Christine Barsi

Auteure de romans fantastiques et de science-fiction

Étiquette : Roman

Ecrire un roman de science-fiction du point de vue d’une romancière

Ecrire un roman de science-fiction du point de vue d’une romancière

Il existe tant de manières d’appréhender l’écriture d’un roman de science-fiction. Je dirais presque qu’il y en a autant que d’écrivains.
Mais amorcer un manuscrit de ce type nécessite, cependant, certaines bases que je vais tenter de vous exposer ici, pour quelques-unes d’entre elles.

Comment écrire un roman de SF du point de vue d'une romancièreOutre une persévérance à toute épreuve et l’aspiration à faire naître ses personnages et leur histoire, l’auteur(e) d’un tel projet doit avoir la conscience diablement ouverte sur le futur, et l’attention qui se porte loin au-delà de la réalité immuable qui enferme chacun d’entre nous dans la trame du quotidien.

L’artiste doit se relier aux sphères supérieures lui révélant ce qui, jusque-là, s’avère dissimulé au commun des mortels, et accepter ce qui existe derrière le voile des apparences, l’accepter pleinement. Sinon comment aborder un tel sujet ?

Comment écrire un roman, du point de vue d’une artiste

Ensuite, survient l’étape des notes manuscrites ou tapuscrites. Certains d’entre nous s’évertueront d’établir un plan préalable, moi je m’astreins à écrire ce qui émerge à mon esprit avant tout. Il me suffit de poser les mains sur le clavier ou le stylo sur le papier pour que les idées coulent. Je m’efforce de les laisser couler en faisant fi du vocabulaire et des effets de style ; j’écris sans frein, sans me restreindre. Parfois, les idées courent plus vite que je ne peux les coucher sur le support. Je fais au mieux et j’écoute les messages subliminaux, visualisent les images qui émanent des hautes instances dimensionnelles.

Il y aura forcément des chapitres vides, mais ceux-là se rempliront en leur temps ; rien n’oblige l’artiste à écrire de manière linéaire. Des sauts, des béances s’enrichiront au fur et à mesure dans un va-et-vient incessant.

À un moment donné, je formalise un plan plus ou moins précis avec ce que j’ai engrangé comme informations sur le manuscrit au niveau de l’ébauche. Une éventuelle fin se dessine, mais celle-ci sera amenée très certainement à diverger de mon idée première, au moins quelque peu.

Maur Evans, dans L'éveil du Dieu Serpent

Maur Evans, dans L’éveil du Dieu Serpent, par l’auteure Christine Barsi

Et de nouveau je me laisse embarquer par les personnages dont je découvre l’histoire, en même temps que je l’expose. Ceux-là se révèlent progressivement sous mon attention vigilante, surprise de bien des manières.

Lorsque la trame est amorcée, une pause s’avère nécessaire afin d’enregistrer les détails qui se rattachent aux personnages, leur physique, leur tempérament, leurs qualités et défauts que l’auteur(e) enrichira au fur et à mesure de la construction de l’univers. Il s’agit également de renseigner les rubriques relatives à la géographie, à la faune et la flore, aux races présentes, à la technologie en cours dans son histoire, à la culture et aux notions religieuses s’il en existe, toutes ces sortes d’informations qu’il faudra assimiler et inventorier.

Carte de Xaltaïr - La Passion de l'Arachnee - Roman de SF

Carte de Xaltaïr, dans La Passion de l’Arachnee

Un roman de SF nécessite généralement la conception d’une carte ; tout au moins, des schémas qui seront intégrés ou pas, mais qui serviront leur créateur(trice).
Ainsi dans mon épopée du Cycle des Trois Marches, mes deux tomes Teralhen et Mutagenèse comportent des croquis, des diagrammes qui répertorient les races et leurs caractéristiques, les planètes et leurs lunes ou satellites, tandis que pour SolAs qui retrace l’existence d’astrophysiciens et astrophysiciennes ainsi que de techniciens et techniciennes œuvrant sur un géocroiseur, j’ai esquissé les procédés innovants que je mettais en place dans cet univers et j’ai dû approfondir certains sujets tels l’extraction de minerais sur un astéroïde ou encore la technique des courants porteurs en apesanteur que j’ai imaginée, mais qui s’appuie sur des bases en astrophysique :

