Christine Barsi

Auteur de romans fantastiques et de science-fiction

Étiquette : roman fantastique de vampire

Audio L’angle des points de vue

Audio L’angle des points de vue

L’audio L’angle des points de vue correspond à l’un des chapitres du roman fantastique Déviance.

Bonne lecture !

L’extrait : L’angle des points de vue

Extrait : « Mes personnages et moi formons une communauté. Mais qui est aux commandes ? Eux ou moi ? Cela m’effraie parfois. »

Extrait : « Un artiste crée et modèle ses mondes à son image. Il est un Dieu qui ne se connaît pas, alors la question se pose de ses personnages. A-t-il le droit de les abandonner ? »

Caitline s’était rendu chez son éditeur avec les derniers chapitres réécrits. Il l’avait gentiment sermonnée sur sa venue tardive puis l’avait conduite dans son salon personnel qu’il possédait au rez-de-chaussée de la maison d’édition. Salon qui donnait sur une verrière lumineuse que la jeune femme appréciait chaque fois de redécouvrir. Il lui avait servi un thé accompagné de petits gâteaux au citron puis la discussion s’était engagée alors qu’il parcourait les feuillets dactylographiés en y griffonnant quelques annotations, de temps à autre. La jeune femme l’observait en silence ; son maintien décontracté et son profil au front large et serein respiraient la franchise et l’honnêteté. Cet homme avait le don d’apaiser chez elle les tensions que l’écriture amenait parfois.

— Puis-je vous soumettre une idée, Caitline ?

Il avait relevé la tête et l’étudiait à l’instar d’un maître prospectant chez son apprenti ou son égal, une trace de cet amour de l’art et de l’esthétisme qui l’habitait lui-même.

— Ai-je jamais réussi à vous l’interdire, Stefan ?

Ce dernier lui sourit et saisit sa tasse de thé avant d’en avaler une gorgée brûlante qui le fit grimacer.

— Je ne crois pas, non.

Il la scruta de manière plus appuyée et avança, certain de ce qu’il déchiffrait, en cet instant, chez elle :

— J’ai l’impression que vous ne prenez pas suffisamment de recul, ces derniers temps. Je me trompe ?

Ne se dérobant pas à son regard transparent, elle demanda, curieuse de découvrir la source de sa réflexion qui trouvait un écho en elle :

— Sur quel critère vous basez-vous, cette fois ?

Ca y était, leur petit jeu coutumier avait recommencé. La lueur amusée dans le regard de l’éditeur prévint Caitline qui s’en divertit à son tour.

… … …

Interview de Déviance

 

Présentez-nous votre ouvrage

Déviance est une romance vampirique qui met en scène le rapprochement entre une auteure de romans fantastiques et un vampire. Les personnages sont très émouvants, perdus comme ils le sont dans la passion qui ne fait que croître entre eux, en dépit de ce qui les oppose. De très beaux sentiments, un esthétisme au profit d’un relationnel puissant œuvrant au sein de l’univers ténébreux des ruelles tortueuses de York et des antres rocheux des Yorkshire dalls.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Plusieurs messages, en fait. En tout premier lieu, le mythe de l’écrivain dont les personnages naissent à la réalité et dont on ne sait plus s’ils sont réels ou bien simples créations mentales de l’écrivain. Un autre message se rapporte aux effets dévastateurs de la société de consommation et ses modes non raisonnés. Un troisième message décrit la relation entre l’écrivain et l’éditeur, ce qu’elle devrait être et ne pas être. Mais il y a d’autres messages.

D’où vient l’originalité de votre écriture ?

Mon écriture se veut esthétique et sensuelle, se pose sur les choses afin de les observer pour mieux faire goûter au lecteur le plaisir de ce qui l’environne : un arbre, un fleuve, un jardin, les décors décrits dans leur contexte, l’humanité transcendée des personnages. J’ai réalisé une étude poussée de la région et de l’époque pour amener le lecteur à plonger dans une réalité qui n’est plus celle du monde tangible, mais qui est tout autre, afin qu’il la ressente et s’en imprègne. Les lieux : l’Angleterre avec sa région du Yorkshire avec ses antres rocheux, et York dont on dit qu’elle est la ville la plus hantée d’Angleterre. L’époque : autour des années 1958.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Chacun de mes livres provient d’un rêve fait au milieu de la nuit, d’une vision particulièrement intense et dont je rattache une onde qui me portera ensuite, chaque fois que je me mets à l’écriture de l’histoire en question. Chaque histoire, et j’en ai plus d’une vingtaine en cours à différents niveaux de réécriture, possède son onde caractéristique qui est mon fil conducteur.

A quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?

Mon ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux relations de passion entre les êtres, quels qu’ils soient. A tous ceux, jeunes adultes, mais aussi adultes matures, qui apprécient les belles lignes et les réflexions sur l’existence que je glisse régulièrement dans mes œuvres. Des hommes et des femmes, bien que je crois que les femmes ont une plus grande attirance pour ces thèmes.

Quels sont vos auteurs/es fétiches ?

Mes auteurs préférés sont ceux qui écrivent du fantastique et de la science-fiction et qui savent allier comme j’essaie de le faire, la passion, la découverte de mondes ainsi que la science et la technologie, et intégrant des réflexions sur le monde tel qu’il est et tel qu’il pourrait être. Ainsi, Clive Barker avec Imajica et le Royaume des devins, Louise Cooper avec le Maître du Temps, Bram Stoker avec Dracula, Stephanie Meyer, auteur des Âmes Vagabondes et de Twilight, Bernard Simonay avec Phénix et son roman de la Belle et la Bête, Ayerdhal avec la Bohême et l’Ivraie et Transparences, Anne Rice avec sa saga des sorcières et ses chroniques des vampires, enfin Brandon Sanderson avec Fils des Brumes, mais aussi Fiona Mc Intosh avec Le Don, et enfin Pierre Bordage avec les Guerriers du Silence. Et tous les autres livres de ces auteurs, mais il y en a bien d’autres, aussi bien de fantastiques que de science-fiction. Jimmy Guieu, dans ma toute jeunesse, a été l’un de mes favoris.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

J’aime raconter des histoires aux enfants et aux adultes, afin de les entraîner dans des univers qui les captivent au point que la vie devient source de création perpétuelle, et qu’ils en oublient leur quotidien. J’aime les amener à rêver à leur tour et magnifier leur existence qu’ils croyaient jusque-là sans poésie et sans but.

Livre également en commande sur le site de l’éditeur : www.5senseditions.ch

Chloé Wittwer : contact@5senseditions.ch

Auteur : Christine Barsi : mail : contact@christinebarsi.com

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