Christine Barsi

Auteure de romans fantastiques et de science-fiction

Étiquette : Teralhen

Extrait de Teralhen « De la symbiose en architecture »

Extrait de Teralhen « De la symbiose en architecture »

Illustre le monde de Teralhen - Pixabay

Illustre le monde de Teralhen – Pixabay

Un instant, il leva les yeux de l’analyse qu’il approfondissait, en vue du prochain cours de prymm-amh. La bibliothèque était silencieuse et agréablement déserte à cette heure. L’archiviste vaquait à quelques classements de bouquins, à l’autre bout de la salle. Rasséréné par l’atmosphère feutrée des lieux, Paüul se replongea dans le sujet d’évaluation architecturale et de ses champs connexes. Le domaine était vaste et faisait appel à de nombreuses techniques et procédés intervenant dans la conception et la réalisation des œuvres dont la finalité expressive abordait l’essence même des arts, pour peu qu’on ait la fibre. Tout était symbolique dans cet art démesuré auquel se mêlait, aussi divergente qu’elle puisse l’être, la vision des créateurs. Les « holos au dixième » avec lesquels se divertissaient les étudiants de seconde année ouvraient de nombreuses opportunités de tester la matière et ses jeux infinis. Ainsi la lumière et les particules, les ondes et les flux, tout corps de matières et d’émissions que l’on pouvait masquer ou mettre en exergue à volonté, à des fins de mise en scène particulière.

L'univers de Teralhen

L’univers de Teralhen

Paüul aimait se distraire avec ces concepts et faire naître la vie dans ses trames spéculatives, amener à l’existence ses bâtisses et ses parcs. Dans chacune de ses tentatives holos, il s’évertuait à adapter le bâtiment à l’humain dans une volonté de recréer, non pas un univers à son image, mais plutôt un univers symbiotique dans lequel l’homme s’épanouirait au milieu de l’univers global. Le Grand Tout esthétique au sein duquel l’homme, la faune, la flore et leur environnement se mêleraient en un tout existentiel dans l’unique but d’une survie infinie. S’inspirer des écosystèmes à des fins de mutualisme homme-animal résumait son sujet d’étude favori. Il l’avait choisi du fait même de la controverse qui nourrissait leurs cours sur les buts essentiels de l’architecture.

 

À l’instar de quelques autres étudiants suivant le courant de pensée d’un petit nombre de professeurs dans cette matière, il souhaitait fondre les formes et les essences qui imprégnaient les êtres et leur monde. L’extrapolation des formes d’existences animales et végétales au phénomène humain suscitait toutes sortes d’interrogations sur les interactions prenant place entre les hommes et leur environnement. Un legs universel des bien-êtres individuels et sociaux porté par une coévolution sans mécanique de contrôle limitative. « De la symbiose en architecture », tel serait le sujet de sa thèse à la fin de cette seconde année.

 
Christine- Barsi-Teralhen

Christine- Barsi-Teralhen

En attendant, il avait tout intérêt à se remettre à plancher sur le fonctionnement des systèmes et sous-systèmes régissant l’existence du petit monde fermé des étudiants, des professeurs et chercheurs de PolHaut, s’il voulait assurer sa prochaine présentation factuelle et temporelle qui lui était demandée pour l’après-midi même. Et imaginer tous les éléments éco systémiques qui sous-tendaient un centre aussi vaste que l’école dans son fonctionnement global des « déchets producteurs de ressources » était pour le moins prometteur de maux de tête phénoménaux, même pour lui qui se passionnait pour le sujet. Paüul oublia tout le reste pour ne plus penser qu’en termes holos tout ce qui touchait de près ou de loin à un complexe de bâtiments et de sa logistique intégrée.

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Interview Vidéo de l’auteure – Mai 2019

Vidéo de mon interview par Gérard Confino, sur Planète Gaïa TV

Mai 2019

Gérard Confino, qui gère notamment la chaîne Planète Gaïa TV s’est rendu chez moi pour réaliser cet interview filmé. Merci à toi, Gérard !