« Il avait l’impression de véritablement shunter le vide, et planer hors du complexe au-dessus des creux et des bosses martelant le sol torturé de l’astéroïde. Ses esquives pondérées anticipaient les courbes de la bande-champ avec une certaine dextérité, au contraire de certains voltigeurs aux gestes maladroits et brutaux ; des néophytes, à tous les coups. »

Comment écrire un roman de SF du point de vue d'une auteureNe pas hésiter à concevoir des légendes se rapportant aux origines du monde, quelque jeu qui animerait une soirée ou un évènement. Pour ma part, dans SolAs, le Mèche-dé est l’un des jeux favoris auxquels s’adonnent les familiers des tavernes se multipliant près des astroports :

« Un jeu mélangeant les genres : dés, cartes et objets de toutes sortes. Le type d’objets, communs à toutes les cités des environs : les vieux rafiots, en figurines, dont un modèle subsistait quelque part, aussi mal en point que son propriétaire. Celui qui gagnait la mise, gagnait le rafiot et le droit de le rafistoler. »

L'éveil du Dieu Serpent - par l'auteure Christine Barsi

Cela crée de la substance et rend plus réel pour l’artiste le monde qu’il conçoit et pour le lecteur, l’univers qu’il perçoit. Il est essentiel, avant de s’échapper allègrement des règles et des normes, d’avoir effectué de nombreuses recherches afin d’acquérir la connaissance des techniques actuelles dans le domaine technologique traité dans le roman pour coller à une certaine matérialité qui fera que le lecteur ou la lectrice sera aspiré(e) par la logique et porté(e) tout au long de l’intrigue en croyant à l’existence du macrocosme de l’artiste.

Mais l’ingénierie mise en place dans le cadre du récit ne devra pas remplacer ou compenser l’éventuel manque de consistance des personnages et ou de cohérence dans leur comportement.

Pour moi, la clef de voûte d’une belle histoire !

Maylis Lhan dans le roman SF SolAs

Maylis Lhan dans le roman SF SolAs

De ce fait, et ceci est primordial en ce qui me concerne, l’artiste doit habiter ses personnages de sentiments forts et suggérer des liens riches. Même les créatures de moindre envergure doivent avoir leur passé qui les a menées au stade où elles se situent dans mon scénario. Les émotions, qu’elles soient d’affinité, d’amour ou de haine devront s’intriquer, s’enchevêtrer tout au long des chapitres et se déployer jusqu’à un paroxysme qui s’apaisera en dernier lieu. À mon œil d’artiste, les rapports entre les personnages devront s’imprégner de vérité et de sincérité dans les sentiments exprimés, nourrir les sens autant que les passions afin que les lecteurs s’en nourrissent à leur tour et ne rêvent plus que de connaître dans leur propre vie de telles expériences dont ils conserveront le souvenir bien après qu’ils en aient refermé les pages du livre.

Sans cela, je ne vois pas l’intérêt de coucher tous ces mots et ces lignes, toutes ces pages à propos d’une histoire qui ne déroulerait qu’une trame dénuée de son humanité. C’est ce qui fait la richesse d’un roman de SF : l’Humain qui se confronte à la technologie d’une sorte ou d’une autre ; sans l’Humain ou sans l’Alien ou l’Humanoïde, aucune portée.

Il y aurait une multitude de choses à dire, mais je m’arrêterais là pour cette fois.

À bientôt, l’ami(e),

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https://christine-barsi.blogspot.com
https://www.maur-evans.com

Mon film sur La Passion de l’Arachnee : https://youtu.be/1nbTNDCDxzY

Interview La Passion de l’Arachnee – T1 : L’odyssée

Interview : La Passion de l’Arachnee – T1 : L’odyssée

Par l’auteure Christine Barsi

 

Présentez-nous votre ouvrage

La Passion de l'Arachnee - T1 : L'Odyssée - Roman de SFLa Passion de l’Arachnee est une trilogie de science-fiction passionnelle faisant partie de ma saga des Mondes Unifiés. Une déclinaison de la Belle et la Bête sur le registre de la science-fiction et des mutations dont voici le pitch :

