Christine Barsi

Auteur de romans fantastiques et de science-fiction

Étiquette : Vampire gothique

La vieille Underwood

La vieille Underwood

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La veille, elle avait installé les étagères en bois de chêne sur lesquelles elle avait rangé les livres précieux qui ne la quittaient jamais longtemps. N’écoutant déjà plus que les sons étouffés en provenance du dehors, ceux qui parvenaient à traverser les murs épais, elle positionna sa machine à écrire, une auguste Underwood achetée quelques années auparavant à une vente aux enchères, de manière qu’elle put l’utiliser aussi confortablement que possible si l’inspiration lui venait.

Elle ouvrit un cahier et entreprit de développer le plan détaillé d’un roman qu’elle avait amorcé plusieurs semaines auparavant. Sur son thème favori : le vampirisme. Son sujet de prédilection, bien que l’ésotérisme en général la fascinât tout autant. Les pouvoirs de l’esprit, le surnaturel, la spiritualité ainsi que l’existence d’au-delà fantastique aussi irréel pour la plupart des gens qu’ils lui étaient familiers, n’avaient pour elle que peu de vrais mystères.

Déviance – Roman de vampire, Romance vampirique – Fantastique

Chapitre III : Dans les branches du cèdre

Roman de vampire : Déviance

Extrait : « …ma passion pour les hauts cèdres appelait en moi des souvenirs depuis longtemps éteints. La forêt se rapprochait… »

Caitline était furieuse. Cette semaine avait été particulièrement exécrable. Dans un désir certainement inconscient de reprendre sa famille en main, James avait été odieux, imposant sa présence aux enfants d’une manière trop flagrante.

Au retour de classe dans l’après-midi, Peter avait prévenu sa mère de ce qu’il ne serait pas là dans la soirée, et comme elle l’avait présumé, James était parti dans une colère mémorable en l’apprenant, et Tommy avait regagné sa chambre, surexcité et en pleurs.

Votre auteure Christine BarsiÀ présent, Caitline ne parvenait pas à se concentrer sur l’écriture des premiers chapitres. Au-dehors, derrière l’unique fenêtre des combles, les branches du cèdre s’agitaient comme autant de bras démoniaques, tandis qu’un vent violent s’abattait sur la région. En dépit de son chandail de laine, l’humidité de l’air ambiant la faisait frissonner par instants. Elle quitta son poste de travail pour aller scruter, à la fenêtre, l’aggravation du mauvais temps. L’orage menaçait depuis plusieurs jours déjà. Les médias l’annonçaient de manière imminente depuis l’aube. Les pelouses des habitations se couchaient en ondes parallèles sous les assauts du vent, tandis que les arbres des jardins se tordaient de manière alarmante.

Le grand cèdre dans Déviance

Les branches du cèdre giflaient la façade de la maison, et le mugissement du vent, d’abord étouffé, se métamorphosait en hurlements stridents. En bas et à l’étage, les volets avaient été fermés, mais ici, il n’y avait pas de protection possible. Caitline ne le regrettait pas ; elle affectionnait particulièrement ce vent et ses assauts, tout comme la pluie cinglante qui s’était mise à tomber dru quelques minutes auparavant.

Roman de vampire Déviance

Roman de vampire Déviance

La nuit, le déchaînement des éléments prenait des proportions dantesques qui les rendaient incomparables. Comme son regard se noyait dans la ramure sombre du cèdre et la fouillait jusque dans ses profondeurs, Caitline sursauta brusquement, sous le coup d’une vision particulièrement choquante. En examinant de plus près l’univers secret du titan végétal, elle s’employa à capter ce qui venait de s’imposer à elle en un flash obscur et menaçant. Sondant plus minutieusement le feuillage, elle s’ingénia à assimiler le schème ténébreux qui l’avait percutée presque mentalement. Prudente, elle s’apprêtait à s’éloigner de l’octogone de verre, quand à la limite de son champ de vision, le visage se matérialisa de nouveau, comme tout à l’heure, au moment où l’éclair avait surgi de l’océan nocturne et qu’une image très nette d’un faciès singulier s’était incrustée en surimpression sur le ciel tourmenté et dans ses propres yeux.

