Christine Barsi

Auteur de romans fantastiques et de science-fiction

Catégorie : Actualités (Page 2 of 4)

Audio L’auditorium

Audio L’auditorium

Remodelage ADN

Remodelage ADN

 Je me propose de vous présenter le même extrait mais écrit, cette fois et non plus audio.

L’auditorium

Cahier d’Avril Scott : C’est en mille neuf cent quatre-vingt qu’est développé le premier animal transgénique. Pauvre petite souris aux hormones de croissance en surcharge ! C’est le tour d’une plante, un an plus tard. Chacun transformé en fabrique de produits thérapeu­tiques, ou encore de donneurs d’organes. Jusqu’où iront l’incohérence et la haine de l’homme ; jusqu’où ira son inconscience meurtrière ? Et ses prétentions démentielles sur les autres espèces. Seul, le sage peut endiguer cet holocauste.

Bactérie transgène

Bactérie transgène

Au sein de l’auditorium de son unité de recherche, au cœur du centre d’affaires et de technologie d’Eveleigh, debout sur l’estrade surmontée d’un écran digital, Maur délivrait son discours bien huilé devant un cercle restreint de ses pairs, des patrons d’entreprises biotech pour la plu­part, afin d’annoncer les futurs artefacts émergeant des lignes de production de son biocluster.

Microscope

– Nos modélisations proviennent de notre matériel quantique relié à notre bonne vieille péninsule de San Francisco, ainsi qu’à un certain nombre d’autres tech­nopoles, du côté d’Adélaïde ici même, dans ce pays, de Bangalore en Inde, du Singapour Science Park à Singapour, en Chine, au Japon, en Europe et notamment en France avec Antipolis ; tous les axes économiques d’importance, à l’échelle mondiale. Comme la plupart d’entre vous le savent déjà, BioJadh est membre de l’Association Internationale des Parcs Scientifiques. Cet immense réseau mondial des technopoles nous assure un terrain relationnel riche d’op­portunités et un soutien infaillible. Ce choix du masque de personnalité n’est qu’un début, Messieurs ; il n’est que le précurseur d’une série qui ne va cesser de faire parler d’elle dans les mois et les années à venir. BioJadh, avec votre concours, compte aller bien plus loin dans ce secteur, en investissant notamment dans la communication neuro­nique.

ADN

ADN

La modélisation du fonctionnement des neurones et de leurs interconnexions s’avère déjà très avancée. Nous souhaitons nous appuyer sur la somme de connaissances d’ores et déjà emmagasinées sur le sujet, pour pénétrer ce domaine en y intégrant ce vaste champ d’applications que représente le génie biologique. Tout est permis désormais. Brisons le carcan des directives du Haut Conseil qui nous retiennent encore, et faisons fi des restrictions pour aller au-delà des limites et des interdits que nous imposent les normes mondiales. Il sera toujours temps d’intervenir et de mettre en place les mesures d’urgence adaptées, en cas de risque grave. Nous avons chacun dans nos escarcelles, la quincaillerie nécessaire pour enrayer n’importe quelle pan­démie génique. Plus la dissémination d’organismes recom­binés sera étendue, plus les autorités publiques auront de difficultés à les neutraliser et à entraver notre essor, et plus nos laboratoires auront de potentialités d’ouvertures pour agir. À nous tous, nous décapiterons le trop bien-pensant pour plonger dans un inconnu que nous seuls parviendrons à maîtriser.

Souris de laboratoire

Souris de laboratoire

Mais BioJadh ne s’arrêtera pas là, Messieurs.

Il y eut des applaudissements, puis la longue série de questionnements, de remarques et de suggestions inévi­tables avant que Maur puisse reprendre la parole, enrichir son exposé puis l’amener à la fin de la présentation, pro­mettant qu’il profiterait du prochain congrès pour aller plus avant dans son sujet. Il savait tenir son public en haleine et jouait parfaitement de son charisme, comme il savait que cette seule conclusion entraînerait les récalcitrants à venir assister à l’évènement et à la remise des travaux les plus prometteurs de cette dernière année.

Cette lecture s’achève ici. J’espère que je vous aurais donné l’envie d’en lire davantage. N’hésitez pas à vous rendre sur mon site : christinebarsi.com. À bientôt.

 

Audio Prologue L’éveil du Dieu Serpent

Audio Prologue L’éveil du Dieu Serpent

Envol du faucon

Envol du faucon

 Je me propose de vous présenter le même extrait mais écrit, cette fois et non plus audio.

Prologue

Cahier d’Avril Scott : Comment redéfinir un gène déviant ? Par le fait d’une manipulation extérieure ? Ou bien la réapparition d’une souche ancienne, au sein d’un nid d’organismes génétiquement modi­fiés ? La question paraît intéressante. Mais faudrait-il encore se la poser !