« Passionnée par les races mutantes d’une colonie excentrée rattachée à la Terre, une scientifique devra parcourir avec ses compagnons des distances considérables afin d’en étudier l’une des espèces prédominantes. Un périple interminable qui mènera l’expédition de sa capitole jusqu’aux failles de Krystiens et l’Océan Brun Rouge, pour s’achever dans les profondeurs inquiétantes du domaine arachnee au sein de la forêt mythique de Thanäos, là où se dissimulent les pires créatures de Xaltaïr. »

Le tome 1 s’intitule : « L’Odyssée »

Toile arachnide dans La Passion de l'Arachnee« Un rêve…, un rêve étrange et prégnant qui plonge la scientifique dans un monde d’horreurs aussi réelles que son propre univers… Un homme… Une créature…, hideuse, et qui la poursuit sans fin. La jungle impénétrable et sombre… et puis la toile visqueuse, l’immense toile de brume. Le piège qui se referme… Son monde… Xaltaïr…, l’elliptique. Un monde décentré, loin des trépidations d’un univers pris de folie dont les chroniques rapportent les frasques de la junte humaine aux prises avec ses créatures. Quand Isys doit emprunter la voie de Thanaos, la forêt mythique au sein de laquelle vivent les effrayants Hommes-Arachnees, elle pense qu’elle n’en reviendra pas. Avant même que les membres de l’expédition ne parviennent au camp de base, au cœur de ces espaces inviolés, le contact est déjà établi avec celui que l’on nomme le Grand Arachnee ou le Démiurge de la race. »

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Quels sont les thèmes abordés dans ce roman ?

La jungle de Thanäos - La Passion de l'ArachneeMes thèmes privilégiés, ici, sont les déviances et les mutations qui sévissent et qui divergent des normes édictées par les bien-pensants. J’apprécie d’approfondir ce thème de la folie humaine bien trop centrée sur une réalité commune qui éloigne l’Humanité de la richesse de sa diversité. J’entends révéler ce handicap qui nous tient captif d’une geôle invisible ainsi que le poisson dans son bocal, et de retravailler sous différents angles cette aberration de l’homme qui ne cherche pas à s’affranchir de son quotidien trop bien huilé, mais oh combien limitatif !

Un autre thème explore les affres des lobbies scientifiques jouant avec le génome humain. Enfin, j’aime faire vivre et s’exprimer mes personnages, les exposer sur ces divers sujets, leur offrir malgré un contexte et un environnement difficile, des alternatives ainsi qu’une magnifique histoire d’amour qui les rapprochera en dépit de tout.

 

Vos livres présentent généralement une illustration de 1ère de couverture qui capte l’intérêt des lecteurs. Avez-vous toute l’attitude quant au choix de cette illustration ?

5 Sens Éditions met à la disposition de ses auteurs la banque d’images Adobe Stock dans laquelle l’éditeur possède un certain nombre de licences disponibles. Il y a là, matière à trouver son bonheur même si la recherche de l’illustration idéale nécessite d’y consacrer beaucoup de temps. Il m’arrive également de puiser l’inspiration dans Pixabay.

Pour le tome 1 de La Passion de l’Arachnee, j’ai privilégié exceptionnellement les talents artistiques de Nicolas Schill, un ami photographe qui a profité du confinement pour se pencher sur ce projet et qui a su me proposer l’illustration que j’avais en tête à partir de fichiers de la banque d’images Pixabay.

Ce que j’apprécie chez l’éditeur, c’est qu’il laisse à l’auteur toute l’autonomie qu’il souhaite quant à la 1ère de couverture. Bien entendu, nous échangeons sur le sujet afin que le choix final soit cohérent par rapport à l’histoire romanesque. Mais à la toute fin, 5 Sens Éditions nous donne la main et, ça, ça n’a pas de prix pour un écrivain.

La Passion de l'Arachnee, roman de SF

Illustration réalisée par Nicolas Schill à partir du montage de fichiers libres de droit de Pixabay

Pourriez-vous nous citer quelques passages du tome 1 de la Passion de l’Arachee ?