Effrayée maintenant, Caitline tenta de rompre le lien vers l’extérieur qui la rivait sur place sans bouger ; une force inconnue la maintenait, ici, comme pour lui commander de regarder encore. Ses yeux la piquaient, tandis que son esprit absorbait contre sa volonté, l’image de l’être qui l’observait. Caitline crut qu’elle s’évanouissait quand le mirage sombra soudain et que ses jambes l’abandonnèrent en la projetant sur la moquette. Elle se retrouva à genoux sur le sol des combles, en pleine confusion.

En se relevant, la jeune femme évita de regarder du côté de la fenêtre et rejoignit un fauteuil près de son bureau. Quand elle ferma les yeux pour retrouver un semblant de tranquillité, elle se surprit à redessiner mentalement et machinalement les traits entraperçus dans une évocation d’enfer. Envahie par les réminiscences, tout son corps se mit à trembler. Tel un enfant tétanisé par la peur, Caitline se recroquevilla dans son fauteuil, ses doigts s’accrochèrent au cuir des accoudoirs pour mieux s’y arrimer, puis elle ne bougea plus.

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Il s’écoula de nombreuses minutes avant que son esprit ne se rebelle et qu’elle ne s’efforce d’affronter l’image résiduelle, au fond de son iris. Reproduisant patiemment l’ébauche maladroite des traits cruels, et à la fois beaux, de l’être dont l’émanation l’avait à ce point effrayée, elle lutta de nouveau contre la peur instinctive, s’exhorta à poursuivre la tentative et peu à peu, sa peur s’amenuisa jusqu’à n’être plus qu’un nébuleux relent, aux tréfonds de son esprit. Quand elle se fut accoutumée à sa création mentale, Caitline, désorientée, finit par se relever ; elle recouvrit de sa housse la lourde Underwood, et descendit l’étroit escalier menant à l’étage inférieur. Elle ne savait pas ce qui s’était passé là-haut, mais elle avait intérêt à se reprendre rapidement. Sans doute, l’orage avait-il réveillé des terreurs enfouies, que l’écrivaine, en elle, avait été prompte à déterrer pour invoquer des forces créatrices dont elle n’avait rien su, mais dont elle se nourrirait par la suite afin de poursuivre l’oeuvre de fiction.

Dans leur chambre, James ronflait paisiblement et ne s’éveilla pas quand elle se glissa dans le lit. Pour une fois, elle était presque réconfortée de se retrouver au côté de son mari. Pourtant, le sommeil tarda à venir et des images d’horreur surprenantes la hantèrent une partie de la nuit.

La tempête dura deux jours et durant ces derniers, Caitline, tout en se traitant de lâche et d’imbécile, ne put se résoudre à retourner dans les combles. Elle s’installa dans le salon et travailla sur ses textes manuscrits, n’ayant pas même le courage d’aller chercher la machine à écrire.

…/…

Déviance – Roman de vampire, Romance vampirique – Fantastique

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Tome 2 de Déviance en préparation

Tome 2 de Déviance en préparation

Le 14 septembre 2018 :

Falaise Écran, illustre Déviance - Roman de Vampire

Falaise Écran, illustre Déviance – Roman de Vampire

Je dois vous avouer, qu’au vu des sollicitations pour que j’écrive un tome 2 à Déviance, je viens de reprendre le manuscrit, réaliser le scénario et sur ses 35 chapitres potentiels à ce jour, je viens d’en écrire les 5 premiers en phase quasi finalisée. Ce qui veut dire que pour vous mes lecteurs, je viens de modifier mon planning de création de mes mondes, de chambouler son organisation pour écrire la suite de Déviance.

 

Le 21 septembre 2018 :

Les ruines du château des Mackrey, dans Déviance - Roman de vampire

Les ruines du château des Mackrey, dans Déviance – Roman de vampire

Voici quelques actualités sur ma progression sur l’écriture du tome 2 de Déviance. La charpente du scénario est établie, avec quelques zones d’ombres dont je ne connais pas encore la manière dont elles s’éclaireront.

