Christine Barsi

Auteur de romans fantastiques et de science-fiction

Étiquette : Roman d’amour (Page 1 of 2)

Vidéo Les courants porteurs

Vidéo « Les courants porteurs »

Interview de SolAs

Interview de SolAs

Présentez-nous votre ouvrage

 

SolAs - Roman de science-fiction

SolAs – Roman de science-fiction

SolAs est un roman de science-fiction, mon cinquième roman publié par 5 Sens Éditions à ce jour.

Une mission sur un astéroïde, porteur des précieux champs de plasma, amène une astrophysicienne à découvrir les particularités intrinsèques de l’essence plasmatique stellaire et à y appréhender les signes d’une humanité que personne ne soupçonne. Lorsque la relation singulière qui la lie à l’un des membres de son équipe s’engage dans une direction inattendue, elle devra assumer ses choix et oublier ce qu’elle est pour l’accueillir.

C’est au cœur de l’astéroïde SolAs, ainsi que sur Origine, que se jouera le final alors que les grandes variations climatiques ont bouleversé l’équilibre des puissances en place et fait des terres canadaskiennes ainsi qu’étatsuniennes, une sorte de mausolée vivant, et que l’Eurafrique connaît dorénavant le froid et la glace.  Le périple qui entraînera Maylis jusqu’au bout du monde l’entraînera également au-delà d’une position sans retour, où elle devra choisir entre une humanité en perdition et un nouvel horizon plus périlleux encore. Mais qu’a-t-elle concouru à amener sur Origine ?

 Avez-vous un sujet de prédilection ?

 4ème de couverture du roman de science-fiction SolAsSous couvert d’une passion qui va à l’encontre de toute éthique apparente, l’histoire traite des flux de conscience énergétique, de l’énergie pensante et de la création de la vie sous forme d’entités…  notamment dans le creuset d’un bâtiment d’astrophysique.

Dans ce livre, ce qui m’a importé, c’est aborder des sujets d’actualités scientifiques et techniques tels l’astrophysique et l’énergie plasma, cette fameuse essence plasmatique, l’exobiologie, les astéroïdes et leur gestion, les entités aliens, les techniques de laser et de générateurs de particules, la génétique mais également l’extraction minière. Comme généralement chez moi, je confronte ces thèmes à la nuisance, cette fois, non plus des grands lobbies pharmaceutiques ou des laboratoires ayant pignon sur rue mais de celle de l’industrie minière et astéroïdique.

 Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

 L’amour franchit toutes les barrières, transcende les êtres au-delà de ce qu’ils peuvent appréhender.

Les voies de la création sont infinies, tant dans le domaine des arts que dans celui des sciences et de la spiritualité. Dans leur plénitude, elles enfantent d’innombrables formes dont l’émergence amène autant d’êtres à notre image… ou pas.

 Pourriez-vous nous citer quelques passages de SolAs ?

 En voici un premier :

 « Le chant du Métal : « Le métal qui draine toute l’attention des grands lobbies n’incarne déjà  plus qu’un matériau sur le déclin. Il maintient son illusion tel un magicien ou un automate, mais à terme, sa source se tarit tandis que sa déchéance n’est plus qu’une notion de temps ultime. »

…Khal Sihlen évaluait d’un air méfiant le métal qui se convulsait derrière la paroi de bioverre épais qui assurait leur sécurité. Sans qu’il comprenne comment c’était arrivé, ils avaient perdu le contrôle de ce secteur. À l’une des étapes du processus, mais laquelle ? Il pouvait voir le roboïde, en charge des opérations, figé le long de la citerne d’acier trempé, sa coque à l’épreuve des miasmes acides et des explosifs à forte charge avait été démantelée ; une lèpre inconnue le rongeait à un rythme déroutant. Près de lui, au sol, Warrhaen était tombé. Au travers de la visière du casque, il avait l’air mal en point et le métal paraissait attiré par son immobilité ; un métal si particulier. Depuis son axe d’observation, Khal jeta un coup d’œil derrière lui, au-delà du périmètre sécuritaire ; comme lui, les scientifiques ne comprenaient pas. Affolés, ils tentaient d’isoler la zone afin de la placer en quarantaine…

 En voici un second :
Vaisseau spatial - Sphère ascensionnelle

Vaisseau spatial – Sphère ascensionnelle

…Si l’année de sa mise en orbite, l’ancrage satellitaire du corps spatial avait causé beaucoup de bruits et amené un développement accru de l’intérêt général pour tout ce qui touchait de près ou de loin à l’astrophysique et l’astronomie, les deux années suivantes avaient vu étouffer dans l’œuf les discours plus ou moins cohérents des experts. À croire que l’on voulait que les foules oublient l’évènement, pour mieux inciter le corps scientifique à œuvrer dans les coulisses, comme à son habitude. Aujourd’hui, alors que Maylis allait sur ses vingt-trois ans, la presse à sensation ne laissait filer que quelques bribes à intervalles irréguliers, alors même que PlasmAtal, l’une des plus grosses entreprises industrielles implantées en Eurafrique et en Ruschin, avait investi le corps stellaire et installé son site d’exploitation après en avoir obtenu la licence adéquate, auprès des autorités compétentes. Dans les revues scientifiques et dans les quelques rares articles qui abordaient le sujet de l’astéroïde et du type de production que l’on y effectuait, il était question d’un plasma métalloïdique aux propriétés fascinantes, mais les précisions s’arrêtaient là. Pourtant, la jeune femme devinait qu’il y avait davantage que ce que les infos distillaient par doses infinitésimales…

 À quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?