Une fin d’après-midi de ce printemps deux mille vingt-sept ; le soleil rouge embrasait les champs céréaliers à sa gauche et une prairie à sa droite, délimitée par une ran­gée de rondins mal écorcés qui s’alignaient le long d’un chemin de terre menant chez les agriculteurs du coin. Des trognes centenaires, dressées ainsi que des gardiens d’une autre époque, cernaient le cadre et l’horizon. Une pente herbeuse, inclinée, descendait dans leur direction vers une mare asséchée. Avril observa le vol d’un rapace qui allait et venait, de son nid tout en haut d’un tilleul, au poteau télégraphique en bordure du chemin. De ses ailes étroites, celui-là survolait les cultures les plus proches, en un gra­cieux glissé au-dessus des vastes étendues céréalières. De son point d’observation, Avril le suivit du regard un moment.

Faucon guettant sa proie

Faucon guettant sa proie

Quand il se mit en chasse, face au vent, la tête baissée, son vol devint stationnaire et ses battements d’ailes fréné­tiques, elle l’étudia plus attentivement. Il avait dû repérer sa proie, car très vite, il fondit vers le sol en piqué, à peu de distance. Elle put le distinguer plus franchement. Un Falco tinnunculus, le faucon crécerelle. Ses yeux noirs, sa tête et sa queue gris ardoise ainsi que sa poitrine mouchetée en témoignaient, comme tout à l’heure la succession de cris aigus : ki-ki-ki. C’était un mâle. Avril admira le contraste entre le jaune vif de ses pattes et de ses doigts, et le bleuté des épis dont la variante génétique pullulait dans la région. Le champ en était semé. Les hautes tiges transgéniques l’empêchèrent de distinguer les tentatives de l’oiseau pour saisir sa proie avec ses serres. Un rongeur, sans aucun doute.

La jeune femme imagina le bec crochu transpercer la peau du petit mammifère et se gorger de sa chair en un simultané stupéfiant. Une seconde, elle oublia ce qu’elle était pour se plonger pleinement dans la réalité présente du falconidé, empruntant son indifférence animale qui lardait de coups de bec la chair offerte, tout en goûtant l’ivresse sauvage de son espèce. Avril se révélait capable de faire cela au point d’en négliger sa propre personnalité et son appartenance à la race humaine. Elle ne savait pas d’où lui venait cette disposition singulière de son esprit à une telle malléabilité, mais celle-ci la fascinait ainsi qu’un maléfice dont on est l’objet, mais dont on ne souhaite pas malgré tout qu’il vous quitte. Elle n’en avait cure. Ce « don » ou cette « tare » lui permettait de parfaire sa connaissance des mœurs animales, aussi bien que des habitudes et des empreintes émotionnelles, imperceptibles, des plantes sous toutes leurs formes.

Pour l’éthologue qu’elle incarnait, cette manifestation de sa personnalité s’avérait un atout précieux qui faisait d’elle un être à part qu’elle ne galvaudait pas auprès de ses relations, détestant généralement parler d’elle-même et de ses particularités.

L’idée la fit rebondir sur une autre problématique actuelle. Ses associés rencontraient, ces derniers temps, des difficultés croissantes à dégotter des sponsors sensibles à leur anachronisme. Leur projet de parcs naturels, alternant les zones boisées et les prairies, intégrait une végétation de souche parmi les plus anciennes ; celle-ci ne comporterait aucune trace d’organismes génétiquement modifiés autre que les résistances acquises par l’incorporation aléatoire de transgènes et la sélection naturelle. Bien entendu, une faune qui ne subsisterait plus qu’en l’état de pré-extinction y aurait droit de cité.

Bientôt, plus personne ne s’intéresserait aux sciences qualifiées de « naturelles ». Plus de quatre-vingts pour cent des végétaux de ce monde étaient dorénavant assimilés d’une manière ou d’une autre à ces organismes dits « amé­liorés ». Et au sein même de cette proportion, plus de qua­rante pour cent n’avaient plus rien de « naturel » autre que leur nom d’origine que la junte industrielle, alliée à la mafia scientifique, ne s’était pas encore approprié au point de les renommer.

Champ de blé

Champ de blé

Avril s’était rendu, aujourd’hui, sur ce site agricole pour appréhender par elle-même les conséquences de ces macros cultures déviantes, et comprendre mieux les impacts en série que ces dernières déclenchaient. Ici, en l’état, la flore sauvage n’existait plus. Elle étendit son regard sur toute la surface supérieure du champ, tentant de cerner ce qu’elle espérait y dénicher. Il n’y avait que ces milliers de plants bleutés dans lesquels étaient incorporés les enzymes et bactéries censés accroître les mécanismes d’autosuffi­sances et les rendements productifs. Aucun insecte vrai ne parcourait plus ces champs nécrosés. Seuls, des néo-insectes patrouillaient ces rangées mortuaires, leurs génomes artificiels leur permettant de butiner les artefacts de végétaux sans remettre en cause leur survie immédiate. Avril avait entendu parler, dans le secret de certaines alcôves laborantines, que même ces minuscules moissonneurs bioniques des champs déviants enregistraient leurs taux de déchets, mécaniques ou électroniques, après quelques centaines d’heures à peine de cette activité industrieuse.