Les dix premiers chapitres ont leur trame plutôt bien ficelée. Mais j’en ai encore approximativement 25 à écrire… Donc de l’eau s’écoulera sous les ponts…

Pour ceux qui ont lu le premier tome, n’hésitez pas à me suggérer des idées de couvertures, mais là, nous avons encore pas mal de temps devant nous.

Chronique Littéraire de Déviance par Arkane

Chronique Littéraire de Déviance, roman de vampire

Par Arkane

Publiée le 9 septembre 2018

Rendez-vous sur le site d’Arkane

Extrait : … …

DÉVIANCE

Éditeur : 5 sens éditions

Résumé…

Sur la lande des Pennines, la rencontre d’une écrivaine de récits fantasques avec l’un de ces êtres étranges peuplant les antres rocheux des Yorkshire dalls, là où les trolls et les vampires se terrent dans le triangle des Bardens, un site réputé parmi les plus hantés au monde.
Leur confrontation entraînera un choix difficile… York et ses ruelles tortueuses seront le théâtre de crimes énigmatiques, ainsi que leur terrain de jeu, jusqu’à ce qu’il en décide autrement…

Mon avis…

La couverture présente une femme encapuchonnée, armée d’une dague. En arrière-plan, on distingue des nuages noirs qui contrastent avec le blanc. Le personnage m’évoque une sorcière ainsi que les représentations traditionnelles et modernes nous les montrent. Le fait qu’elle brandit une arme laisse supposer de l’action. La typographie est simple… … Cette couverture travaillée simplement est agréable.

Le résumé est intéressant. Court et concis, il propose au lecteur de suivre les aventures (et mésaventures sans doute) d’une mère de famille partagée entre sa vie de famille et un vampire qui la pourchasse…

Des personnages détonants…

Premier point fort de ce roman : le personnage de Caitline. Nous sortons des sentiers battus de la jeune fille vierge effarouchée ou soumise au charme dévastateur d’un beau ténébreux pour évoluer avec une mère de deux enfants prénommés Peter et Tommy, mariée de surcroît. Pas du tout le personnage type de ce genre de littérature. Ici, la jeune femme auteure de romans fantastique est une personne résignée par l’existence… … L’arrivée dans le Yorkshire à la suite de leur déménagement, va éveiller en elle de nouvelles aspirations. Une sorte de renaissance engendrée également par la rencontre avec Sean.

Sean, un vampire énigmatique qui va la sauver d’une mort cruelle. Quand Caitline le rencontre, elle se rend compte que le réel et le fantastique se côtoient bien au-delà de ce qu’elle aurait pu imaginer. Elle qui est écrivaine se retrouve face à un être de légende. De là, son sauveur s’immisce peu à peu dans son existence et si au départ, elle trouve cette intrusion déplacée, il va se tisser entre ces deux personnages une incroyable romance, deuxième point fort de ce récit. Sean n’est pas un vampire « nounours ». Il est violent, assouvit ses besoins et sème la mort s’il le faut sans aucun regret. La noirceur qui l’habite est partie intégrante de son être.

Petit bémol en ce qui concerne les personnages secondaires, peu développés à mon avis. Ils auraient mérité un travail tout aussi approfondi que les personnages principaux… La fin de ce roman nous entraîne dans une nouvelle aventure. Je vous laisse découvrir laquelle, car elle clôture ce roman de manière tout à fait surprenante. Bien des choses sont alors expliquées et permettent au lecteur de comprendre pourquoi les fils du destin s’emmêlent parfois…

Un univers étouffant…

L’auteure apporte un nouveau souffle dans le genre de la bit-lit en présentant  non seulement une héroïne atypique, mais également un huis clos original entre des protagonistes assez restreints ce qui rend l’atmosphère du livre parfois lourde. Et j’adore ! C’est étouffant à souhait. La plume de l’auteure est aérienne presque poétique par moments. Le vocabulaire est également soigné. J’ai apprécié de découvrir le Yorkshire par le voyage qu’en fait l’héroïne. On se représente sans mal, les paysages embrumés, les ruelles sombres et tortueuses, les cottages perdus…

De nombreuses descriptions émaillent ce roman. La plupart sont longues et apportent, certes, un éclairage intéressant au récit, néanmoins je les trouve trop étirées. Ce serait le seul bémol pour moi avec un manque de dialogues. Cette absence d’interaction verbale entre les protagonistes ralentit le rythme du livre alors que le contraire aurait apporté plus de « peps » au récit. Les dialogues servant justement à apporter plus de nervosité à un texte.