 Mon ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux mystères occultes, aux problématiques actuelles de l’éthique de la manipulation du génome, de la préservation des ressources naturelles, à ceux qui aiment ce monde et ces composantes, les grandes forêts, tout en étant amateurs de belles lignes et de réflexions sur l’existence que je glisse régulièrement dans mes romans. Ce livre mêle de manière équilibrée la science, la technique, les conflits entre races et la passion irrépressible d’un être pour un autre. Il s’adresse aux amoureux de la science comme aux amoureux des belles histoires d’amour.

 Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

 En ce milieu d’année 2019, je suis sur la rédaction du tome 3 de Déviance, ma romance vampirique. Dans le même temps, j’attends les résultats de la soumission du tome 2. Je nourris également un autre gros projet de SF pesant plus de mille cinq cents pages qu’il va falloir retravailler et réécrire — un très long travail en perspective.

Il va me falloir intensifier ma présence sur les salons du livre et cafés littéraires. En 2019, j’ai participé au salon du Livre et de la Bd sur Mennecy, organisé quelques séances de dédicaces au sein de mon centre commercial Auchan de Fontenay-sous-bois. Je cherche aussi à faire traduire l’un de mes livres, et j’aspire à ce que l’un de mes romans passe à la télé ou au ciné « Le grand cinéma » comme le clame Jacques Villeret dans « le Diner de Cons ». Toutes sortes d’idées me trottent dans la tête, et il faudra bien qu’elles trouvent un exutoire.

 Avez-vous le sentiment d’avoir progresser dans votre univers de romancière ?

 

Monts perdus sur SolAs

Monts perdus sur SolAs

Eh bien oui ! Écrire ne suffit cependant pas, bien que je m’y adonne de manière de plus en plus intense au fil des années.

Alors je me suis confrontée à l’univers réel afin de réaliser ma première vidéo de présentation de l’auteure ainsi que de ses œuvres ; Gérard Confino au moyen du média « Planète Gaïa TV » m’en a donné l’opportunité et je l’en remercie.

De même, je sonde le Net à la recherche de groupes de science-fiction et de fantastique qui m’impliqueraient dans le domaine afin de me faire connaître et de connaître mieux les rouages de cet univers de la création et de l’édition. Dans ce cadre, j’ai intégré le cercle des passionnés de SF par le biais de leur réseau Facebook « Les Mercredis de la SF ». Ils m’ont ouverts d’autres horizons technologiques, à moi qui en suis fan. Ainsi la réalité augmentée, ainsi la Noosfère et le NooMuseum de Yann Minh, un vrai trésor de créativité dans lequel tout artiste aspire à s’immerger. Merci à toi Yann, pour ce précieux cadeau que tu nous fais.

 Un dernier mot pour les lecteurs ?

 

Légende de SolAs

Légende de SolAs

J’aime écrire, une passion nécessaire pour un écrivain sans laquelle celui-ci n’irait pas au bout de son tout premier manuscrit. L’écriture se définit par la persévérance essentielle et la volonté tout aussi essentielle de parvenir à l’achèvement qui consacrera l’œuvre de l’artiste. L’existence d’un écrivain s’avère solitaire dans sa phase cruciale de l’écriture ; il lui faut l’affronter au quotidien ainsi qu’un ascète en quête de sagesse. Mais se rajoutant à ces performances, se tient celle d’amener à la vie ses personnages, de les faire évoluer au sein d’une histoire qui ne s’appréciera jamais que par la richesse du vécu de ces derniers.

Il m’arrive souvent de les trouver exigeants alors qu’ils m’entraînent dans leurs tribulations dont j’ai le sentiment de ne rien maîtriser, en dehors d’une certaine architecture dans le cadre du scénario.

Pour finir et comme chaque fois, je répèterais encore et encore la phrase que j’ai découverte il y a quelque temps, celle de George Bernard Shaw qui disait : « Vous voyez des choses et vous dites : « pourquoi ? » Mais moi je rêve de choses qui n’ont jamais existé, et je dis : « pourquoi pas ? » »

 

Livre en commande sur le site de l’éditeur : www.5senseditions.ch

https://catalogue.5senseditions.ch/fr/science-fictionfantasy/268-solas.html

Auteure : christine_barsi@hotmail.comhttp://christinebarsi.com

https://www.facebook.com/ChristineBarsi.romanciere/

Audio L’entité -SolAs – Roman de science-fiction

Audio L’entité

Bonjour à toi, Lecteur,

je me nomme Christine Barsi, l’auteure du roman de science-fiction « SolAs » publié par 5 Sens Éditions, en juin 2019. Le connais-tu ?

