Christine Barsi

Auteur de romans fantastiques et de science-fiction

Category: Extraits de textes choisis – Le Cycle des Trois Marches

Poème Le Chant du Mutant

Poème : Le Chant du Mutant,

– Les légendes Obscures

POÈME SE RATTACHANT AU MONDE DES TROIS MARCHES

  • Il bringuebalait sa carcasse,
  • A la face des hommes,
  • Relevant les outrages d’un monde en perdition,
  • D’un monde où les ondes et la nucléarité,
  • Avaient pesé sur son être comme autant de grêlons cinglants,
  • Fauchant son aura, foudroyant sa vitalité, engendrant sur son corps
  • Autant de déviations pernicieuses,
  • Qu’il lui avait fallu appréhender et transformer,
  • Afin que survive le corps.

 

  • Il y était parvenu, luttant pied à pied avec la destinée,
  • Luttant pied à pied avec chaque rayon mortifère,
  • Pour transcrire en lui le message de mort,
  • Le reproduire, puis le recracher, l’éjecter de lui et de son univers,
  • Retirer la pourriture, ou la convertir,
  • Pour rejaillir en une dynamique éclatante, loin au-dessus de la mêlée..

 

  • Ainsi que le mutant, l’existence doit être affrontée, traduite et transcendée.
  • Accompagnons le chant du Mutant, chantons avec lui,
  • Confrontons-nous, ainsi que lui, au ferment de vie.

 

 

Poème Oshaën, contes d’Adhen

Poème : Oshaën,

– Contes d’Adhen

 

Poème se rattachant à l’univers des Trois Marches
Oshaën, contes d'Adhen illustrés

Oshaën, contes d’Adhen illustrés

 

Oshaën, à l’Ouest d’Adhen,

Grenelé d’ilots à perte de vue,

Un territoire comme il n’en existe pas,

Vaste océan dévorant de ses eaux les terres alentour.

L’onde perlée de ses acides balaye de ses miasmes les côtes fragiles du Troisième Territoire,

Sur ses bords, les limons insalubres tremblent de ses assauts.

 Les poussières acides de chacun de ses coups de boutoir,

Submergent ses rivages lors des jours de grands vents,

Jusqu’au centre même de Teralhen.

Au contraire des tumultes des océans de l’ancienne Terre,

Ses eaux dévoreuses de chairs,

Ne se meuvent qu’en de lentes impulsions hypnotiques,

Aucune marée décente qui ne se peut qualifier.

Oshaën, dans les contes d'Adhen, Cycle des Trois Marches

Illustre le poème Oshaën, dans les contes d’Adhen, Cycle des Trois Marches

 Et s’il n’était que cela, mais non !

Sa zone portale subit les jeux recrudescents,

Des forces rivales pour un périmètre marchand.

Sur la route du négoce, ses vaisseaux de ligne,

Amorcent leur approche, dérivant précautionneusement,

Arborant fièrement les emblèmes luminescents,

De leur appartenance à l’Intergalactique Union,

L’une des compagnies du commerce de l’Alliance, parmi les plus prisées,

Tandis que tels des bancs d’insectes invasifs, les navettes de liaison

Orientent leur nez frondeur vers la zone de débarquement.

Le tarmac se peuple des sempiternels négociants et camelots,

À l’affût des gros pourvoyeurs, des faiseurs de rêves,

Mais combien ne verront que le superflu ?

Combien de ceux-là iront plus loin que le visible,

Pour connaître les richesses et les tribulations,

Des marins d’Adhen et de leurs chants de vie ?

 

Poème La place des Marthress

Poème : La Place des Marthress,

– Contes d’Adhen

 

Poème se rattachant à l’univers des Trois Marches
Armoiries

Armoiries

  • C’était jour de marché sur Teralhen.
  • Ses places regorgeaient de chalands, les aboyeurs,
  • Leurs vociférations crayeuses captaient les attentions des promeneurs.
  • Les paniers des femmes se garnissaient en cadence,
  • De légumes et de fruits des territoires de Vaal Aêir,
  • De larves de palabenhs cueillies dans les troncs de Faureciey,
  • De myriades d’animalculs de la Bland.
  • Et puis soudain, venant interrompre le troc paysan,
  • Sur l’une des places favorites de Teralhen,
  • Une invasion de marthrs, sortes de monstrueux rongeurs,
  • Atteint par des mutations grotesques qui leur attribuaient,
  • des appendices auditifs trainant au sol, une tête disproportionnée,
  • dont les dents étaient des sabres et les yeux de métal
  • Et dont les opercules se fermaient et s’ouvraient à un rythme infernal.
  • La peur. La terreur ! Les cris. Les cris….
  • Désorganisation, fuite en avant, hurlements,
  • Quand l’un de ces spécimens déviants heurtait les pauvres gens.
  • Il fallut que l’armée du gouverneur de l’époque,
  • Vienne chasser la faune belliqueuse et menaçante,
  • De sous les pas des villageois de la Place.
  • Depuis ce jour-là, l’on parle de la Place des Marthress,
Forêts et rivière

Poème La ballade de l’histrion

Poème : La ballade de l’histrion,

– Les légendes de Balthnaïr racontées par Ethan

POÈME SE RATTACHANT AU MONDE DES TROIS MARCHES
Créature mythique

Créature mythique

  • Par-delà les vallées glaciaires de Vaal Aêir, est une forêt sans limites,
  • Où vit le peuple des balths aux silhouettes longues et fines,
  • Il en va de ceux-là comme les arabesques des rivières aux flots lents,
  • Leurs gesticulations hypnotiques en font des êtres pittoresques, flottant dans le courant,
  • Mais une fois accrochés aux branches de leurs précieux arbres,
  • Leurs pantomimes burlesques et leurs caricatures cocasses,
  • En font des histrions, des baladins, des acrobates et comédiens hors paires,
  • Que l’on s’arrache dans les foires et les agapes festives de Teralhen.
  • Au sol, s’ils sont tout à la fois grotesques, comiques et hilarants, mais ils peuvent être aussi,
  • sur les fils des feuilles des arbres, funambules, équilibristes détonants et acrobates virtuoses,
  • De vrais augustes bouffons faisant tout à la fois rire et pleurer selon leur degré de causalité.
Les sommets enneigés du côté de Bonneval sur Arc

Poème : Les ãelfynjis,

– Les légendes de Balthnaïr racontées par Ethan

Poème se rattachant au monde des Trois Marches

 

  • Au sein des vallées glaciaires perdues au fin fond de Vaal Aêir,
  • Gisent les ãelfynjis, ceux du peuple gracieux,
  • Armés de lances et de coutals, ils puisent leurs forces dans leurs pieds agiles,
  • Leurs courses dans le vent se fondent à leur vallée de glace,
  • Pudiques et malicieux, ils se mêlent aux éléments premiers,
  • Apparaissant et disparaissant au gré de leur humeur volage,
  • Au gré de leurs émois et de leurs intuitions, se nourrissant de l’air blanc et froid,
  • De leur chère vallée, que leurs empreintes piétinent et foulent,
  • Ils harcèlent les voyageurs imprudents qui empruntent en tremblant,
  • Leurs espaces laiteux et prohibés,
  • Éperonnent le dos des draegkens géants, ils harcèlent les égarés,
  • Franchissent les cols et défilés neigeux,
  • Pour enfin pénétrer les mystères aux confins de leurs terres.

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