L’introspection des personnages donnant accès à leurs pensées, et comme dit précédemment, les échanges en ont été amoindris et j’estime cela un peu dommage. L’auteure prend plaisir à disséquer au scalpel les émotions, les attentes et les désillusions de ses personnages à la manière d’une chirurgienne. On entre donc dans la tête du personnage avec une rare précision. Les doutes, les questions, nous les partageons. C’est une belle performance de la part de l’auteure que de nous attacher ainsi à ses personnages.

Pour terminer cette chronique, je dirais qu’il s’agit ici d’un bon roman de bit-lit qui s’adresse à un public averti quand même.

Pas de romance pleine de bons sentiments dégoulinants, mais une approche plus analytique et brutale.

Chronique Littéraire de Déviance par Laetitia B.

Chronique Littéraire de Déviance

Par Laetitia B.

Publié le 28 mai 2018

 

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Sur la lande des Pennines, la rencontre d’une écrivaine de récits fantasques avec l’un de ces êtres étranges peuplant les antres rocheux des Yorkshire dalls, là où les trolls et les vampires se terrent dans le triangle des Bardens, un site réputé parmi les plus hantés au monde. Leur confrontation entraînera un choix difficile pour la jeune femme, déchirée entre son amour pour ses enfants et leur bien-être, et celui éprouvé pour l’être dangereusement mortel qui la pourchasse. York et ses ruelles tortueuses seront le théâtre de crimes énigmatiques, ainsi que leur terrain de jeu, jusqu’à ce qu’il en décide autrement…

Merci à l’autrice de m’avoir permis de lire son roman que j’ai beaucoup apprécié.

Déviance est un roman qui parle du monde vampirique, enfin plutôt d’une romance vampirique. L’histoire mise en place permet de découvrir le rapprochement entre un auteur de récits fantastiques et un vampire. A travers cela, mais aussi à travers toute l’histoire, les personnages sont émouvants, et on les sent perdus dans leur passion qui ne fait que croître. Cette passion croît malgré les bâtons que certains peuvent leur mettre sur leur route dans l’univers ténébreux de la ville de York.

La lecture de ce roman permet de voir que le livre est riche et profond. On a le récit à travers les yeux de plusieurs personnages dont Caitline, notre héroïne mariée à un riche homme d’affaire plus ou moins véreux et qui a deux garçons Peter et Tommy. C’est à leur arrivée à York qu’une prise de conscience s’effectue sur l’aberrance des relations humaines au sein du couple. En tant que lecteur, on a la sensation que notre héroïne a, dorénavant, le choix de vie. On espère qu’elle fera le bon choix et on décrypte chaque ressenti.

Ce roman ne laisse pas indifférent car il mêle divers émotions comme vivre d’amour, d’eau et de sang frais ^^ C’est une lecture atypique qui nous entraîne dans une ambiance lourde et parfois noire voire dérangeante. Le point le plus positif, c’est la plume qui permet de créer un récit dont le vocabulaire est riche.

Je tiens juste à vous préciser qu’il n’est pas forcément à mettre entre toute les mains. Je le recommande à un public averti et peut être que les « midinettes » qui se délectent des lectures douces (attention ce n’est pas une critique car j’adore aussi les lectures toutes douces et les romances un peu cul-cul) y trouveront beaucoup de plaisir.

Chronique Littéraire de Déviance

par Sagweste

Publié le 12 octobre 2017

 

Rendez-vous sur le blog de Sagweste :

Extrait :
Mon avis :
Je remercie l’auteure Christine Barsi et les Editions 5 Sens pour m’avoir fait confiance dans la lecture de ce roman

Ce roman est atypique à mes yeux, moi qui suit grande amatrice de romans à tendance bit-lit. Oui vous trouverez des vampires ici, oui une romance se met en place, mais ne nous y trompons pas, ce livre riche et profond n’est absolument pas à destination de midinettes qui comme moi se délectent de ces lectures doudous très commerciales.