Je m’y présente ainsi que mes romans :

DévianceTeralhenMutagenèse et L’éveil du Dieu Serpent

Vidéo Planète Gaïa TV - Mai 2019

Vidéo Planète Gaïa TV – Mai 2019

Les sommets enneigés du côté de Bonneval sur Arc

Poème : Les ãelfynjis,

– Les légendes de Balthnaïr racontées par Ethan

Poème se rattachant au monde des Trois Marches

 

  • Au sein des vallées glaciaires perdues au fin fond de Vaal Aêir,
  • Gisent les ãelfynjis, ceux du peuple gracieux,
  • Armés de lances et de coutals, ils puisent leurs forces dans leurs pieds agiles,
  • Leurs courses dans le vent se fondent à leur vallée de glace,
  • Pudiques et malicieux, ils se mêlent aux éléments premiers,
  • Apparaissant et disparaissant au gré de leur humeur volage,
  • Au gré de leurs émois et de leurs intuitions, se nourrissant de l’air blanc et froid,
  • De leur chère vallée, que leurs empreintes piétinent et foulent,
  • Ils harcèlent les voyageurs imprudents qui empruntent en tremblant,
  • Leurs espaces laiteux et prohibés,
  • Éperonnent le dos des draegkens géants, ils harcèlent les égarés,
  • Franchissent les cols et défilés neigeux,
  • Pour enfin pénétrer les mystères aux confins de leurs terres.

Audio Le Bion et le Kair

Audio Le Bion et le Kair

L’audio Le Bion et le Kair correspond à l’un des chapitre de Teralhen, le Tome 1 du Cycle des Trois Marches, un roman de science-fiction.

Je vous en souhaite bonne lecture,

Couverture de Teralhen, Cycle des Trois Marches

Christine Barsi – Teralhen (Tome 1 du Cycle des Trois Marches)

 

Présentez-nous votre ouvrage

Couverture de Teralhen, Cycle des Trois Marches

Couverture de Teralhen, Cycle des Trois Marches

Au centre d’une épopée de science-fiction, Teralhen est une très belle histoire d’amour, en même temps que sont traités des sujets tels la science des mutations, une réflexion sur la gestion de conflit et la multiplicité des origines et leurs richesses inhérentes, ou encore une certaine vision d’une bioarchitecture avant-gardiste dans laquelle l’homme s’épanouit au sein d’un univers global.

Teralhen, le tome 1 du Cycle des Trois Marches, met en scène des mondes et des êtres aux prises avec les mutations. Les déviances qui se multiplient engendrent des désordres aussi bien humains que politiques. Une ambassadrice de haut niveau, appartenant à la plus en vogues des sociétés de médiation, au sein de la confédération des Trois Marches, doit se surpasser quand lui parvient le dossier brûlant de l’une des créatures les plus redoutées. Entre ces deux personnages l’attraction est puissante et immédiate, et amène leur environnement à réagir et à les séparer avant que l’ordre en place ne soit irrémédiablement modifié.

Avez-vous un sujet de prédilection ?

 Oui, de nombreux sujets privilégiés. Sous couvert de passions torrides, mes romans traitent régulièrement de sujets scientifiques très divers, d’éthique, de mutations et d’aptitudes psychiques, dans des contextes de science-fiction la plupart du temps, mais également de fantastique (vampires et loup-garous). Des sujets tels la génétique, l’écologie, l’éthologie, mais aussi la bionique, l’énergie plasma, la robotique et l’astrophysique, voire de civilisations occultes au sein même des mégalopoles humaines. Mais il y en a tant d’autres…Viennent s’y greffer l’humanitaire et la philosophie. J’y inclus les sujets de société actuels, et porte généralement mes personnages principaux vers des métiers scientifiques ou diplomatiques, mais pas seulement ; certains sont des aliens ou des mutants.

 Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Plusieurs messages, en fait.

En tout premier lieu, la diversité des peuples s’avère un atout pour nos civilisations et non pas un handicap,

Un autre traite du sujet des grands de ce monde et des lobbies qui utilisent la faiblesse humaine et s’en servent discrètement pour leurs expérimentations.

Un autre insiste sur le fait que les êtres, qu’ils soient humains, animaux ou bien végétaux, ont tous un rôle à jouer, et au lieu de maltraiter ceux qui ne nous ressemblent pas en apparence, il serait judicieux de les observer et d’appréhender tout ce qu’ils ont à nous offrir ; l’immensité de leur contribution est incommensurable. L’humanité se transcendera le jour où elle aura compris que nous sommes tous impliqués, et qu’apporter son aide et son amour à la faune, à la flore et à l’humanité divergente nous fera dépasser un seuil qui nous propulsera loin vers la compréhension de soi et des autres.

Un autre message encore, immanent dans mes romans, traite de spiritualité.

Pourriez-vous nous citer un passage de Teralhen ?