Je te propose la lecture et l’écoute du chapitre « Courants porteurs ».

 

Science des entités : « Que peut concevoir du monde humain une entité ? À l’inverse, que peut percevoir l’homme quand il s’agit d’entités hors de son spectre de perception ? »

L’entité tapie dans les déplacements de l’atmosphère infime du Nadh assimilait les  contrecoups des effets qu’elle provoquait sur les invasifs, ceux qui avaient pénétré son univers, le piège mis à leur portée pour qu’ils y entrent à profusion. L’entité n’avait pas prévu, cependant, les effets ravageurs que leur science imposerait à son itinérance. Les invasifs étaient fragiles, mais leur technologie abrasive.

Il avait néanmoins capté quelques signaux en provenance de certains d’entre eux, des signaux intrigants dont il devait approfondir l’origine, dont il devait calculer les conséquences hypothétiques, le potentiel de puissance et de nuisance ; son histoire infinie prouvait que les deux facettes se liaient souvent dans un nœud d’intrications rarement évidentes à démêler. À son regard inhumain, c’était un appel qu’il ne devait pas manquer, une clameur sollicitant sa mémoire latente et l’encourageant à rejaillir, un appel à la survie, mais plus encore. Une existence pleine de rebondissements, pleine d’activités excitantes dont il avait perdu jusqu’au souvenir. Il était arrivé là pour ça, pour un renouveau, une renaissance, une source de développement inépuisable, quelque part, ailleurs que sur ce monde en miniature. Une volonté tyrannique le poussait à se dépêtrer de son asthénie informe, et à abattre son jeu en plein milieu de ce champ d’existences à moissonner.

Astéroïde SolAs en approchePour cela, il devait épier les formes mobiles de cette faune parasite, de ces silhouettes qui lui en rappelaient d’autres au cours des milliers de vies déjà vécues. Mais d’une certaine manière, il devrait prendre tournure, se densifier au moins partiellement, éventuellement se rendre visible et disponible, sans s’exposer outre mesure, sans se mettre en péril. Il devait dupliquer et comprendre, puis agir le moment voulu. Il agirait. Rien ne le priverait de goûter, à nouveau, cet élixir trépidant d’une énergie distincte de celle qui l’alimentait cette dernière décennie.

 

Cette lecture s’achève ici. J’espère que je t’aurais donné l’envie d’en lire davantage. N’hésite pas à te rendre sur mon site : christinebarsi.com. À bientôt.

Légendes des Terres au-delà d’Origine

Légendes des Terres au-delà d’Origine

 

Légende se rapportant au roman de science-fiction : SolAs

Le chant des Déportés,

 

  • Les sables chauds et blancs,
  • Lumineux et mouillés,
  • Simple illusion de mes perceptions,
  • Car,
  • Le ressac sur la mer,
  • Rugit jusque les terres,
  • Jusque la falaise aliène,
  • Sans sable chauds et blancs,
  • Hélas ! 

Légende de SolAs

  • Assise sur un morceau de roc, à même le versant,

  • J’écris des lignes, encore des lignes,
  • Aussi ineptes que le sont ces environs moribonds.
  • Aussi ineptes que le sont les courants délétères,
  • De ces monts insidieux.

 

  • Contraste fort entre les éléments de la réalité présente,
  • Et le contenu de mes lignes cernant un univers en création,
  • S’opposant aux forces des ténèbres de ces terres immatures,
  • Et cependant mourantes.
  • Monts perdus sur SolAsMon monde à moi surgit de mon néant,
  • Pour engloutir l’illusion aliène, et imposer la mienne,
  • Pour contrer ce monde obscène, ce Léviathan,
  • Sans océan, sans autre firmament que l’obscurité prégnante,
  • Un bout de caillou géant,
  • Que creusent des rigoles d’argent,
  • Auxquelles, je me sens curieusement attachée,
  • Alors même que rien ne le laisserait présumer.

 

  • Je suis dorénavant immergée dans ma solitude,
  • À scruter ce monde perdu, ses roches éparses,
  • Quelque part, au-dessus d’Origine,
  • Alors que mes compagnons se meurent,
  • Et que je suis seule à affronter le monstre.
  • Mais sera-t-il au rendez-vous ?

 

Interview Vidéo de l’auteure – Mai 2019

Vidéo de mon interview par Gérard Confino, sur Planète Gaïa TV

Mai 2019

Gérard Confino, qui gère notamment la chaîne Planète Gaïa TV s’est rendu chez moi pour réaliser cet interview filmé. Merci à toi, Gérard !

