révèlent progressivement sous mon attention vigilante, surprise de bien des manières.

Lorsque la trame est amorcée, une pause s’avère nécessaire afin d’enregistrer les détails qui se rattachent aux personnages, leur physique, leur tempérament, leurs qualités et défauts que l’auteur(e) enrichira au fur et à mesure de la construction de l’univers. Il s’agit également de renseigner les rubriques relatives à la géographie, à la faune et la flore, aux races présentes, à la technologie en cours dans son histoire, à la culture et aux notions religieuses s’il en existe, toutes ces sortes d’informations qu’il faudra assimiler et inventorier.

Carte de Xaltaïr - La Passion de l'Arachnee - Roman de SF

Carte de Xaltaïr, dans La Passion de l’Arachnee

Un roman de SF nécessite généralement la conception d’une carte ; tout au moins, des schémas qui seront intégrés ou pas, mais qui serviront leur créateur(trice).
Ainsi dans mon épopée du Cycle des Trois Marches, mes deux tomes Teralhen et Mutagenèse comportent des croquis, des diagrammes qui répertorient les races et leurs caractéristiques, les planètes et leurs lunes ou satellites, tandis que pour SolAs qui retrace l’existence d’astrophysiciens et astrophysiciennes ainsi que de techniciens et techniciennes œuvrant sur un géocroiseur, j’ai esquissé les procédés innovants que je mettais en place dans cet univers et j’ai dû approfondir certains sujets tels l’extraction de minerais sur un astéroïde ou encore la technique des courants porteurs en apesanteur que j’ai imaginée, mais qui s’appuie sur des bases en astrophysique :

« Il avait l’impression de véritablement shunter le vide, et planer hors du complexe au-dessus des creux et des bosses martelant le sol torturé de l’astéroïde. Ses esquives pondérées anticipaient les courbes de la bande-champ avec une certaine dextérité, au contraire de certains voltigeurs aux gestes maladroits et brutaux ; des néophytes, à tous les coups. »

Comment écrire un roman de SF du point de vue d'une auteureNe pas hésiter à concevoir des légendes se rapportant aux origines du monde, quelque jeu qui animerait une soirée ou un évènement. Pour ma part, dans SolAs, le Mèche-dé est l’un des jeux favoris auxquels s’adonnent les familiers des tavernes se multipliant près des astroports :

« Un jeu mélangeant les genres : dés, cartes et objets de toutes sortes. Le type d’objets, communs à toutes les cités des environs : les vieux rafiots, en figurines, dont un modèle subsistait quelque part, aussi mal en point que son propriétaire. Celui qui gagnait la mise, gagnait le rafiot et le droit de le rafistoler. »

L'éveil du Dieu Serpent - par l'auteure Christine Barsi

Cela crée de la substance et rend plus réel pour l’artiste le monde qu’il conçoit et pour le lecteur, l’univers qu’il perçoit. Il est essentiel, avant de s’échapper allègrement des règles et des normes, d’avoir effectué de nombreuses recherches afin d’acquérir la connaissance des techniques actuelles dans le domaine technologique traité dans le roman pour coller à une certaine matérialité qui fera que le lecteur ou la lectrice sera aspiré(e) par la logique et porté(e) tout au long de l’intrigue en croyant à l’existence du macrocosme de l’artiste.

Mais l’ingénierie mise en place dans le cadre du récit ne devra pas remplacer ou compenser l’éventuel manque de consistance des personnages et ou de cohérence dans leur comportement.

Pour moi, la clef de voûte d’une belle histoire !

Maylis Lhan dans le roman SF SolAs

Maylis Lhan dans le roman SF SolAs

De ce fait, et ceci est primordial en ce qui me concerne, l’artiste doit habiter ses personnages de sentiments forts et suggérer des liens riches. Même les créatures de moindre envergure doivent avoir leur passé qui les a menées au stade où elles se situent dans mon scénario. Les émotions, qu’elles soient d’affinité, d’amour ou de haine devront s’intriquer, s’enchevêtrer tout au long des chapitres et se déployer jusqu’à un paroxysme qui s’apaisera en dernier lieu. À mon œil d’artiste, les rapports entre les personnages devront s’imprégner de vérité et de sincérité dans les sentiments exprimés, nourrir les sens autant que les passions afin que les lecteurs s’en nourrissent à leur tour et ne rêvent plus que de connaître dans leur propre vie de telles expériences dont ils conserveront le souvenir bien après qu’ils en aient refermé les pages du livre.