Tout d’abord nous sommes en présence d’une héroïne posée, mariée à un riche hommes d’affaire dont on comprend qu’il serait plus ou moins véreux, avec un enfant, Peter adolescent issu d’un précédent mariage et Tommy, l’enfant du couple, de 6 ans. Leur arrivée dans York va faire prendre conscience à Caitline l’aberrance que sont devenues les relations avec ce mari limite despotique, froid et dominateur, …, …, …

Caitline, auteure de roman de fiction, voit sa réalité se mêler à celle décrite dans ses livres quand un « vieux » vampire la sauve in extrémis. A partir de ce moment, sa vie va prendre un sens tout autre, faite de peur incontrôlable, de non acceptation de ce que représente Sean, de sa monstruosité non cachée…. … …

Quelle ambivalence tout au long de ce livre, où chaque ressenti est analysé, décrypté. L’être démoniaque que représente Sean fait froid dans le dos. Ici ne vous attendez pas à le voir, beau, sexy, souriant voire amusant. Il est au clair avec ce qu’il est, un tueur sanguinaire, pouvant malmener celle dont il s’éprend dans ses accès de colère ou de désespoir.

Ce livre très profond est sous-tendu par un vocabulaire riche. Chaque paragraphe est posé, les mots sont pesants de sens, rien de frivole, on ressent toute l’animosité qui anime Caitline, rendant une atmosphère qui peut vous faire froid dans le dos.

Et puis il y a cette fin, celle que je n’avais pas vu venir et qui en fait un roman magnifique. Mais pour cela, il vous faudra vous pencher sur l’histoire de Cattle et Sean pour en comprendre le sens, l’aboutissement non entrevu.

Alors jeunes afficionados passer votre tour, ici ce roman relève plus du ‘Dracula’ de Bram Stocker : on y voit de la romance et des vampires, mais à quel prix ! Et ceux-là franchement, ils me font tout sauf rêver d’amour et d’eau fraîche, euh…de sang frais !

Un roman fort qui ne laisse pas indifférent, fait d’émotions à fleur de peau, qu’elles que soient celles qui émergent.

Enjoy !

 

 

 

Mon manuscrit…

« Mon manuscrit me hante. Comment pourrais-je poursuivre sans lui ? Mais aussi comment faire pour rejeter son emprise qui s’imprime sur mon être et le détourne de moi ? »

Le Rusé, le Malin…

« Le rusé, le malin, il a tout préparé, jusqu’à la fuite en son château. Ce dernier se dressait devant moi, avec ses pierres et ses tours, tel un dragon assiégeant la région. Il catalysait mes peurs, en même temps qu’il les éloignait de moi. »

Une enquête était en cours…

Ruine du château des Mackrey, Déviance - Roman de vampire

Ruine du château des Mackrey, Déviance – Roman de vampire

« Une enquête était en cours. Cloîtrée et l’âme recroquevillée par la peur, elle ne cherchait plus à savoir les évènements du dehors. Elle n’écrivait plus, ne pensait plus, repoussait toute sollicitation qui ne fut pas de l’intérieur. Comme chaque fois, ce fut son éditeur qui l’incita à reprendre sa narration. »

Quels sont ces mots…

L'antre du Vampire, Déviance - Roman de vampire

L’antre du Vampire, Déviance – Roman de vampire

 

« Quels sont ces mots que j’entends, cette confusion qui me prend ? Je ne suis plus moi-même et je crie depuis l’intérieur de mon être. Que m’a fait le démon dont je me suis entichée. Pourtant, je l’aime et lui ne peut m’extraire de sa propre chair. Captifs l’un de l’autre, avec cette soif en nous qui ne se tarit pas… »

 

 

Ruines vampiriques - Déviance

Interview de Déviance

 

