Christine Barsi

Auteur de romans fantastiques et de science-fiction

Category: Essai

Méduse

La Pluie

LA PLUIE

 

La pluie, inlassablement tombait, ce matin

Tel un messager des cieux, trouvant son chemin,

Animée par la vie de tous les éléments divins,

En son sein.

Méduse

Comme une bulle gazeuse,

Née proton ou bien neutron,

Un animalcule agité dans cette masse nuageuse,

Fait frémir son cocon.

 

Dans cet élément fluide, il a trouvé la vie,

Protection éphémère et oh ! Combien mensongère !

De cette fange amère, il a trouvé sa mère

Cette nasse liquide qui ravira sa vie.

 

Comme cette particule, nous sommes,

Nous, les hommes,

Inconsistants, mais présents,

Dans le temps.

 

La vie mesquine et les famines,

Nous tiennent en haleine.

Mais telles des phalènes,

Notre vie se termine, ou se ravine.

 

Mais cette fin, jamais ne l’atteindra,

L’homme qui sommeille puis s’éveille.

Il entendra l’hosanna qui le ravira,

Au moment de l’éternelle veille ;

 

Nous laissant croire à la gloire

Éternelle …

Pierrot

Qui pourrait comprendre, en dehors de toi ?

Qui pourrait comprendre, en dehors de toi ?

 

Qui pourrait comprendre,

Ce qui en nous, ne fonctionne pas,

Qui pourrait nous dire,

Ce qui, en nous, se dissimule,

Personne hormis, notre conscience,

Qui se terre, qui se moque,

Sachant beaucoup,

N’offrant que rarement,

À qui écoute et s’ouvre.

 

Toi,

Écoutes-tu ?

Toi,

T’ouvres-tu ?

Qui le pourrait,

Sinon, toi ?

 

Toi, et chacun d’entre nous,

Toi et moi,

Toi, moi et nous,

Eux,

Nous tous, à la fois.

Ouvre-toi et écoute,

Le chant du monde,

Qui murmure, qui chante, s’élève,

Tente de se faire entendre.

Hélas,

Pour si peu d’entre nous !

 

Je pleure de cette indifférence,

Je pleure de notre indifférence,

Si commune,

Si austère,

Qu’elle en devient d’un ennui monstre,

Que personne ne voit plus.

 

L’homme est-il ce monstre ?

L’homme est-il ainsi,

Vraiment ?

Où, n’est-ce qu’une façade nauséabonde ?

Une fausse pudeur devenue véracité profonde.

Non, l’homme n’est pas cet homme,

L’homme n’est pas ainsi.

L’homme est plus,

Tellement plus !

 

Falaise Ecran

Simple protection,

Simple bouclier, armure ou mur d’abîme,

Au travers duquel,

Il se débat,

Pour pallier le froid,

Pour laisser transparaître,

En un effort immense,

Son moi, son vrai moi,

Puissant et riche,

De toutes les promesses d’un monde en devenir.

 

L’homme est tout cela,

Envers et contre tout.

mes partenaires

La mer et les falaises de Fécamp et Etretat

 

mes partenairesCes falaises dominant l’océan et dardant vers les cieux leurs éperons de pierre et de granit,

Dessinant des formes étranges et singulières,

Creusées par l’océan.

La houle s’engouffrait sous les dômes et les voûtes,

Le vent et les courants marins avaient forgé ces citadelles, taillées dans le rocher à même la falaise.

Un pont merveilleux dans la mer, donnant passage à quelques êtres inconnus,

Lieux magiques créés par les fées de la mer pour quelques rites anciens.

Les mouettes et quelques touristes audacieux se risquaient sous les frondaisons.

Un Dieu sommeille en nous :

Un matin, à mon réveil, j’ai réalisé que j’étais en train d’écouter un personnage dans l’un de mes rêves, alors que je pensais également  à autre chose, en provenance d’un tout autre sujet, d’une toute autre direction. Ce que j’en ai déduit sur l’instant, c’est qu’il existe en nous plusieurs couches communiquantes, en parallèle, dans le même cycle de temps. Est-ce l’un des concepts de Dieu ? Serions-nous des dieux, à notre manière, en dépit de tout ce qui pourrait nous en éloigner ?

christine barsi

L’auteur

Et si j’étais Président ?

 

 

 

Et si j’étais à la tête de mon pays ?

Je dois repenser notre culture ; il y a tellement de choses à revoir, de choses à résoudre, à démanteler et renormer. C’est terrible.

Comment s’y prendre ? Par où commencer ?

Par quel bout épingler ce nouveau sacerdoce ?

Imaginez !

Pourtant, cela pourrait survenir pour chacun d’entre nous.

Chacun d’entre nous ! Et je pèse mes mots.

Alors ?

Eh bien, tout a un commencement, n’est-ce pas ?

Prenons donc les évènements par un bout, quel que soit ce bout. Cette quotité d’élément.

N’importe lequel nous mènera de toute façon dans l’éminent engrenage. N’importe lequel je vous assure !

Pourtant, les doutes sont innombrables. Pourquoi serions-nous « celui » qui maîtrise le grand improbable ?

Tous ces gens ; ces masses de gens. Ces foules !

C’est presque douloureux à appréhender, insaisissable et tout à fait inconcevable.

Pourtant, c’est ainsi. Il en faut un. Et ce « un », c’est moi… ou vous.

Alors, enfilons les bottes ; les bottes du professionnel, de celui qui fait croire que ce rôle est pour lui.

Finalement un rôle d’acteur ; un simple rôle d’acteur. Sur scène, il suffit d’y croire soi-même ; et d’y faire croire. C’est aussi élémentaire que cela. Croire et faire croire.

C’est à moi ! C’est à nous ; on filme.


Un bout a-t-on dit.

Lequel. Lequel vais-je choisir, sachant qu’un autre aurait peut-être pris un autre bout du problème, du vaste champ d’expérimentation.

Moi je vais prendre le temps de l’analyse. Je ne veux pas me presser sur ce point. Je vais beaucoup parler, échanger, débattre, me battre.

Devrais-je penser à endosser une personnalité d’un bord ou d’un autre ? Une valence qui plaît, un comportement dont la dominance serait irrésistible autant que fictive ou réaliste. Réaliste ?

Qu’est-ce que ça signifie de toute manière ? Peut-être pas autant qu’on veut bien nous le faire croire.

Je crois que là encore, l’identité n’a que peu d’importance. Je pourrais être noir ou blanc, ou basané, ou rouge, ou jaune, ou… ce qu’on veut. Mais pas un animal, pas un végétal. S’arrêter sur une couleur, un statut, un diplôme, un parti. Ce serait absurde, incohérent. Aucun sens.

J’oublie donc mon identité pour ne penser qu’à celle que je veux obtenir pour ces foules. Je dois m’oublier, pour me plonger dans le bain communautaire et ne plus penser qu’à ce qui serait le mieux pour tous.

Alors pas de couleur, pas de statut, ni de richesse ou de pauvreté. Je m’en fous. On s’en fout tous.

Voilà ! Le postulat est posé.

Ah ! J’oubliais, la religion ! Faut-il l’intégrer dans le projet ? Pourquoi le ferais-je ? Pourquoi le ferions-nous ? C’est comme la couleur.

Non, le seul postulat à retenir pourrait être la pensée.

Les schémas de raisonnement sans le parasitage de toutes ces identités superflues.

Powered by WordPress & Theme by Anders Norén