Je m’y présente ainsi que mes romans :

DévianceTeralhenMutagenèse et L’éveil du Dieu Serpent

Vidéo Planète Gaïa TV - Mai 2019

Vidéo Planète Gaïa TV – Mai 2019

La vieille Underwood

La vieille Underwood

TypeWriter

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La veille, elle avait installé les étagères en bois de chêne sur lesquelles elle avait rangé les livres précieux qui ne la quittaient jamais longtemps. N’écoutant déjà plus que les sons étouffés en provenance du dehors, ceux qui parvenaient à traverser les murs épais, elle positionna sa machine à écrire, une auguste Underwood achetée quelques années auparavant à une vente aux enchères, de manière qu’elle put l’utiliser aussi confortablement que possible si l’inspiration lui venait.

Elle ouvrit un cahier et entreprit de développer le plan détaillé d’un roman qu’elle avait amorcé plusieurs semaines auparavant. Sur son thème favori : le vampirisme. Son sujet de prédilection, bien que l’ésotérisme en général la fascinât tout autant. Les pouvoirs de l’esprit, le surnaturel, la spiritualité ainsi que l’existence d’au-delà fantastique aussi irréel pour la plupart des gens qu’ils lui étaient familiers, n’avaient pour elle que peu de vrais mystères.

Déviance – Roman de vampire, Romance vampirique – Fantastique

Chapitre III : Dans les branches du cèdre

Roman de vampire : Déviance

Extrait : « …ma passion pour les hauts cèdres appelait en moi des souvenirs depuis longtemps éteints. La forêt se rapprochait… »

Caitline était furieuse. Cette semaine avait été particulièrement exécrable. Dans un désir certainement inconscient de reprendre sa famille en main, James avait été odieux, imposant sa présence aux enfants d’une manière trop flagrante.

Au retour de classe dans l’après-midi, Peter avait prévenu sa mère de ce qu’il ne serait pas là dans la soirée, et comme elle l’avait présumé, James était parti dans une colère mémorable en l’apprenant, et Tommy avait regagné sa chambre, surexcité et en pleurs.

Votre auteure Christine BarsiÀ présent, Caitline ne parvenait pas à se concentrer sur l’écriture des premiers chapitres. Au-dehors, derrière l’unique fenêtre des combles, les branches du cèdre s’agitaient comme autant de bras démoniaques, tandis qu’un vent violent s’abattait sur la région. En dépit de son chandail de laine, l’humidité de l’air ambiant la faisait frissonner par instants. Elle quitta son poste de travail pour aller scruter, à la fenêtre, l’aggravation du mauvais temps. L’orage menaçait depuis plusieurs jours déjà. Les médias l’annonçaient de manière imminente depuis l’aube. Les pelouses des habitations se couchaient en ondes parallèles sous les assauts du vent, tandis que les arbres des jardins se tordaient de manière alarmante.

Le grand cèdre dans Déviance

Les branches du cèdre giflaient la façade de la maison, et le mugissement du vent, d’abord étouffé, se métamorphosait en hurlements stridents. En bas et à l’étage, les volets avaient été fermés, mais ici, il n’y avait pas de protection possible. Caitline ne le regrettait pas ; elle affectionnait particulièrement ce vent et ses assauts, tout comme la pluie cinglante qui s’était mise à tomber dru quelques minutes auparavant.

Roman de vampire Déviance

Roman de vampire Déviance

La nuit, le déchaînement des éléments prenait des proportions dantesques qui les rendaient incomparables. Comme son regard se noyait dans la ramure sombre du cèdre et la fouillait jusque dans ses profondeurs, Caitline sursauta brusquement, sous le coup d’une vision particulièrement choquante. En examinant de plus près l’univers secret du titan végétal, elle s’employa à capter ce qui venait de s’imposer à elle en un flash obscur et menaçant. Sondant plus minutieusement le feuillage, elle s’ingénia à assimiler le schème ténébreux qui l’avait percutée presque mentalement. Prudente, elle s’apprêtait à s’éloigner de l’octogone de verre, quand à la limite de son champ de vision, le visage se matérialisa de nouveau, comme tout à l’heure, au moment où l’éclair avait surgi de l’océan nocturne et qu’une image très nette d’un faciès singulier s’était incrustée en surimpression sur le ciel tourmenté et dans ses propres yeux.

Effrayée maintenant, Caitline tenta de rompre le lien vers l’extérieur qui la rivait sur place sans bouger ; une force inconnue la maintenait, ici, comme pour lui commander de regarder encore. Ses yeux la piquaient, tandis que son esprit absorbait contre sa volonté, l’image de l’être qui l’observait. Caitline crut qu’elle s’évanouissait quand le mirage sombra soudain et que ses jambes l’abandonnèrent en la projetant sur la moquette. Elle se retrouva à genoux sur le sol des combles, en pleine confusion.

En se relevant, la jeune femme évita de regarder du côté de la fenêtre et rejoignit un fauteuil près de son bureau. Quand elle ferma les yeux pour retrouver un semblant de tranquillité, elle se surprit à redessiner mentalement et machinalement les traits entraperçus dans une évocation d’enfer. Envahie par les réminiscences, tout son corps se mit à trembler. Tel un enfant tétanisé par la peur, Caitline se recroquevilla dans son fauteuil, ses doigts s’accrochèrent au cuir des accoudoirs pour mieux s’y arrimer, puis elle ne bougea plus.