Sans cela, je ne vois pas l’intérêt de coucher tous ces mots et ces lignes, toutes ces pages à propos d’une histoire qui ne déroulerait qu’une trame dénuée de son humanité. C’est ce qui fait la richesse d’un roman de SF : l’Humain qui se confronte à la technologie d’une sorte ou d’une autre ; sans l’Humain ou sans l’Alien ou l’Humanoïde, aucune portée.

Il y aurait une multitude de choses à dire, mais je m’arrêterais là pour cette fois.

À bientôt, l’ami(e),

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Mon film sur La Passion de l’Arachnee : https://youtu.be/1nbTNDCDxzY

Film La Passion de l’Arachnee

FILM LA PASSION DE L’ARACHNEE

Voici le film intégral qui présente mon roman La Passion de l’Arachnee publié par

5 Sens Editions.

Le film a été réalisé avec PowerDirector, et j’en ai apprécié notamment les transitions.

C’est à vous de jouer, à présent. Apprécierez-vous les séquences déployées pour raconter dans les grandes lignes l’atmosphère de ce roman de science-fiction passionnelle qui relate l’acharnement des scientifiques à découvrir le Graal en terme de génome ? Une Odyssée dans une jungle où se dissimule une faune et une humanité divergente loin des standards connus. Enfin, l’une de ces histoires d’amour qui vous envoûtent et que l’on n’oublie jamais ; celle d’Isys et d’Aydaãnh.

Revenez vers moi sur le sujet, quand vous le désirez, Amis Lecteurs.

L’auteure Christine Barsi au Salon Fantastique

Mon expérience du Salon Fantastique 2019

que je renouvelle pour 2020

 

Le salon 2019 s’est achevé après près de trois jours, et comme toujours une expérience très fructueuse. Les rencontres, aux détours d’un stand, les pauses Votre auteure Christine Barsi au Salon Fantastique 2019improvisées, les visites sur les stands amis ou encore inconnus sont l’objet d’échanges et d’apprentissages que j’ai beaucoup appréciés. Sans oublier les achats coup de cœur… J’y ai retrouvé plusieurs relations amorcées lors du salon précédent, y ai fait la connaissance de plusieurs auteurs que je me ferais un plaisir de suivre par la suite également, ainsi que d’un auteur, Charles Chehirlian, qui a créé tout récemment sa maison d’édition — son expérience est riche d’enseignement. Merci pour tes conseils, Charles.

J’ai pu retrouver avec plaisir mon amie Sophie Turco, auteure tout comme moi publiée par 5 Sens Éditions ainsi qu’Émily Wolf avec laquelle nous avons partagé le stand. J’ai pu régulièrement discuté avec Laurent Noerel, l’auteur d’un roman de vampire plutôt hard « Le regard patient du corbeau » Quel titre énigmatique ! Merci à toi, Laurent pour ta présence.

Enfin, j’y ai fait la connaissance de nos lecteurs et lectrices, notamment Lia et Claire, encore une fois merci à vous deux pour votre intérêt et votre soutien… « féminin ».

L'auteure Christine Barsi au salon fantastique 2019Et pour vous  retrouver, lecteurs, amis écrivains et éditeurs, sachez d’ores et déjà que je serais présente au prochain Salon Fantastique sur le stand de mon éditeur 5 Sens Éditions pour les 29 et 30 aout 2020. Cette fois, le salon se déroulera dans les magnifiques jardins du Parc Floral de Vincennes !

Je vous y rencontrerais avec plaisir afin que nous échangions sur nos passions respectives qui, en ce qui me concerne, sont les univers de la science-fiction, des extraterrestres, mutants, aliens et du vampirisme au travers de magnifiques histoires d’amour au sein desquelles j’y aborde chaque fois les nombreux sujets scientifiques qui me tiennent à cœur.

