Christine Barsi

Auteur de romans fantastiques et de science-fiction

Poème Les Mondes Déviants

Poème : Les Mondes Déviants,

– Le Cycle des Mutants

 

Poème se rattachant à l’univers des Trois Marches
Créature du Cycle des Mutants - flammes

Créature du Cycle des Mutants – flammes

  • Tes yeux sont des joyaux
  • D’un vert comme il en existe peu.
  • Pierres précieuses,
  • Émeraudes, turquoises ou malachites,
  • Le mystère de ton regard m’inspire.
  • Toi, le déviant,
  • Toi, dont le sort, hélas,
  • T’emporte vers des contrées inexplorées,
  • Des existences laborieuses,
  • amères ou escarpées,
  • Porteuses d’entraves,
  • Dont les chaînes se referment,
  • Plus souvent qu’à leur tour.

 

  • Je ne suis que si peu de choses,
  • Auprès de ton aura qui ne transparaît,
  • Que lors de séquences rares,
  • Réservées uniquement,
  • Aux êtres qui te méritent.
  • Accepte-moi, ainsi que le trophée,
  • D’un chasseur en mal de proie.

 

  • De quel monde viens-tu, Déviant ?
  • De quelle éternité lointaine ?
  • Qui ne se révèle que sous le joug
  • De quelques occasions exceptionnelles.
  • Je suis prêt à te surprendre,
  • Je suis prêt à t’écouter,
  • Pour peu que ton regard se voile pour moi,
  • De ce murmure d’humanité,
  • Tout à l’intérieur de toi,
  • Qui ne se transcende que pour quelques êtres, ou quelques faunes,
  • Exempte du poids commun des clichés,
  • Exempte de la banalité collective,
  • Qui aveugle et qui hurle au loup,
  • Chaque fois qu’une divergence,
  • Heurte son sens basique.

 

  • Je suis prêt,
  • À vivre à tes côtés,
  • Cette existence de marginalité,
  • Qu’amènent invariablement,
  • Tes différences huées de la plupart,
  • Mais loin d’être ce que je porte en moi,
  • De compréhension à ton égard.
  • Accepte à ton tour,
  • Cette vision de mon être,
  • Qui se repait de ta beauté intrinsèque
  • De cette robe d’inhumanité,
  • Qui te couvre ainsi qu’un linceul,
  • Alors même, que tu ne le portes,
  • Que pour t’isoler du regard de haine,
  • De ceux qui ne supportent,
  • Aucune des distinctions,
  • Qui font de toi ce que tu es.

 

  • Moi, je suis prêt,
  • Pour toi,
  • Pour ton existence précaire,
  • Loin de la meute des singes hurleurs.
  • Moi, je suis prêt,
  • Pour toi,
  • Pour t’accompagner toujours,
  • Là, où te mèneront ces différences,
  • Qui sont ta marque et ton insigne,
  • Qui sont le symbole des innombrables déviances,
  • Qui font de toi, cet amant que j’implore,
  • Afin de m’extraire de la fange,
  • Et d’adopter ces idéaux qui t’inspirent,
  • Autant qu’ils m’inspireront.

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