TypeWriter

Il s’écoula de nombreuses minutes avant que son esprit ne se rebelle et qu’elle ne s’efforce d’affronter l’image résiduelle, au fond de son iris. Reproduisant patiemment l’ébauche maladroite des traits cruels, et à la fois beaux, de l’être dont l’émanation l’avait à ce point effrayée, elle lutta de nouveau contre la peur instinctive, s’exhorta à poursuivre la tentative et peu à peu, sa peur s’amenuisa jusqu’à n’être plus qu’un nébuleux relent, aux tréfonds de son esprit. Quand elle se fut accoutumée à sa création mentale, Caitline, désorientée, finit par se relever ; elle recouvrit de sa housse la lourde Underwood, et descendit l’étroit escalier menant à l’étage inférieur. Elle ne savait pas ce qui s’était passé là-haut, mais elle avait intérêt à se reprendre rapidement. Sans doute, l’orage avait-il réveillé des terreurs enfouies, que l’écrivaine, en elle, avait été prompte à déterrer pour invoquer des forces créatrices dont elle n’avait rien su, mais dont elle se nourrirait par la suite afin de poursuivre l’oeuvre de fiction.

Dans leur chambre, James ronflait paisiblement et ne s’éveilla pas quand elle se glissa dans le lit. Pour une fois, elle était presque réconfortée de se retrouver au côté de son mari. Pourtant, le sommeil tarda à venir et des images d’horreur surprenantes la hantèrent une partie de la nuit.

La tempête dura deux jours et durant ces derniers, Caitline, tout en se traitant de lâche et d’imbécile, ne put se résoudre à retourner dans les combles. Elle s’installa dans le salon et travailla sur ses textes manuscrits, n’ayant pas même le courage d’aller chercher la machine à écrire.

…/…

Déviance – Roman de vampire, Romance vampirique – Fantastique

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Préceptes et enseignements de Maur Evans

Préceptes et enseignements de Maur Evans

Maur Evans, dans L'éveil du Dieu Serpent

Maur Evans, dans L’éveil du Dieu Serpent

Le produit phare d’une spéculation marchande doit être en relation avec une nécessité pour le peuple qu’il représente ; si ce n’est pas le cas, celui-là ne se vendra pas, et ne sera comme tant d’autres, qu’une supercherie vide de sens.

L’attaque sournoise révélait le peu de réflexion des êtres à sa poursuite. Généralement, il laissait approcher l’ennemi, adoptant un comportement de victime alors même que le loup n’espérait rien tant que de jaillir à la lumière. Il était ce loup.

Mouvements des atomes pour illustrer le discours de Maur Evans dans L'éveil du Dieu Serpent

Mouvements des atomes pour illustrer le discours de Maur Evans dans L’éveil du Dieu Serpent

Le monde « vivant » et le monde quantique œuvrent sur des modèles similaires. Seuls, les champs d’action diffèrent réellement. Ainsi, dans l’univers des atomes, du fait d’une excitation suffisante, un électron dans le noyau peut être amené à sauter de son orbite à l’orbite possédant une énergie potentielle supérieure ; à l’instar de cet électron, uniquement la prise en main vigoureuse d’un contexte difficile par un être vivant peut engendrer un tel niveau d’énergie et les mutations subséquentes. D’où l’importance de gérer son niveau d’efforts en fonction de la grandeur de ses rêves.

Il est bon de s’entourer de requins financiers prêts à vous aider, mais n’oubliez pas que le requin demeure l’un des plus grands prédateurs au monde, et c’est un opportuniste. Néanmoins, c’est une espèce menacée qui ne fait pas le poids face à un super prédateur, le Reptilien et consorts.

Il vaut mieux perdre un temps précieux à se préparer à toutes sortes de contingences potentielles, plutôt que devenir l’effet de leur apparition inopinée. Je dissèque chaque axe de mon univers proche, afin d’en présumer les probables voies de sorties en cas de mauvaises surprises. Ce comportement de ma part n’a toujours eu que des conséquences que les autres m’ont invariablement enviées.

Un peuple, une ethnie ou tout concept de la même veine n’est supérieur aux autres que dans la mesure où il apporte une plus-value patente et légitimée de tous. Mais une race que les querelles intestines et les conflits d’intérêts gangrènent de l’intérieur ne peut décemment s’autoproclamer de sa suprématie. Quelle chance aurait une engeance corrompue ? Maur désespérait de voir reconnaître l’ascendant évident de la branche reptilienne. Le temps était loin où elle le serait.

L’édification d’une réalité divergente nécessite une énergie potentiellement accessible. L’ultime condition : croire en son existence.

Ne jamais attaquer de front un ennemi trop bien gardé, mais ensemencer sa conscience du cheval de Troie de vos idées jusqu’à la cheviller à votre merci.