L’actualité de votre auteure

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Chronique Littéraire de SolAs, par Automne (Univers-JDR)

Chronique Littéraire de SolAs

Par Automne (Dominique Le Belleguic)

Publié le 30 aout 2019

 

Rendez-vous sur le site d’Univers-JDR

Extrait :

« Fini les vacances, c’est déjà la rentrée. Et toute vacance s’accompagne d’un bon livre. Et j’ai eu la chance de lire SolAs, de Christine Barsi, un excellent livre de SF.

L'astéroïde SolAs en approche

L’astéroïde SolAs en approche

Dans un futur hypothétique, l’humanité exploite les astéroïde pour en soutirer toutes les ressources, notamment le précieux plasma. Un de ces astéroïdes, surnommé Nadh ou SolAs, se place entre la Lune et la Terre, à 100 000 km de distance. C’est sur ce dernier que Maylis Lhan va être envoyé pour son travail. Et ce qu’elle va y découvrir sera à la fois sa perte et sa renaissance.

Origine ou SolO

…Notre planète à subit quelques changements, notamment climatiques. Les anciens pays n’existent plus, remplacés par des blocs industriels qui dirigent au mieux de leurs intérêts.

Le plasma, ainsi que d’autres métaux et terres rares, sont devenues vitales à l’économie et à l’hégémonie des grands blocs industriel…

Maylis Lhan
Maylis Lhan dans le roman SF SolAs

Maylis Lhan dans le roman SF SolAs, Pixabay

C’est elle qui est au cœur de l’intrigue. Jeune femme pleine de vie, intelligente et ambitieuse, son don la rend quelque peu associable. C’est en effet une sensitive, une personne aux sens et aux perceptions très affinés, sensible aux émotions des autres.

De SolAs à SolO, Maylis va découvrir que les choses et les êtres ne sont pas toujours ce à quoi il ressemble. Et c’est sa rencontre avec Ahdon Starks qui va faire basculer sa vie.

Jusqu’où sera telle prête à aller par amour, sur quoi est-elle prête à fermer les yeux, son amour inconditionnel, ainsi que ses choix, ne condamnent-il pas l’humanité ?Autant de questions qui sont au cœur de ce roman.

La Belle et la Bête

C’est une constance dans les romans de Christine Barsi ; il y a un amour qui semble impossible, et qui « fait mal ». SolAs n’y échappe pas.

D’autres thèmes chers à l’autrice y sont également abordés : science, biologie, sociologie et philosophie. Le tout sous la forme d’un roman de science-fiction qui comprend action et suspense.

Christine Barsi a de plus affinée son écriture, et nous livre un roman fluide et très agréable à lire.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré SolAs, et j’attends la suite avec impatience. »

Vidéo Les courants porteurs

Vidéo « Les courants porteurs »

Interview de SolAs

Interview de SolAs

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SolAs - Roman de science-fiction

SolAs – Roman de science-fiction

SolAs est un roman de science-fiction, mon cinquième roman publié par 5 Sens Éditions à ce jour.

Une mission sur un astéroïde, porteur des précieux champs de plasma, amène une astrophysicienne à découvrir les particularités intrinsèques de l’essence plasmatique stellaire et à y appréhender les signes d’une humanité que personne ne soupçonne. Lorsque la relation singulière qui la lie à l’un des membres de son équipe s’engage dans une direction inattendue, elle devra assumer ses choix et oublier ce qu’elle est pour l’accueillir.

C’est au cœur de l’astéroïde SolAs, ainsi que sur Origine, que se jouera le final alors que les grandes variations climatiques ont bouleversé l’équilibre des puissances en place et fait des terres canadaskiennes ainsi qu’étatsuniennes, une sorte de mausolée vivant, et que l’Eurafrique connaît dorénavant le froid et la glace.  Le périple qui entraînera Maylis jusqu’au bout du monde l’entraînera également au-delà d’une position sans retour, où elle devra choisir entre une humanité en perdition et un nouvel horizon plus périlleux encore. Mais qu’a-t-elle concouru à amener sur Origine ?

 Avez-vous un sujet de prédilection ?

 4ème de couverture du roman de science-fiction SolAsSous couvert d’une passion qui va à l’encontre de toute éthique apparente, l’histoire traite des flux de conscience énergétique, de l’énergie pensante et de la création de la vie sous forme d’entités…  notamment dans le creuset d’un bâtiment d’astrophysique.