Son regard plongeant dans les profondeurs végétales, dans l’espoir d’y découvrir ce qu’elle ne trouvait pas dans les hauteurs, elle repensa au petit rapace commun de ce secteur proche de la ville. Lui aussi subirait bientôt les effets de son passage entre les épis. Rares étaient ceux qui s’en sortaient, à long terme. Généralement, leur plumage se couvrait, au bout de plusieurs mois, de ce bleu foncé si reconnaissable pour l’œil averti de l’éthologue. S’ensuivraient les inéluc­tables conséquences pour les oiseaux.

Alors que la jeune femme fouillait le sol de sa vision pré­cise, elle aperçut enfin ce qu’elle était venue chercher. Le plant fantôme existait bien, éloquent témoin dans un futur en marche. En plein milieu de ce champ morbide, l’émer­gence de quelques triples tiges identifiables d’une espèce mutante en un modeste îlot cerné de toute part, indemne, et se développant à l’insu des autres, l’un de ces parasites que les producteurs réussissaient à enrayer, la plupart du temps, mais dont la prolifération latente inquiétait énor­mément. En dépit de sa teinte, pas exactement conforme aux inventaires, le plant paraissait tout à fait normal. Des souches résistantes qui se multipliaient de manière erra­tique au départ, et qui, après un temps de dormance appa­rente, contre-attaquaient les nouvelles générations aux gènes incendiaires.

L’éthologue ne s’en étonnait pas.

Epis de blé

Épis de blé

La capacité des organismes à se développer sur les ter­rains les plus incultes l’avait toujours impressionnée, et la rassurait tout à la fois. Quels que soient les impacts ulté­rieurs sur la biodiversité et sur les nappes phréatiques, pour ne nommer que ces deux domaines, il y aurait un retour de flux à la hauteur des transgressions réalisées contre la nature et ses bienfaits originels. Une modification de l’équi­libre des écosystèmes amenait invariablement son lot de catastrophes que les hommes ne parvenaient pas à conte­nir. Dans ce combat pour la survie, les espèces sauvages, plus stables, se rebellaient chaque fois que l’occasion leur en était fournie, réapparaissant en force, un jour ou l’autre.

Du mouvement sur la terre meuble, là où le rapace s’était posé ; les tiges furent violemment écartées et le faucon s’envola avec sa proie inerte, suspendue entre ses serres. Il prit de la hauteur pour aller se percher sur le tronc d’un chêne pétrifié, à une centaine de mètres. Désorientée, avril émergea de ses réflexions intérieures et se focalisa sur la vieille souche, suffisamment élevée pour permettre un support sécurisé. Même les arbres moribonds contri­buaient à la biodiversité en offrant un habitat à une faune disparate. Celui-ci avait-il été frappé par la foudre et fauché par un coup de vent particulièrement violent, ou bien la nocivité des céréales mortifères ne l’avait-elle pas épargné ? La jeune femme se pencha sur le sol et entreprit d’extraire, avec la plus extrême précaution, l’une des racines du plant invasif avant de le placer dans son récipient d’échantillons rangé dans son sac à dos. Elle l’examinerait plus tard, dès qu’un moment de répit s’offrirait à elle, et dans l’entre-temps, elle protégeait son existence. Par la suite, elle le réimplanterait, là où il aurait toutes ses chances.

Bientôt les agriculteurs du coin viendraient prendre leur tribut, et les quelques plantes non transgéniques seraient réduites en miettes, pulvérisées avec une acrimonie vin­dicative. Les preuves gênantes de la nature devaient être annihilées à tout prix par ces gens-là. L’éthologue rumina un instant ; leur informateur ne les avait pas trompés, ses associés et elle. Le champ et les suivants regorgeaient d’épis bleus déviants de seconde génération. Une déviance non reconnue par le Tiers Conseil américain. L’organe officiel était l’un de ceux créés, quelques années auparavant, pour pallier les dérives des sciences du génome. Rattaché au ministère de l’Environnement, sa fonction, bien que subsi­diaire aux regards des experts, en imposait cependant, avec un certain impact, sur l’édiction des nouvelles lois dans le domaine.

Elle devait contacter leurs avocats. Un coup d’œil à l’horizon lui confirma qu’il était temps de repartir. Les ouvriers agricoles n’allaient pas tarder à revenir pour pul­vériser d’autres variétés de leurs intrants destructeurs. Avril ne voulait pas risquer de se voir arrosée et découvrir par la suite que des excroissances lui poussaient à même les membres, ou que des nuances alarmantes entachaient son derme. C’était déjà arrivé à certaines de ses connaissances.

Cette lecture s’achève ici. J’espère que je vous aurais donné l’envie d’en lire davantage. N’hésitez pas à vous rendre sur mon site : christinebarsi.com. À bientôt.