1er extrait : La Chroniqueuse :

« Un article d’infotaliste qui a de l’impact est un article qui a dénaturé et corrompu le sens premier du contenu d’une interview. Haro sur les infotalistes. »

 « L’infotaliste jubilait. Sa dernière chronique sur les conditions sordides des laissés-pour-compte d’une zone de parcage, dans un secteur paumé d’Europia, avait fait mouche. Son nom avait été remarqué, ainsi que son reportage sur le sort bien trop confortable des Déviants résidant dans ces réserves d’un nouveau genre. Son nom avait été remarqué parce qu’elle avait détourné l’article de sa raison première qui était de démontrer l’adversité qui frappait ces déshérités. En parfaite contradiction avec sa mission, l’infotaliste avait jeté l’opprobre sur ces êtres à la marge, et par ce moyen retors apporté la lumière sur sa petite personne bien éduquée des vices et coutumes orchestrés par les plus éminents thaumaturges et ensorceleurs financiers. Elle voulait appartenir à leur communauté, par toutes les méthodes à sa disposition. »

 

2nd extrait : Le Palais de la ville marchande, Issbar :

« Il contempla par la baie vitrée, l’océan Brun Rouge qui s’étalait jusqu’au pied de la falaise, en haut de laquelle ce palais s’érigeait. Les eaux atteignaient leur maximum ; le Grand Vide ne tarderait plus. D’ici une demi-révolution24, peut-être une, les eaux disparaîtraient sur des centaines de kalends alentour. L’homme frissonna comme à chaque fois qu’il se remémorait cette période hostile pour tous ceux qui comme lui – c’est-à-dire près de la moitié de la population humaine de la Colonie – vivaient à proximité des bords de l’océan… »

« …Althan s’arracha au charme maléfique des eaux sombres, et reporta son attention dans le salon à sa disposition. Une vasque aux reflets argentés contenait une substance laiteuse d’où jaillissaient par moments, les yeux globuleux et noirs des Viturines, petits êtres amphibiens connus pour l’effet providentiel de leurs morsures. Si l’on trempait les doigts dans le bassin, deux ou trois de ces créatures venaient d’emblée s’y accrocher de leurs mâchoires démesurées ; en s’agitant, elles vous suçaient le sang, le vidant de son éventuelle contamination radioactive dans des proportions stupéfiantes. Ces bestioles représentaient un traitement de choc pour les victimes d’irradiation importante. Pour autant, la morsure extrêmement douloureuse de ces avortons vampiriques n’avait rien d’un remède agréable. »

 

3ème extrait : La vallée de Wokuntz, domaine arachnee :

« Comment qualifier la beauté d’une chimère, alors que tout ce qui la détermine existe pour vous séduire avant de vous corrompre si ce n’est vous dévorer ? »

« Très loin de là, dans la vallée cachée de Wokuntz, au sein des fortifications de Wokln, la troupe de Mutants ahanait sous les soleils jumeaux. L’entraînement quotidien que leur imposait leur mentor relevait d’un défi permanent à leur agilité et leur endurance. Ils se dévouaient cependant à son autorité, et pour rien au monde n’auraient été à l’encontre de l’un de ses ordres. Grâce à lui et à son idéal, leur peuple n’avait jamais été aussi puissant, ni aussi important, ni aussi organisé. »

 

Comment se déroule pour vous cette année 2020, alors que nous sommes tous en confinement du fait de l’épidémie de grippe ?

Tout d’abord, je ne pensais pas avoir le temps nécessaire à la parution du 1er opus de cette trilogie. Le miracle est survenu, puisque La Passion de l’Arachnee vient d’ores et déjà de sortir au format numérique. En ce moment même, je travaille le tome 2 et j’ai bon espoir de le soumettre à l’éditeur suffisamment tôt pour qu’il ait une chance d’être publié d’ici à la fin d’année. Le confinement pour moi n’a pas d’impact négatif dans ma production littéraire, puisqu’il m’a permis de m’adonner davantage à cette passion de l’écriture qui m’absorbe tout en profitant de ma jolie maison percheronne plus à même de m’apporter le calme serein qui m’est nécessaire pour me plonger dans mes univers.

Ah ! Mais j’allais oublier le côté désagréable du confinement qui a freiné les ventes de livres et mis en danger les éditeurs, et interdit que se déroulent les salons du livre auxquels je devais assister, cette année, plus que par les années passées. Hélas, ce n’aura pas été le cas !  J’aspire cependant à ce que le salon fantastique du Parc floral de Vincennes qui s’organise pour la fin aout puisse se tenir, mais le pourra-t-il ? Le futur nous le dira. Peut-être…

Enfin, j’ai récemment été contactée par un éditeur connu sur la place littéraire afin de participer à un projet d’anthologie du merveilleux et de la SF. Je compte bien m’intégrer à ce projet, et j’ai une bonne idée de comment je m’y prendrais et dans quel manuscrit amorcé je puiserais l’inspiration.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je l’ai déjà exprimé dans le précédent interview, mais je le réaffirme ici : la persévérance est le maître mot de l’existence dans la poursuite de ses rêves de quelque ordre qu’il soit. Soyez fidèle à ces rêves qui vous emporteront bien plus loin que ce que vous l’escomptiez à l’origine.