Un contrôle partiel ne mène jamais qu’au désastre. Le contrôle doit être absolu si l’on veut prévenir les inéluctables contrecoups d’une action, et affirmer qu’elle ne nous impactera pas.

Audio L’auditorium

Audio L’auditorium

Remodelage ADN

Remodelage ADN

 Je me propose de vous présenter le même extrait mais écrit, cette fois et non plus audio.

L’auditorium

Cahier d’Avril Scott : C’est en mille neuf cent quatre-vingt qu’est développé le premier animal transgénique. Pauvre petite souris aux hormones de croissance en surcharge ! C’est le tour d’une plante, un an plus tard. Chacun transformé en fabrique de produits thérapeu­tiques, ou encore de donneurs d’organes. Jusqu’où iront l’incohérence et la haine de l’homme ; jusqu’où ira son inconscience meurtrière ? Et ses prétentions démentielles sur les autres espèces. Seul, le sage peut endiguer cet holocauste.

Bactérie transgène

Bactérie transgène

Au sein de l’auditorium de son unité de recherche, au cœur du centre d’affaires et de technologie d’Eveleigh, debout sur l’estrade surmontée d’un écran digital, Maur délivrait son discours bien huilé devant un cercle restreint de ses pairs, des patrons d’entreprises biotech pour la plu­part, afin d’annoncer les futurs artefacts émergeant des lignes de production de son biocluster.

Microscope

– Nos modélisations proviennent de notre matériel quantique relié à notre bonne vieille péninsule de San Francisco, ainsi qu’à un certain nombre d’autres tech­nopoles, du côté d’Adélaïde ici même, dans ce pays, de Bangalore en Inde, du Singapour Science Park à Singapour, en Chine, au Japon, en Europe et notamment en France avec Antipolis ; tous les axes économiques d’importance, à l’échelle mondiale. Comme la plupart d’entre vous le savent déjà, BioJadh est membre de l’Association Internationale des Parcs Scientifiques. Cet immense réseau mondial des technopoles nous assure un terrain relationnel riche d’op­portunités et un soutien infaillible. Ce choix du masque de personnalité n’est qu’un début, Messieurs ; il n’est que le précurseur d’une série qui ne va cesser de faire parler d’elle dans les mois et les années à venir. BioJadh, avec votre concours, compte aller bien plus loin dans ce secteur, en investissant notamment dans la communication neuro­nique.

ADN

ADN

La modélisation du fonctionnement des neurones et de leurs interconnexions s’avère déjà très avancée. Nous souhaitons nous appuyer sur la somme de connaissances d’ores et déjà emmagasinées sur le sujet, pour pénétrer ce domaine en y intégrant ce vaste champ d’applications que représente le génie biologique. Tout est permis désormais. Brisons le carcan des directives du Haut Conseil qui nous retiennent encore, et faisons fi des restrictions pour aller au-delà des limites et des interdits que nous imposent les normes mondiales. Il sera toujours temps d’intervenir et de mettre en place les mesures d’urgence adaptées, en cas de risque grave. Nous avons chacun dans nos escarcelles, la quincaillerie nécessaire pour enrayer n’importe quelle pan­démie génique. Plus la dissémination d’organismes recom­binés sera étendue, plus les autorités publiques auront de difficultés à les neutraliser et à entraver notre essor, et plus nos laboratoires auront de potentialités d’ouvertures pour agir. À nous tous, nous décapiterons le trop bien-pensant pour plonger dans un inconnu que nous seuls parviendrons à maîtriser.

Souris de laboratoire

Souris de laboratoire

Mais BioJadh ne s’arrêtera pas là, Messieurs.

Il y eut des applaudissements, puis la longue série de questionnements, de remarques et de suggestions inévi­tables avant que Maur puisse reprendre la parole, enrichir son exposé puis l’amener à la fin de la présentation, pro­mettant qu’il profiterait du prochain congrès pour aller plus avant dans son sujet. Il savait tenir son public en haleine et jouait parfaitement de son charisme, comme il savait que cette seule conclusion entraînerait les récalcitrants à venir assister à l’évènement et à la remise des travaux les plus prometteurs de cette dernière année.

Cette lecture s’achève ici. J’espère que je vous aurais donné l’envie d’en lire davantage. N’hésitez pas à vous rendre sur mon site : christinebarsi.com. À bientôt.