 

Interview de L’éveil du Dieu Serpent

Interview de L’éveil du Dieu Serpent

Présentez-nous votre ouvrage

L'éveil du Dieu Serpent - Roman d'anticipation, roman de science-ficiton par l'auteure Christine Barsi

L’éveil du Dieu Serpent – Roman d’anticipation, roman de science-ficiton par l’auteure Christine Barsi

L’éveil du Dieu Serpent est un roman d’anticipation dont l’histoire se déroule en 2027, notamment en Australie, et plus particulièrement à Melbourne, Sydney et en Tasmanie. Les deux personnages principaux, une éthologue et un scientifique en même temps qu’homme d’affaires s’affronteront sur des sujets de génétique, d’écologie et d’éthique jusqu’à ce qu’ils discernent leurs véritables identités sous le masque ainsi que leur potentiel réel. Ce qu’ils découvriront ira beaucoup plus loin que ce que l’imaginait, de prime abord, l’héroïne qui réalise le piège dans lequel elle vient de tomber à ses dépens. La matérialité des diversités humaines et non humaines qui se côtoient sur Terre va bien au-delà de ce qu’elle a, jusqu’ici, conjecturé.

Avez-vous un sujet de prédilection ?

Dans ce livre, ce qui m’a importé c’est de traiter de sujets d’actualités scientifiques tels la génétique, l’éthologie, l’écologie ; de confronter ces thèmes à la nuisance de l’industrie des grands laboratoires, mais également des vecteurs dissimulés aux masses populaires depuis des siècles ; je parle ici des races aliens bien implantées sur notre monde, en dépit des tentatives ineptes de nos dirigeants pour les soustraire à notre réalité communément acceptée.

Sous couvert d’une passion qui va à l’encontre de toute logique, l’histoire nous révèle l’existence des Aliens qui se mêle à celle des Humains mais aussi les affrontements entre races humanoïdes dont les intentions divergent sur leur politique d’intégration sur Terre.

 Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

 Plusieurs messages :

La diversité des peuples s’avère un atout pour notre culture, et non pas un handicap. La notion doit être martelée afin qu’elle rentre dans le champ du courant d’idées.

Les êtres, de quelque nature qu’ils soient, ont tous un rôle à jouer. L’humanité se transcendera le jour où elle aura compris que nous sommes tous impliqués, et qu’apporter son aide et son amour à la faune, la flore et la divergence dans sa globalité nous fera grandir bien au-dessus des concepts connus.

Un autre message encore, immanent dans mes romans, traite de spiritualité.

Pourriez-vous nous citer quelques passages de L’éveil du Dieu Serpent ?

 En voici un premier :
Champ de blé dans le Perche

Champ de blé dans le Perche

« Une fin d’après-midi de ce printemps deux mille vingt-sept ; le soleil rouge embrasait les champs céréaliers à sa gauche et une prairie à sa droite, délimitée par une ran­gée de rondins mal écorcés qui s’alignaient le long d’un chemin de terre menant chez les agriculteurs du coin. Des trognes centenaires, dressées ainsi que des gardiens d’une autre époque, cernaient le cadre et l’horizon. Une pente herbeuse, inclinée, descendait dans leur direction vers une mare asséchée. Avril observa le vol d’un rapace qui allait et venait, de son nid tout en haut d’un tilleul, au poteau télégraphique en bordure du chemin. De ses ailes étroites, celui-là survolait les cultures les plus proches, en un gra­cieux glissé au-dessus des vastes étendues céréalières. De son point d’observation, Avril le suivit du regard un moment.

Quand il se mit en chasse, face au vent, la tête baissée, son vol devint stationnaire et ses battements d’ailes fréné­tiques, elle l’étudia plus attentivement. Il avait dû repérer sa proie, car très vite, il fondit vers le sol en piqué, à peu de distance. Elle put le distinguer plus franchement. Un Falco tinnunculus, le faucon crécerelle. Ses yeux noirs, sa tête et sa queue gris ardoise ainsi que sa poitrine mouchetée en témoignaient, comme tout à l’heure la succession de cris aigus : ki-ki-ki. C’était un mâle. »

 En voici un second :

Le visiteur avançait au sein du vaste hall en direction de la zone d’accueil, ouverte sur une baie vitrée donnant sur les toits de Sydney.

Parvenu près de l’une des hôtesses, l’homme patienta. La quarantaine passée, il affichait une assurance presque agressive en se focalisant sur les expressions de la femme ainsi que sur sa silhouette. Les gestes maladroits de cette dernière, ses paupières abaissées et son attention volatile révélaient sa nervosité face à cette incursion introvertis­sante. L’homme ne fléchit pas dans son examen, et quand son regard parvint à croiser celui de l’hôtesse, il ne décou­vrit qu’une neutralité prudente dissimulant le trouble qu’il provoquait.

– Oui, Monsieur ?

– Monsieur Evans, je vous prie.

– Votre nom ?

– Khard Fintch.

L’hôtesse eut une expression presque surprise lorsque l’agenda de son patron dévoila son contenu.

– Aviez-vous un entretien programmé ?

Le « aviez-vous » laissait sous-entendre qu’il y aurait dû y en avoir un, mais qu’il n’y en avait pas. Khard le savait parfaitement. Il avait débarqué à l’improviste.