Livre en commande sur le site de l’éditeur : www.5senseditions.ch

https://catalogue.5senseditions.ch/fr/livres-numeriques/344-la-passion-de-l-arachnee-tome-1-format-numerique.html

Auteure : christine_barsi@hotmail.com https://christinebarsi.com – https://christine-barsi.blogspot.com/

https://www.facebook.com/ChristineBarsi.romanciere/

Vidéo Les courants porteurs

Vidéo « Les courants porteurs »

Légendes des Terres au-delà d’Origine

Légendes des Terres au-delà d’Origine

 

Légende se rapportant au roman de science-fiction : SolAs

Le chant des Déportés,

 

  • Les sables chauds et blancs,
  • Lumineux et mouillés,
  • Simple illusion de mes perceptions,
  • Car,
  • Le ressac sur la mer,
  • Rugit jusque les terres,
  • Jusque la falaise aliène,
  • Sans sable chauds et blancs,
  • Hélas ! 

Légende de SolAs

  • Assise sur un morceau de roc, à même le versant,

  • J’écris des lignes, encore des lignes,
  • Aussi ineptes que le sont ces environs moribonds.
  • Aussi ineptes que le sont les courants délétères,
  • De ces monts insidieux.

 

  • Contraste fort entre les éléments de la réalité présente,
  • Et le contenu de mes lignes cernant un univers en création,
  • S’opposant aux forces des ténèbres de ces terres immatures,
  • Et cependant mourantes.
  • Monts perdus sur SolAsMon monde à moi surgit de mon néant,
  • Pour engloutir l’illusion aliène, et imposer la mienne,
  • Pour contrer ce monde obscène, ce Léviathan,
  • Sans océan, sans autre firmament que l’obscurité prégnante,
  • Un bout de caillou géant,
  • Que creusent des rigoles d’argent,
  • Auxquelles, je me sens curieusement attachée,
  • Alors même que rien ne le laisserait présumer.

 

  • Je suis dorénavant immergée dans ma solitude,
  • À scruter ce monde perdu, ses roches éparses,
  • Quelque part, au-dessus d’Origine,
  • Alors que mes compagnons se meurent,
  • Et que je suis seule à affronter le monstre.
  • Mais sera-t-il au rendez-vous ?

 

Audio Prologue de Mutagenèse

Audio Prologue de Mutagenèse – Cycle des Trois Marches

 

L’audio Prologue correspond au prologue du roman de science-fiction Mutagenèse, le tome 2 du Cycle des Trois Marches.

Bonne lecture,

Chronique Littéraire de Déviance

Chronique Littéraire de Déviance

par Sagweste

Publié le 12 octobre 2017

 

Rendez-vous sur le blog de Sagweste :

Extrait :
Mon avis :
Je remercie l’auteure Christine Barsi et les Editions 5 Sens pour m’avoir fait confiance dans la lecture de ce roman

Ce roman est atypique à mes yeux, moi qui suit grande amatrice de romans à tendance bit-lit. Oui vous trouverez des vampires ici, oui une romance se met en place, mais ne nous y trompons pas, ce livre riche et profond n’est absolument pas à destination de midinettes qui comme moi se délectent de ces lectures doudous très commerciales.

Tout d’abord nous sommes en présence d’une héroïne posée, mariée à un riche hommes d’affaire dont on comprend qu’il serait plus ou moins véreux, avec un enfant, Peter adolescent issu d’un précédent mariage et Tommy, l’enfant du couple, de 6 ans. Leur arrivée dans York va faire prendre conscience à Caitline l’aberrance que sont devenues les relations avec ce mari limite despotique, froid et dominateur, …, …, …

Caitline, auteure de roman de fiction, voit sa réalité se mêler à celle décrite dans ses livres quand un « vieux » vampire la sauve in extrémis. A partir de ce moment, sa vie va prendre un sens tout autre, faite de peur incontrôlable, de non acceptation de ce que représente Sean, de sa monstruosité non cachée…. … …

Quelle ambivalence tout au long de ce livre, où chaque ressenti est analysé, décrypté. L’être démoniaque que représente Sean fait froid dans le dos. Ici ne vous attendez pas à le voir, beau, sexy, souriant voire amusant. Il est au clair avec ce qu’il est, un tueur sanguinaire, pouvant malmener celle dont il s’éprend dans ses accès de colère ou de désespoir.