 

La dualité

La dualité…

 

Pierrot

Pierrot, poète à ses heures

« Une dualité. Ce monde n’était constitué que de dualités. Il y avait le matériel et il y avait le spirituel, il y avait la réalité et la fiction, le bien et le mal, l’homme et la femme, la lumière du jour et les ombres de la nuit, et tellement d’autres dichotomies. Est-ce ce qui faisait le charme de cet univers ? Ou bien n’était-ce que l’agencement des éléments entre eux qui en faisait la diversité et l’intérêt ? La jeune femme n’aurait su dire mais il lui semblait qu’elle se situait elle-même en plein milieu de l’une de ces dichotomies qu’était la stabilité d’une vie saine et paisible, ou bien l’incursion dans les périples d’une existence beaucoup plus incertaine, côtoyant les impondérables et les frasques expérimentales, entraînant des rebondissements inattendus et un futur en marge de la vie et de la  mort… ou de la folie. »

Chronique Littéraire de Déviance

Chronique Littéraire de Déviance

par Sagweste

Publié le 12 octobre 2017

 

Rendez-vous sur le blog de Sagweste :

Extrait :
Mon avis :
Je remercie l’auteure Christine Barsi et les Editions 5 Sens pour m’avoir fait confiance dans la lecture de ce roman

Ce roman est atypique à mes yeux, moi qui suit grande amatrice de romans à tendance bit-lit. Oui vous trouverez des vampires ici, oui une romance se met en place, mais ne nous y trompons pas, ce livre riche et profond n’est absolument pas à destination de midinettes qui comme moi se délectent de ces lectures doudous très commerciales.

Tout d’abord nous sommes en présence d’une héroïne posée, mariée à un riche hommes d’affaire dont on comprend qu’il serait plus ou moins véreux, avec un enfant, Peter adolescent issu d’un précédent mariage et Tommy, l’enfant du couple, de 6 ans. Leur arrivée dans York va faire prendre conscience à Caitline l’aberrance que sont devenues les relations avec ce mari limite despotique, froid et dominateur, …, …, …

Caitline, auteure de roman de fiction, voit sa réalité se mêler à celle décrite dans ses livres quand un « vieux » vampire la sauve in extrémis. A partir de ce moment, sa vie va prendre un sens tout autre, faite de peur incontrôlable, de non acceptation de ce que représente Sean, de sa monstruosité non cachée…. … …

Quelle ambivalence tout au long de ce livre, où chaque ressenti est analysé, décrypté. L’être démoniaque que représente Sean fait froid dans le dos. Ici ne vous attendez pas à le voir, beau, sexy, souriant voire amusant. Il est au clair avec ce qu’il est, un tueur sanguinaire, pouvant malmener celle dont il s’éprend dans ses accès de colère ou de désespoir.

Ce livre très profond est sous-tendu par un vocabulaire riche. Chaque paragraphe est posé, les mots sont pesants de sens, rien de frivole, on ressent toute l’animosité qui anime Caitline, rendant une atmosphère qui peut vous faire froid dans le dos.

Et puis il y a cette fin, celle que je n’avais pas vu venir et qui en fait un roman magnifique. Mais pour cela, il vous faudra vous pencher sur l’histoire de Cattle et Sean pour en comprendre le sens, l’aboutissement non entrevu.

Alors jeunes afficionados passer votre tour, ici ce roman relève plus du ‘Dracula’ de Bram Stocker : on y voit de la romance et des vampires, mais à quel prix ! Et ceux-là franchement, ils me font tout sauf rêver d’amour et d’eau fraîche, euh…de sang frais !

Un roman fort qui ne laisse pas indifférent, fait d’émotions à fleur de peau, qu’elles que soient celles qui émergent.

Enjoy !

 

 

 

Chronique Littéraire de Déviance

par Sagweste

Publié le 12 octobre 2017

 

Rendez-vous sur le blog de Sagweste :

Extrait :
Mon avis :
Je remercie l’auteure Christine Barsi et les Editions 5 Sens pour m’avoir fait confiance dans la lecture de ce roman

Ce roman est atypique à mes yeux, moi qui suit grande amatrice de romans à tendance bit-lit. Oui vous trouverez des vampires ici, oui une romance se met en place, mais ne nous y trompons pas, ce livre riche et profond n’est absolument pas à destination de midinettes qui comme moi se délectent de ces lectures doudous très commerciales.

Tout d’abord nous sommes en présence d’une héroïne posée, mariée à un riche hommes d’affaire dont on comprend qu’il serait plus ou moins véreux, avec un enfant, Peter adolescent issu d’un précédent mariage et Tommy, l’enfant du couple, de 6 ans. Leur arrivée dans York va faire prendre conscience à Caitline l’aberrance que sont devenues les relations avec ce mari limite despotique, froid et dominateur, …, …, …

Caitline, auteure de roman de fiction, voit sa réalité se mêler à celle décrite dans ses livres quand un « vieux » vampire la sauve in extrémis. A partir de ce moment, sa vie va prendre un sens tout autre, faite de peur incontrôlable, de non acceptation de ce que représente Sean, de sa monstruosité non cachée…. … …

Quelle ambivalence tout au long de ce livre, où chaque ressenti est analysé, décrypté. L’être démoniaque que représente Sean fait froid dans le dos. Ici ne vous attendez pas à le voir, beau, sexy, souriant voire amusant. Il est au clair avec ce qu’il est, un tueur sanguinaire, pouvant malmener celle dont il s’éprend dans ses accès de colère ou de désespoir.

Ce livre très profond est sous-tendu par un vocabulaire riche. Chaque paragraphe est posé, les mots sont pesants de sens, rien de frivole, on ressent toute l’animosité qui anime Caitline, rendant une atmosphère qui peut vous faire froid dans le dos.

