Christine Barsi

Auteur de romans fantastiques et de science-fiction

Catégorie : Extraits de textes choisis – Déviance

La dualité

La dualité…

 

Pierrot

Pierrot, poète à ses heures

« Une dualité. Ce monde n’était constitué que de dualités. Il y avait le matériel et il y avait le spirituel, il y avait la réalité et la fiction, le bien et le mal, l’homme et la femme, la lumière du jour et les ombres de la nuit, et tellement d’autres dichotomies. Est-ce ce qui faisait le charme de cet univers ? Ou bien n’était-ce que l’agencement des éléments entre eux qui en faisait la diversité et l’intérêt ? La jeune femme n’aurait su dire mais il lui semblait qu’elle se situait elle-même en plein milieu de l’une de ces dichotomies qu’était la stabilité d’une vie saine et paisible, ou bien l’incursion dans les périples d’une existence beaucoup plus incertaine, côtoyant les impondérables et les frasques expérimentales, entraînant des rebondissements inattendus et un futur en marge de la vie et de la  mort… ou de la folie. »

Mon manuscrit…

« Mon manuscrit me hante. Comment pourrais-je poursuivre sans lui ? Mais aussi comment faire pour rejeter son emprise qui s’imprime sur mon être et le détourne de moi ? »

Le Rusé, le Malin…

« Le rusé, le malin, il a tout préparé, jusqu’à la fuite en son château. Ce dernier se dressait devant moi, avec ses pierres et ses tours, tel un dragon assiégeant la région. Il catalysait mes peurs, en même temps qu’il les éloignait de moi. »

Une enquête était en cours…

« Une enquête était en cours. Cloîtrée et l’âme recroquevillée par la peur, elle ne cherchait plus à savoir les évènements du dehors. Elle n’écrivait plus, ne pensait plus, repoussait toute sollicitation qui ne fut pas de l’intérieur. Comme chaque fois, ce fut son éditeur qui l’incita à reprendre sa narration. »

Quels sont ces mots…

 

« Quels sont ces mots que j’entends, cette confusion qui me prend ? Je ne suis plus moi-même et je crie depuis l’intérieur de mon être. Que m’a fait le démon dont je me suis entichée. Pourtant, je l’aime et lui ne peut m’extraire de sa propre chair. Captifs l’un de l’autre, avec cette soif en nous qui ne se tarit pas… »

 

 

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