– Pas vraiment. Il m’avait suggéré de le rencontrer lorsque je serais de passage à Sydney.

– Monsieur Evans n’est pas dans son bureau, en ce moment. Puis-je vous proposer un rendez-vous pour une date ultérieure ?

 Le troisième extrait :

Maur Evans admirait le dôme de verre, au-delà de la baie vitrée de son bureau au trentième étage du complexe industriel portant son nom, dans le quartier central des affaires de Sydney.

Le cœur de ville, un secteur on ne peut plus privilégié.

Remodelage ADN

Remodelage ADN

Le dôme abritait le nouvel espace dédié à l’un des pro­duits phares de la toute dernière technologie en vogue en biogénétique. Bien que controversé encore aujourd’hui, celui-là pourvoyait désormais de très nombreuses filières de production, toujours plus gourmandes au fil des années. Le congrès annuel, sur le sujet, qui devait se tenir le mois prochain à Melbourne, serait l’un des expédients pour le présenter en grande pompe. Maur aurait à préparer son discours et à anticiper les sempiternelles interrogations qui s’engouffraient, chaque fois, dans les discussions, tel un leitmotiv qui n’en finissait pas.

À tous les coups, le même schéma : le bien-fondé des modifications génétiques, les processus employés, les béné­fices et les risques pour tout un chacun.

Une ritournelle pour l’homme avisé qu’il était devenu. Il savait comment vaincre les peurs et les réticences des plus frileux. Ses matériaux s’incrusteraient dans le maillage profond de cette civilisation, jusqu’au moment où l’on ne pourrait plus les extirper de leur socle sur lequel viendrait se fondre la multitude des autres. Certaines de ses créa­tions génomiques, par essence artificielles, faisaient déjà des émules et battaient leur plein au sein de cercles privés, tandis que d’autres de ses inventions s’inséraient au centre même du gouvernement qui en redemandait.

 À quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?

 Mon ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux mystères occultes des Aliens, aux problématiques actuelles de l’éthique de la manipulation du génome, de la préservation des ressources naturelles, à ceux qui aiment ce monde et ces composantes, les grandes forêts et les cultures ancestrales, la faune et la flore dans sa globalité, tout en étant amateurs de belles lignes et de réflexions sur l’existence que je glisse régulièrement dans mes romans. Ce livre mêle de manière équilibrée la science, la technique, les conflits entre races humaines et aliens et la passion irrépressible d’un être pour un autre.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

 En ce début d’année 2019, je suis sur la rédaction du tome 2 de Déviance, ma romance vampirique. Dans le même temps, j’attends les résultats de la soumission d’un 5ème manuscrit de SF de type Aliens/Astéroïde. Je nourris également un autre gros projet de SF pesant plus de mille cinq cents pages qu’il va falloir retravailler et réécrire — un très long travail en perspective. Puis viendra s’y entremêler le tome 3 de Déviance déjà bien amorcé.

Il va me falloir intensifier ma présence sur les salons du livre et cafés littéraires. Je cherche aussi à faire traduire l’un de mes livres, et j’aspire à ce que l’un de mes romans passe à la télé ou au ciné « Le grand cinéma » comme le clame Jacques Villeret dans « le Diner de Cons ». Toutes sortes d’idées me trottent dans la tête, et il faudra bien qu’elles trouvent un exutoire.

Quels sont vos auteurs/es fétiches ?

Si je me cantonne aux auteurs de SF et d’anticipation qui ont su capter mon intérêt, parce qu’ils embarquent la passion, la découverte de mondes ainsi que la science et la technologie, en intégrant des réflexions riches d’apprentissage personnel, alors je citerais comme toujours :

Jules Vernes avec son « Île Mystérieuse », George Orwell « 1984 », H. G Wells et sa « Guerre des Mondes », Philip K. Dick et son « Blade Runner », Isaac Azimov avec « le Cycle de Fondation », A.E. Van Vogt avec « À la poursuite des Slans », Jack Vance, Pierre Bordage dans « Résonances », René Barjavel, Franck Herbert avec « le Cycle de Dune », Aldous Huxley avec « Le Meilleur des Mondes », et enfin Jimmy Guieu qui a été l’un de mes premiers et de mes favoris avec notamment les derniers volumes E.B.E 1 & 2.

Sur le thème fantastique, j’apprécie beaucoup les auteurs suivants : Clive Barker avec « Imajica » et « Le Royaume des Devins », Bernard Simonay avec son « Cycle de Phénix », Louise Cooper avec « Le Maître du Temps », Bram Stoker avec « Dracula », Anne Rice avec sa saga des sorcières et ses chroniques des vampires, Stephanie Meyer auteure des « Âmes Vagabondes » et de « Twilight », Ayerdhal avec « La Bohême et l’Ivraie » et « Transparences », Brandon Sanderson avec « Fils des Brumes », mais aussi Fiona Mc Intosh avec « le Don », et enfin Pierre Bordage avec « Les Guerriers du Silence ». Ah j’oubliais ! J’ai relu récemment la trilogie des « Fourmis » de Bernard Werber, un sacré roman !