Présentez-nous votre ouvrage

Déviance

Déviance

Déviance est une romance vampirique qui met en scène le rapprochement entre une auteure de romans fantastiques et un vampire. Les personnages sont très émouvants, perdus comme ils le sont dans la passion qui ne fait que croître entre eux, en dépit de ce qui les oppose. De très beaux sentiments, un esthétisme au profit d’un relationnel puissant œuvrant au sein de l’univers ténébreux des ruelles tortueuses de York et des antres rocheux des Yorkshire dalls.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Plusieurs messages, en fait. En tout premier lieu, le mythe de l’écrivain dont les personnages naissent à la réalité et dont on ne sait plus s’ils sont réels ou bien simples créations mentales de l’écrivain. Un autre message se rapporte aux effets dévastateurs de la société de consommation et ses modes non raisonnés. Un troisième message décrit la relation entre l’écrivain et l’éditeur, ce qu’elle devrait être et ne pas être. Mais il y a d’autres messages.

D’où vient l’originalité de votre écriture ?

Mon écriture se veut esthétique et sensuelle, se pose sur les choses afin de les observer pour mieux faire goûter au lecteur le plaisir de ce qui l’environne : un arbre, un fleuve, un jardin, les décors décrits dans leur contexte, l’humanité transcendée des personnages. J’ai réalisé une étude poussée de la région et de l’époque pour amener le lecteur à plonger dans une réalité qui n’est plus celle du monde tangible, mais qui est tout autre, afin qu’il la ressente et s’en imprègne. Les lieux : l’Angleterre avec sa région du Yorkshire avec ses antres rocheux, et York dont on dit qu’elle est la ville la plus hantée d’Angleterre. L’époque : autour des années 1958.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Chacun de mes livres provient d’un rêve fait au milieu de la nuit, d’une vision particulièrement intense et dont je rattache une onde qui me portera ensuite, chaque fois que je me mets à l’écriture de l’histoire en question. Chaque histoire, et j’en ai plus d’une vingtaine en cours à différents niveaux de réécriture, possède son onde caractéristique qui est mon fil conducteur.

A quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?

Mon ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux relations de passion entre les êtres, quels qu’ils soient. A tous ceux, jeunes adultes, mais aussi adultes matures, qui apprécient les belles lignes et les réflexions sur l’existence que je glisse régulièrement dans mes œuvres. Des hommes et des femmes, bien que je crois que les femmes ont une plus grande attirance pour ces thèmes.

Quels sont vos auteurs/es fétiches ?

Mes auteurs préférés sont ceux qui écrivent du fantastique et de la science-fiction et qui savent allier comme j’essaie de le faire, la passion, la découverte de mondes ainsi que la science et la technologie, et intégrant des réflexions sur le monde tel qu’il est et tel qu’il pourrait être. Ainsi, Clive Barker avec Imajica et le Royaume des devins, Louise Cooper avec le Maître du Temps, Bram Stoker avec Dracula, Stephanie Meyer, auteur des Âmes Vagabondes et de Twilight, Bernard Simonay avec Phénix et son roman de la Belle et la Bête, Ayerdhal avec la Bohême et l’Ivraie et Transparences, Anne Rice avec sa saga des sorcières et ses chroniques des vampires, enfin Brandon Sanderson avec Fils des Brumes, mais aussi Fiona Mc Intosh avec Le Don, et enfin Pierre Bordage avec les Guerriers du Silence. Et tous les autres livres de ces auteurs, mais il y en a bien d’autres, aussi bien de fantastiques que de science-fiction. Jimmy Guieu, dans ma toute jeunesse, a été l’un de mes favoris.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

J’aime raconter des histoires aux enfants et aux adultes, afin de les entraîner dans des univers qui les captivent au point que la vie devient source de création perpétuelle, et qu’ils en oublient leur quotidien. J’aime les amener à rêver à leur tour et magnifier leur existence qu’ils croyaient jusque-là sans poésie et sans but.

Livre également en commande sur le site de l’éditeur : www.5senseditions.ch

Anne-Lise Wittwer : contact@5senseditions.ch

Auteur : Christine Barsi : mail : contact@christinebarsi.com

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