Dans ce livre, ce qui m’a importé, c’est aborder des sujets d’actualités scientifiques et techniques tels l’astrophysique et l’énergie plasma, cette fameuse essence plasmatique, l’exobiologie, les astéroïdes et leur gestion, les entités aliens, les techniques de laser et de générateurs de particules, la génétique mais également l’extraction minière. Comme généralement chez moi, je confronte ces thèmes à la nuisance, cette fois, non plus des grands lobbies pharmaceutiques ou des laboratoires ayant pignon sur rue mais de celle de l’industrie minière et astéroïdique.

 Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

 L’amour franchit toutes les barrières, transcende les êtres au-delà de ce qu’ils peuvent appréhender.

Les voies de la création sont infinies, tant dans le domaine des arts que dans celui des sciences et de la spiritualité. Dans leur plénitude, elles enfantent d’innombrables formes dont l’émergence amène autant d’êtres à notre image… ou pas.

 Pourriez-vous nous citer quelques passages de SolAs ?

 En voici un premier :

 « Le chant du Métal : « Le métal qui draine toute l’attention des grands lobbies n’incarne déjà  plus qu’un matériau sur le déclin. Il maintient son illusion tel un magicien ou un automate, mais à terme, sa source se tarit tandis que sa déchéance n’est plus qu’une notion de temps ultime. »

…Khal Sihlen évaluait d’un air méfiant le métal qui se convulsait derrière la paroi de bioverre épais qui assurait leur sécurité. Sans qu’il comprenne comment c’était arrivé, ils avaient perdu le contrôle de ce secteur. À l’une des étapes du processus, mais laquelle ? Il pouvait voir le roboïde, en charge des opérations, figé le long de la citerne d’acier trempé, sa coque à l’épreuve des miasmes acides et des explosifs à forte charge avait été démantelée ; une lèpre inconnue le rongeait à un rythme déroutant. Près de lui, au sol, Warrhaen était tombé. Au travers de la visière du casque, il avait l’air mal en point et le métal paraissait attiré par son immobilité ; un métal si particulier. Depuis son axe d’observation, Khal jeta un coup d’œil derrière lui, au-delà du périmètre sécuritaire ; comme lui, les scientifiques ne comprenaient pas. Affolés, ils tentaient d’isoler la zone afin de la placer en quarantaine…

 En voici un second :
Vaisseau spatial - Sphère ascensionnelle

Vaisseau spatial – Sphère ascensionnelle

…Si l’année de sa mise en orbite, l’ancrage satellitaire du corps spatial avait causé beaucoup de bruits et amené un développement accru de l’intérêt général pour tout ce qui touchait de près ou de loin à l’astrophysique et l’astronomie, les deux années suivantes avaient vu étouffer dans l’œuf les discours plus ou moins cohérents des experts. À croire que l’on voulait que les foules oublient l’évènement, pour mieux inciter le corps scientifique à œuvrer dans les coulisses, comme à son habitude. Aujourd’hui, alors que Maylis allait sur ses vingt-trois ans, la presse à sensation ne laissait filer que quelques bribes à intervalles irréguliers, alors même que PlasmAtal, l’une des plus grosses entreprises industrielles implantées en Eurafrique et en Ruschin, avait investi le corps stellaire et installé son site d’exploitation après en avoir obtenu la licence adéquate, auprès des autorités compétentes. Dans les revues scientifiques et dans les quelques rares articles qui abordaient le sujet de l’astéroïde et du type de production que l’on y effectuait, il était question d’un plasma métalloïdique aux propriétés fascinantes, mais les précisions s’arrêtaient là. Pourtant, la jeune femme devinait qu’il y avait davantage que ce que les infos distillaient par doses infinitésimales…

 À quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?

 Mon ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux mystères occultes, aux problématiques actuelles de l’éthique de la manipulation du génome, de la préservation des ressources naturelles, à ceux qui aiment ce monde et ces composantes, les grandes forêts, tout en étant amateurs de belles lignes et de réflexions sur l’existence que je glisse régulièrement dans mes romans. Ce livre mêle de manière équilibrée la science, la technique, les conflits entre races et la passion irrépressible d’un être pour un autre. Il s’adresse aux amoureux de la science comme aux amoureux des belles histoires d’amour.

 Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

 En ce milieu d’année 2019, je suis sur la rédaction du tome 3 de Déviance, ma romance vampirique. Dans le même temps, j’attends les résultats de la soumission du tome 2. Je nourris également un autre gros projet de SF pesant plus de mille cinq cents pages qu’il va falloir retravailler et réécrire — un très long travail en perspective.

Il va me falloir intensifier ma présence sur les salons du livre et cafés littéraires. En 2019, j’ai participé au salon du Livre et de la Bd sur Mennecy, organisé quelques séances de dédicaces au sein de mon centre commercial Auchan de Fontenay-sous-bois. Je cherche aussi à faire traduire l’un de mes livres, et j’aspire à ce que l’un de mes romans passe à la télé ou au ciné « Le grand cinéma » comme le clame Jacques Villeret dans « le Diner de Cons ». Toutes sortes d’idées me trottent dans la tête, et il faudra bien qu’elles trouvent un exutoire.

 Avez-vous le sentiment d’avoir progresser dans votre univers de romancière ?

 

Monts perdus sur SolAs

Monts perdus sur SolAs

Eh bien oui ! Écrire ne suffit cependant pas, bien que je m’y adonne de manière de plus en plus intense au fil des années.

Alors je me suis confrontée à l’univers réel afin de réaliser ma première vidéo de présentation de l’auteure ainsi que de ses œuvres ; Gérard Confino au moyen du média « Planète Gaïa TV » m’en a donné l’opportunité et je l’en remercie.

De même, je sonde le Net à la recherche de groupes de science-fiction et de fantastique qui m’impliqueraient dans le domaine afin de me faire connaître et de connaître mieux les rouages de cet univers de la création et de l’édition. Dans ce cadre, j’ai intégré le cercle des passionnés de SF par le biais de leur réseau Facebook « Les Mercredis de la SF ». Ils m’ont ouverts d’autres horizons technologiques, à moi qui en suis fan. Ainsi la réalité augmentée, ainsi la Noosfère et le NooMuseum de Yann Minh, un vrai trésor de créativité dans lequel tout artiste aspire à s’immerger. Merci à toi Yann, pour ce précieux cadeau que tu nous fais.

 Un dernier mot pour les lecteurs ?

 

Légende de SolAs

Légende de SolAs

J’aime écrire, une passion nécessaire pour un écrivain sans laquelle celui-ci n’irait pas au bout de son tout premier manuscrit. L’écriture se définit par la persévérance essentielle et la volonté tout aussi essentielle de parvenir à l’achèvement qui consacrera l’œuvre de l’artiste. L’existence d’un écrivain s’avère solitaire dans sa phase cruciale de l’écriture ; il lui faut l’affronter au quotidien ainsi qu’un ascète en quête de sagesse. Mais se rajoutant à ces performances, se tient celle d’amener à la vie ses personnages, de les faire évoluer au sein d’une histoire qui ne s’appréciera jamais que par la richesse du vécu de ces derniers.

Il m’arrive souvent de les trouver exigeants alors qu’ils m’entraînent dans leurs tribulations dont j’ai le sentiment de ne rien maîtriser, en dehors d’une certaine architecture dans le cadre du scénario.

Pour finir et comme chaque fois, je répèterais encore et encore la phrase que j’ai découverte il y a quelque temps, celle de George Bernard Shaw qui disait : « Vous voyez des choses et vous dites : « pourquoi ? » Mais moi je rêve de choses qui n’ont jamais existé, et je dis : « pourquoi pas ? » »

 

Livre en commande sur le site de l’éditeur : www.5senseditions.ch

https://catalogue.5senseditions.ch/fr/science-fictionfantasy/268-solas.html

Auteure : christine_barsi@hotmail.comhttp://christinebarsi.com

https://www.facebook.com/ChristineBarsi.romanciere/

Audio L’entité -SolAs – Roman de science-fiction

Audio L’entité

Bonjour à toi, Lecteur,

je me nomme Christine Barsi, l’auteure du roman de science-fiction « SolAs » publié par 5 Sens Éditions, en juin 2019. Le connais-tu ?

Je te propose la lecture et l’écoute du chapitre « Courants porteurs ».