Il y a tant de bons auteurs et de romans originaux ! C’est extrêmement rassurant de se dire que l’Humain est génial dans ses créations infinies.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

TypeWriter

TypeWriter

J’aime écrire, une passion nécessaire pour un écrivain sans laquelle celui-ci n’irait pas au bout de son tout premier manuscrit. L’écriture se définit par la persévérance essentielle et la volonté tout aussi essentielle de parvenir à l’achèvement qui consacrera l’œuvre de l’artiste. L’existence d’un écrivain s’avère solitaire dans sa phase cruciale de l’écriture ; il lui faut l’affronter au quotidien ainsi qu’un ascète en quête de sagesse. Mais se rajoutant à ces performances, se tient celle d’amener à la vie ses personnages, de les faire évoluer au sein d’une histoire qui ne s’appréciera jamais que par la richesse du vécu de ces derniers.

Il m’arrive souvent de les trouver exigeants alors qu’ils m’entraînent dans leurs tribulations dont j’ai le sentiment de ne rien maîtriser, en dehors d’une certaine architecture dans le cadre du scénario.

Pour finir et comme chaque fois, je répèterais encore et encore la phrase que j’ai découverte il y a quelque temps, celle de George Bernard Shaw qui disait : « Vous voyez des choses et vous dites : « pourquoi ? » Mais moi je rêve de choses qui n’ont jamais existé, et je dis : « pourquoi pas ? » »

 

Livre en commande sur le site de l’éditeur 5 Sens Éditions

Auteure : christine_barsi@hotmail.comhttps://christinebarsi.com

https://www.facebook.com/ChristineBarsi.romanciere/

Audio Le Visiteur

Audio Le Visiteur

Port de Sydney - Australie

Port de Sydney – Australie

Je me propose de vous présenter le même extrait mais écrit, cette fois et non plus audio.

Le visiteur

 Hors séquence : L’hôtesse tenait à sa place ; elle ne devait rien dire, et pourtant elle s’était mise à parler.

Le visiteur avançait au sein du vaste hall en direction de la zone d’accueil, ouverte sur une baie vitrée donnant sur les toits de Sydney.

Sydney - Centre-ville

Sydney – Centre-ville

Parvenu près de l’une des hôtesses, l’homme patienta. La quarantaine passée, il affichait une assurance presque agressive en se focalisant sur les expressions de la femme ainsi que sur sa silhouette. Les gestes maladroits de cette dernière, ses paupières abaissées et son attention volatile révélaient sa nervosité face à cette incursion introvertis­sante. L’homme ne fléchit pas dans son examen, et quand son regard parvint à croiser celui de l’hôtesse, il ne décou­vrit qu’une neutralité prudente dissimulant le trouble qu’il provoquait.

– Oui, Monsieur ?

– Monsieur Evans, je vous prie.

– Votre nom ?

– Khard Fintch.

L’hôtesse eut une expression presque surprise, lorsque l’agenda de son patron dévoila son contenu.

– Aviez-vous un entretien programmé ?

Alien - L'éveil du Dieu Serpent

Alien – L’éveil du Dieu Serpent

Le « aviez-vous » laissait sous-entendre qu’il y aurait dû y en avoir un, mais qu’il n’y en avait pas. Khard le savait parfaitement. Il avait débarqué à l’improviste.

– Pas vraiment. Il m’avait suggéré de le rencontrer lorsque je serais de passage à Sydney.

– Monsieur Evans n’est pas dans son bureau, en ce moment. Puis-je vous proposer un rendez-vous pour une date ultérieure ?

– Pourquoi pas, en effet. Quand est-il censé revenir ?

De nouveau l’agression sous le ton voilé. L’hôtesse, une jeune recrue qui n’avait intégré l’entreprise que trois mois auparavant, se troubla de la même façon. À l’instar des nombreux visiteurs qui venaient rencontrer leur patron, celui-ci ne paraissait guère commode. Imbu de sa personne et convaincu de sa supériorité. Devant la question indis­crète à laquelle elle n’aurait pas dû répondre, la volonté de la jeune femme plia sous celle de l’autre.

– Dans la soirée, je pense. Monsieur Evans travaille habituellement très tard.

– Savez-vous où je pourrais le trouver dans l’entre-temps ?

Elle hésita, mais sous le regard infatué, elle ne parvint pas à conserver suffisamment de hauteur pour garder par-devers elle l’information. Elle lâcha :

– Généralement, en fin de semaine, il se rend au sein de son complexe en périphérie de Sydney, à environ trois kilomètres au sud ; il y supervise les recherches.

– BioJadh possède un biocluster, à présent ?

Elle acquiesça, éludant toute réflexion. L’homme la ter­rorisait sans aucun effort. D’autres mots coulèrent de sa bouche sans qu’elle puisse les retenir :

– L’ATP…

– L’ATP ?