Et puis il y a cette fin, celle que je n’avais pas vu venir et qui en fait un roman magnifique. Mais pour cela, il vous faudra vous pencher sur l’histoire de Cattle et Sean pour en comprendre le sens, l’aboutissement non entrevu.

Alors jeunes afficionados passer votre tour, ici ce roman relève plus du ‘Dracula’ de Bram Stocker : on y voit de la romance et des vampires, mais à quel prix ! Et ceux-là franchement, ils me font tout sauf rêver d’amour et d’eau fraîche, euh…de sang frais !

Un roman fort qui ne laisse pas indifférent, fait d’émotions à fleur de peau, qu’elles que soient celles qui émergent.

Enjoy !

 

 

 

Mon manuscrit…

« Mon manuscrit me hante. Comment pourrais-je poursuivre sans lui ? Mais aussi comment faire pour rejeter son emprise qui s’imprime sur mon être et le détourne de moi ? »

Le Rusé, le Malin…

« Le rusé, le malin, il a tout préparé, jusqu’à la fuite en son château. Ce dernier se dressait devant moi, avec ses pierres et ses tours, tel un dragon assiégeant la région. Il catalysait mes peurs, en même temps qu’il les éloignait de moi. »

Une enquête était en cours…

Ruine du château des Mackrey, Déviance - Roman de vampire

Ruine du château des Mackrey, Déviance – Roman de vampire

« Une enquête était en cours. Cloîtrée et l’âme recroquevillée par la peur, elle ne cherchait plus à savoir les évènements du dehors. Elle n’écrivait plus, ne pensait plus, repoussait toute sollicitation qui ne fut pas de l’intérieur. Comme chaque fois, ce fut son éditeur qui l’incita à reprendre sa narration. »

Quels sont ces mots…

L'antre du Vampire, Déviance - Roman de vampire

L’antre du Vampire, Déviance – Roman de vampire

 

« Quels sont ces mots que j’entends, cette confusion qui me prend ? Je ne suis plus moi-même et je crie depuis l’intérieur de mon être. Que m’a fait le démon dont je me suis entichée. Pourtant, je l’aime et lui ne peut m’extraire de sa propre chair. Captifs l’un de l’autre, avec cette soif en nous qui ne se tarit pas… »

 

 

Audio L’angle des points de vue

Audio L’angle des points de vue

L’audio L’angle des points de vue correspond à l’un des chapitres du roman fantastique Déviance.

Bonne lecture !

L’extrait : L’angle des points de vue

Extrait : « Mes personnages et moi formons une communauté. Mais qui est aux commandes ? Eux ou moi ? Cela m’effraie parfois. »

Extrait : « Un artiste crée et modèle ses mondes à son image. Il est un Dieu qui ne se connaît pas, alors la question se pose de ses personnages. A-t-il le droit de les abandonner ? »

Caitline s’était rendu chez son éditeur avec les derniers chapitres réécrits. Il l’avait gentiment sermonnée sur sa venue tardive puis l’avait conduite dans son salon personnel qu’il possédait au rez-de-chaussée de la maison d’édition. Salon qui donnait sur une verrière lumineuse que la jeune femme appréciait chaque fois de redécouvrir. Il lui avait servi un thé accompagné de petits gâteaux au citron puis la discussion s’était engagée alors qu’il parcourait les feuillets dactylographiés en y griffonnant quelques annotations, de temps à autre. La jeune femme l’observait en silence ; son maintien décontracté et son profil au front large et serein respiraient la franchise et l’honnêteté. Cet homme avait le don d’apaiser chez elle les tensions que l’écriture amenait parfois.

— Puis-je vous soumettre une idée, Caitline ?

Il avait relevé la tête et l’étudiait à l’instar d’un maître prospectant chez son apprenti ou son égal, une trace de cet amour de l’art et de l’esthétisme qui l’habitait lui-même.

— Ai-je jamais réussi à vous l’interdire, Stefan ?

Ce dernier lui sourit et saisit sa tasse de thé avant d’en avaler une gorgée brûlante qui le fit grimacer.

— Je ne crois pas, non.

Il la scruta de manière plus appuyée et avança, certain de ce qu’il déchiffrait, en cet instant, chez elle :

— J’ai l’impression que vous ne prenez pas suffisamment de recul, ces derniers temps. Je me trompe ?

Ne se dérobant pas à son regard transparent, elle demanda, curieuse de découvrir la source de sa réflexion qui trouvait un écho en elle :

— Sur quel critère vous basez-vous, cette fois ?

Ca y était, leur petit jeu coutumier avait recommencé. La lueur amusée dans le regard de l’éditeur prévint Caitline qui s’en divertit à son tour.

… … …

Audio Pelhanee

Audio Pelhanee – Cycle des Trois Marches

L’Audio Pelhanee correspond à l’un des chapitres du roman de science-fiction Teralhen dans le Cycle des Trois Marches.

Bonne lecture,

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