 

Science des entités : « Que peut concevoir du monde humain une entité ? À l’inverse, que peut percevoir l’homme quand il s’agit d’entités hors de son spectre de perception ? »

L’entité tapie dans les déplacements de l’atmosphère infime du Nadh assimilait les  contrecoups des effets qu’elle provoquait sur les invasifs, ceux qui avaient pénétré son univers, le piège mis à leur portée pour qu’ils y entrent à profusion. L’entité n’avait pas prévu, cependant, les effets ravageurs que leur science imposerait à son itinérance. Les invasifs étaient fragiles, mais leur technologie abrasive.

Il avait néanmoins capté quelques signaux en provenance de certains d’entre eux, des signaux intrigants dont il devait approfondir l’origine, dont il devait calculer les conséquences hypothétiques, le potentiel de puissance et de nuisance ; son histoire infinie prouvait que les deux facettes se liaient souvent dans un nœud d’intrications rarement évidentes à démêler. À son regard inhumain, c’était un appel qu’il ne devait pas manquer, une clameur sollicitant sa mémoire latente et l’encourageant à rejaillir, un appel à la survie, mais plus encore. Une existence pleine de rebondissements, pleine d’activités excitantes dont il avait perdu jusqu’au souvenir. Il était arrivé là pour ça, pour un renouveau, une renaissance, une source de développement inépuisable, quelque part, ailleurs que sur ce monde en miniature. Une volonté tyrannique le poussait à se dépêtrer de son asthénie informe, et à abattre son jeu en plein milieu de ce champ d’existences à moissonner.

Astéroïde SolAs en approchePour cela, il devait épier les formes mobiles de cette faune parasite, de ces silhouettes qui lui en rappelaient d’autres au cours des milliers de vies déjà vécues. Mais d’une certaine manière, il devrait prendre tournure, se densifier au moins partiellement, éventuellement se rendre visible et disponible, sans s’exposer outre mesure, sans se mettre en péril. Il devait dupliquer et comprendre, puis agir le moment voulu. Il agirait. Rien ne le priverait de goûter, à nouveau, cet élixir trépidant d’une énergie distincte de celle qui l’alimentait cette dernière décennie.

 

Cette lecture s’achève ici. J’espère que je t’aurais donné l’envie d’en lire davantage. N’hésite pas à te rendre sur mon site : christinebarsi.com. À bientôt.

Légendes des Terres au-delà d’Origine

Légendes des Terres au-delà d’Origine

 

Légende se rapportant au roman de science-fiction : SolAs

Le chant des Déportés,

 

  • Les sables chauds et blancs,
  • Lumineux et mouillés,
  • Simple illusion de mes perceptions,
  • Car,
  • Le ressac sur la mer,
  • Rugit jusque les terres,
  • Jusque la falaise aliène,
  • Sans sable chauds et blancs,
  • Hélas ! 

Légende de SolAs

  • Assise sur un morceau de roc, à même le versant,

  • J’écris des lignes, encore des lignes,
  • Aussi ineptes que le sont ces environs moribonds.
  • Aussi ineptes que le sont les courants délétères,
  • De ces monts insidieux.

 

  • Contraste fort entre les éléments de la réalité présente,
  • Et le contenu de mes lignes cernant un univers en création,
  • S’opposant aux forces des ténèbres de ces terres immatures,
  • Et cependant mourantes.
  • Monts perdus sur SolAsMon monde à moi surgit de mon néant,
  • Pour engloutir l’illusion aliène, et imposer la mienne,
  • Pour contrer ce monde obscène, ce Léviathan,
  • Sans océan, sans autre firmament que l’obscurité prégnante,
  • Un bout de caillou géant,
  • Que creusent des rigoles d’argent,
  • Auxquelles, je me sens curieusement attachée,
  • Alors même que rien ne le laisserait présumer.

 

  • Je suis dorénavant immergée dans ma solitude,
  • À scruter ce monde perdu, ses roches éparses,
  • Quelque part, au-dessus d’Origine,
  • Alors que mes compagnons se meurent,
  • Et que je suis seule à affronter le monstre.
  • Mais sera-t-il au rendez-vous ?

 

Audio Prologue de Mutagenèse

Audio Prologue de Mutagenèse – Cycle des Trois Marches

 

L’audio Prologue correspond au prologue du roman de science-fiction Mutagenèse, le tome 2 du Cycle des Trois Marches.

Bonne lecture,

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