Quel butor ! songea l’hôtesse, sentant la sueur au creux de ses aisselles. En plus, il était ignare. D’où sortait donc celui-ci ? Elle avait hâte que l’homme s’en aille. Les bureaux allaient bientôt fermer ; elle ne voulait pas se retrouver avec cet énergumène sur les bras, à ce moment-là. Elle précisa bêtement :

– L’Australian Technology Park, dans Eveleigh.

– Ah oui, bien sûr. Merci, et à tout à l’heure.

– Mais, je vous dis que…

Elle s’abstint de poursuivre. L’homme se moquait roya­lement de ce qu’elle avait à dire. Il reviendrait, elle en était convaincue. Elle espérait qu’alors, aucun contretemps ne l’aurait retardée afin de ne pas risquer qu’il l’aborde à son retour.

Cette lecture s’achève ici. J’espère que je vous aurais donné l’envie d’en lire davantage. N’hésitez pas à vous rendre sur mon site : christinebarsi.com. À bientôt.

 

 

Objectifs de l’année 2019

Objectifs de l’année 2019

En ce début d’année 2019,

Je suis sur la rédaction du tome 2 de Déviance, j’attends les résultats de la soumission d’un 5ème manuscrit de SF de type Aliens/Astéroïde, et bien entendu je nourris un autre gros projet de SF pesant plus de 1500 pages qu’il va falloir retravailler et réécrire — un très long travail en perspective. Puis viendra s’y entremêler le tome 3 de Déviance déjà bien amorcé.

TypewriterIl va me falloir intensifier ma présence sur les salons du livre et cafés littéraires ; si vous avez des suggestions à me conseiller, je suis preneuse. Je cherche également à faire traduire l’un de mes livres sans que le coût soit prohibitif et j’aspire à ce que l’un de mes romans passe à la télé ou au ciné « Le grand cinéma » comme le clame Jacques Villeret dans « le Diner de Cons ». Toutes sortes d’idées me trottent dans la tête, et il faudra bien qu’elles trouvent un exutoire.

Alors cette dernière année s’achève avec de belles réalisations. La nouvelle année sera-t-elle au rendez-vous. Pariez avec moi là-dessus.

Mais et de votre côté ?

Joyeuse année à vous

Joyeuse année à vous !

Que cette année qui s’amorce nous apporte à tous la réalisation de nos rêves, qu’ils soient raisonnables ou incroyables, potentiellement non réalisable ou totalement utopiques. Tous nos rêves doivent se concrétiser, aujourd’hui ou demain.

Le « job » s’annonce très prenant, mais c’est le « job » qui nous entraînera dans les hautes sphères de notre existence.

Alors à très bientôt, amies et amis !

Joyeuse année

Joyeuse année

Les outils du romancier

Mon manuscrit d’anticipation

Mon manuscrit d’anticipation

 

« Ce qui se complote dans l’ombre pourrait bien sonner le glas de toutes les humanités. »

Quelques nouvelles de mon manuscrit d’anticipation dont l’histoire se déroule en Australie en 2027. Les allers et retours entre mon éditeur et moi sont achevés. La couverture est arrêtée et le corpus du texte finalisé. Fin décembre, début janvier au plus tard, il sera publié puis référencés sur le site de 5 Sens Éditions dans un premier temps puis sur les sites Fnac et autres.

Mon manuscrit d'anticipation « Ce qui se complote dans l’ombre pourrait bien sonner le glas de toutes les humanités. »

Mon manuscrit d’anticipation « Ce qui se complote dans l’ombre pourrait bien sonner le glas de toutes les humanités. »

Ce que je peux vous en dire sans trop en révéler, c’est que le titre commence par : « L’éveil… »,

Et qu’il traitera de sujets tels les gènes déviants, d’éthologie et de biologie, de lobbies industriels, mais je tais le plus important des sujets de ce roman.

Cliquer sur le lien pour plus de détails : L’éveil…

5SensEditions - Promotion fin d'année 2018

Promotions pour la fin d’année 2018 – 5 Sens Éditions

5 Sens Éditions – des promotions pour la fin d’année 2018

20% sur tout le catalogue

 

 

Mon éditeur 5 Sens Éditions propose des promotions pour la fin d’année 2018

20% sur tout le catalogue

Pour les fans de science-fiction et de fantastique, c’est le moment !

Pensez à mes romans Teralhen, Mutagenèse et Déviance

Chute d'eau australienne

Réécriture, les étapes de mon manuscrit

Réécriture, les étapes de mon manuscrit en cours

 

Réécriture, les étapes de mon manuscrit en cours, par l'auteur Christine BarsiDes nouvelles de mon manuscrit en cours de réécriture et de préparation chez l’éditeur 5 Sens Éditions ; vous savez, cette histoire qui se situe en Australie, en 2027 : Hier, j’ai reçu un BAT (bon à tirer) de la couverture – L’illustration pour la 1ère de couverture me plaît beaucoup. Un choix commun à l’éditeur et moi-même. C’est déjà ça, non !

Ensuite, j’ai reçu également le « Corpus BAT » qui est une version pré finalisée du manuscrit lui-même, relevant les incohérences éventuelles, les répétitions, les fautes… il y en a toujours, mais cette fois bien moins que pour les précédents manuscrits publiés depuis.