Ce livre très profond est sous-tendu par un vocabulaire riche. Chaque paragraphe est posé, les mots sont pesants de sens, rien de frivole, on ressent toute l’animosité qui anime Caitline, rendant une atmosphère qui peut vous faire froid dans le dos.

Et puis il y a cette fin, celle que je n’avais pas vu venir et qui en fait un roman magnifique. Mais pour cela, il vous faudra vous pencher sur l’histoire de Cattle et Sean pour en comprendre le sens, l’aboutissement non entrevu.

Alors jeunes afficionados passer votre tour, ici ce roman relève plus du ‘Dracula’ de Bram Stocker : on y voit de la romance et des vampires, mais à quel prix ! Et ceux-là franchement, ils me font tout sauf rêver d’amour et d’eau fraîche, euh…de sang frais !

Un roman fort qui ne laisse pas indifférent, fait d’émotions à fleur de peau, qu’elles que soient celles qui émergent.

Enjoy !

 

 

 

Chronique Littéraire de Déviance

par Sagweste

Publié le 12 octobre 2017

 

Rendez-vous sur le blog de Sagweste :

Extrait :
Mon avis :

Je remercie l’auteure Christine Barsi et les Editions 5 Sens pour m’avoir fait confiance dans la lecture de ce roman

Ce roman est atypique à mes yeux, moi qui suit grande amatrice de romans à tendance bit-lit. Oui vous trouverez des vampires ici, oui une romance se met en place, mais ne nous y trompons pas, ce livre riche et profond n’est absolument pas à destination de midinettes qui comme moi se délectent de ces lectures doudous très commerciales.

Tout d’abord nous sommes en présence d’une héroïne posée, mariée à un riche hommes d’affaire dont on comprend qu’il serait plus ou moins véreux, avec un enfant, Peter adolescent issu d’un précédent mariage et Tommy, l’enfant du couple, de 6 ans. Leur arrivée dans York va faire prendre conscience à Caitline l’aberrance que sont devenues les relations avec ce mari limite despotique, froid et dominateur, …, …, …

Caitline, auteure de roman de fiction, voit sa réalité se mêler à celle décrite dans ses livres quand un « vieux » vampire la sauve in extrémis. A partir de ce moment, sa vie va prendre un sens tout autre, faite de peur incontrôlable, de non acceptation de ce que représente Sean, de sa monstruosité non cachée…. … …

Quelle ambivalence tout au long de ce livre, où chaque ressenti est analysé, décrypté. L’être démoniaque que représente Sean fait froid dans le dos. Ici ne vous attendez pas à le voir, beau, sexy, souriant voire amusant. Il est au clair avec ce qu’il est, un tueur sanguinaire, pouvant malmener celle dont il s’éprend dans ses accès de colère ou de désespoir.

Ce livre très profond est sous-tendu par un vocabulaire riche. Chaque paragraphe est posé, les mots sont pesants de sens, rien de frivole, on ressent toute l’animosité qui anime Caitline, rendant une atmosphère qui peut vous faire froid dans le dos.

Et puis il y a cette fin, celle que je n’avais pas vu venir et qui en fait un roman magnifique. Mais pour cela, il vous faudra vous pencher sur l’histoire de Cattle et Sean pour en comprendre le sens, l’aboutissement non entrevu.

Alors jeunes afficionados passer votre tour, ici ce roman relève plus du ‘Dracula’ de Bram Stocker : on y voit de la romance et des vampires, mais à quel prix ! Et ceux-là franchement, ils me font tout sauf rêver d’amour et d’eau fraîche, euh…de sang frais !

Un roman fort qui ne laisse pas indifférent, fait d’émotions à fleur de peau, qu’elles que soient celles qui émergent.

Enjoy !

 

 

 

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