En voici un :« Il y eut du remous dans les gradins, au sein d’un petit groupe de pèlerins, tandis que la séance s’achevait temporairement. Un éclat de voix brisa le silence austère de l’assemblée, contraignant certains à se retourner en direction du cercle rituel au centre de l’architecture impressionnante pour consulter le grand prêcheur, l’orateur officiel désigné pour la cérémonie, toujours dressé près de  la tribune. Celui-ci lança un regard incisif au réactionnaire. Les échanges au sein de leur rassemblement étaient encouragés, les dissensions admises dans la mesure où celles-ci conduisaient à une acceptation d’un compromis qui satisfaisait chacun et tous. Les Trois Marches ne pouvaient fonctionner sans consensuel intelligent. Leur idéologie tenait à ce fondement, où chaque accord était obtenu sans formalisme excessif et reflétait l’opinion de chacun de ses membres. »

D’où vient l’originalité de votre écriture ?

Mon écriture mêle la simplicité des mots et du quotidien avec la complexité des mondes, des êtres et des sujets qui me tiennent à cœur. Tout à coup, au détour d’un chapitre ou d’un paragraphe, survient une envolée technique ou philosophique. Ces petits trésors se dissimulent régulièrement dans mes écrits. Il faut vouloir aller les découvrir.

Dis autrement, en lisant mes livres, les lecteurs se gorgeront d’émotions et de passion, mais également appréhenderont, chaque fois, une ou plusieurs connaissances nouvelles au travers des sujets scientifiques et techniques que j’aurais au préalable assimilés et vulgarisés lors de la construction du projet littéraire.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Comme pour mon livre fantastique Déviance, l’inspiration me vient d’un rêve, d’une vision particulièrement intense dont je rattache une onde qui me portera ensuite, chaque fois que je me mets à l’écriture de l’histoire en question. Chaque histoire, et j’en ai plus d’une trentaine en cours à différents niveaux d’achèvement, possède son onde caractéristique qui est mon fil conducteur.

A quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?

Mon ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux relations de passion entre les êtres, quels qu’ils soient. A tous ceux qui apprécient les belles lignes et les réflexions sur l’existence que je glisse régulièrement dans mes romans. Si l’on affirme généralement que le domaine de la science-fiction captive davantage les hommes, ce n’est pas le cas pour Teralhen qui contient un émotionnel fort mêlant des sujets tout aussi forts que les femmes seront les premières à apprécier.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

J’ai plus d’une trentaine de projets en cours dans ce domaine à différents niveaux de constructions, mais d’ores et déjà quatre romans plus ou moins finalisés dont le tome 2 des Trois Marches. Les trois suivants sont des romans de science-fiction. Je souhaite les faire éditer sur un rythme de deux romans par ans. Ce qui nécessite une énorme quantité de travail mais je m’y suis préparée.

Quels sont vos auteurs/es fétiches ?

J’ai déjà cité un certain nombre de mes auteurs préférés dans le cadre de l’édition de Déviance, alors je vais me cantonner, ici, plutôt aux écrivains de SF qui traitent de sujet qui ont su capter mon intérêt, la passion, la découverte de mondes ainsi que la science et la technologie, et intégrant des réflexions sur le monde tel qu’il est et tel qu’il pourrait être. Jules Vernes, George Orwell, H. G Wells avec « La Guerre des Mondes », Philip K. Dick avec « BladeRunner », Isaac Azimov avec « le Cycle de Fondation », A.E. Van Vogt avec « A la poursuite des Slanh », Jack Vance, Pierre Bordage avec « Les guerriers du Silence », René Barjavel, Franck Herbert avec « le Cycle de Dune », Aldous Huxley avec « Le meilleurs des mondes », Bernard Simonay avec « le Cycle de Phénix » et enfin Jimmy Guieu qui a été l’un de mes premiers et de mes favoris avec notamment E.B.E 1 & 2.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

J’aime raconter des histoires qui entraîneront mes lecteurs dans des notions bien plus immenses que celle du quotidien. J’aime leur faire partager mes passions pour les connaissances scientifiques et techniques, aussi bien que spirituelles et philosophiques. L’existence est une source perpétuelle de miracles pour ceux qui s’ouvriront à leurs mondes intérieurs et qui sauront ensuite les reconnaître comme tels. Créer est l’étape essentielle pour devenir l’être que l’on a toujours rêvé de devenir. Bernard Shaw disait : « Vous voyez des choses et vous dites : « pourquoi ? » Mais moi je rêve de choses qui n’ont jamais existé et je dis : « pourquoi pas ? » »

Livre également en commande sur le site de l’éditeur : www.5senseditions.ch

Chloé Wittwer : contact@5senseditions.ch

Auteur : Christine Barsi : mail : contact@christinebarsi.com

 

 

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