Je m’attelle donc, en cette soirée du vendredi 16 novembre 2018, au travail de recorrections toujours très prenant ; frustrant d’une certaine manière car j’y retrouve invariablement d’autres idées, d’autres termes à remplacer, enrichir, retravailler encore et encore. Un manuscrit d’environ 520 pages.

Ce qui fait plaisir, c’est quand même de pouvoir admirer cette première version de couverture, de malmener ce corpus et de se dire que bientôt…

Mais n’hésitez pas à tenter de découvrir ce que sera le sujet que je traite dans ce prochain roman en cours de création, et à me remonter vos idées sur le sujet. Je n’hésiterai pas à mettre en avant, celui ou celle qui s’approchera de ma « vérité ».

Salons des mondes de l’imaginaire

La Huitième édition du salon fantastique

Le salon des mondes de l’imaginaire

se tiendra les 31 ocTOBRE, 1er et 2 novembre 2019
à L’espace Champerret – Paris 17ème
6 Rue Jean Oestreicher
75017 Paris

J’y participerai cette année encore, pour la seconde fois.

Salon Fantastique 2019


La Septième éditions du salon fantastique

Le salon des mondes de l’imaginaire s’est achevé ce dimanche 4 novembre 2018

Je n’oublierais pas cet évènement, où j’ai fait la connaissance de deux autres écrivains et partenaires de stands, publiés tout comme moi par 5 Sens Éditions.

Sur le stand du salon fantastique

Sur le stand du salon fantastique, nov. 2018

Arrêtons-nous sur cette photo de nous trois, pauvres auteurs perdus sur le salon fantastique. L’univers de Yann Jacob tourne autour du fantastique médiéval, tandis que celui de Sophie Turco traite d’un conte philosophique dont la trame peut s’apparenter au livre d’Alice au Pays des Merveilles, tout en étant très différents – il a obtenu notamment le prix du premier roman.

Christine Barsi sur le stand du salon fantastique

Christine Barsi sur le stand du salon fantastique

Puis il y a mon univers empli de romance et de fantastique, de science et de science-fiction ; mais vous connaissez. Sur ce stand, nous étions donc plutôt complémentaires. Une expérience riche d’apprentissage qui nous a fait conclure que pour les prochains évènements de ce type, il nous faudra mieux nous préparer afin que notre stand soit mis en valeur et soit à la hauteur des visiteurs venus pour nous rencontrer, nous et nos œuvres. Car bientôt, ceux-là se présenteront nombreux, cela ne fait aucun doute. Il y a chez Yann, Sophie et moi-même, à l’instar des plus grands artistes, une volonté tranquille en apparence et pleine de furiosité à l’intérieur pour atteindre les sommets d’une passion littéraire qui ne s’éteindra pas. On en fait le pari ?


Le salon des mondes de l’imaginaire

se tiendra les 2, 3 et 4 novembre 2018
à L’espace Champerret – Paris 17ème
6 Rue Jean Oestreicher
75017 Paris

Salon des mondes de l'imaginaire

 

L’entrée est gratuite pour les personnes costumées

Nous serons trois auteurs édités par 5 Sens Éditions à participer à ce salon.

Fantasy, science-fiction, médiéval, jeux de société…

Illustrateurs, écrivains, artisans seront dans la place pour vous faire rêver

et vous faire pénétrer leur monde occulte.

N’hésitez pas !

 

 

Tome 2 de Déviance en préparation

Tome 2 de Déviance en préparation

Le 14 septembre 2018 :

Falaise Écran, illustre Déviance - Roman de Vampire

Falaise Écran, illustre Déviance – Roman de Vampire

Je dois vous avouer, qu’au vu des sollicitations pour que j’écrive un tome 2 à Déviance, je viens de reprendre le manuscrit, réaliser le scénario et sur ses 35 chapitres potentiels à ce jour, je viens d’en écrire les 5 premiers en phase quasi finalisée. Ce qui veut dire que pour vous mes lecteurs, je viens de modifier mon planning de création de mes mondes, de chambouler son organisation pour écrire la suite de Déviance.

 

Le 21 septembre 2018 :

Les ruines du château des Mackrey, dans Déviance - Roman de vampire

Les ruines du château des Mackrey, dans Déviance – Roman de vampire

Voici quelques actualités sur ma progression sur l’écriture du tome 2 de Déviance. La charpente du scénario est établie, avec quelques zones d’ombres dont je ne connais pas encore la manière dont elles s’éclaireront.

Les dix premiers chapitres ont leur trame plutôt bien ficelée. Mais j’en ai encore approximativement 25 à écrire… Donc de l’eau s’écoulera sous les ponts…

Pour ceux qui ont lu le premier tome, n’hésitez pas à me suggérer des idées de couvertures, mais là, nous avons encore pas mal de temps devant nous.

Chronique Littéraire de Déviance par Arkane

Chronique Littéraire de Déviance, roman de vampire

Par Arkane

Publiée le 9 septembre 2018

Rendez-vous sur le site d’Arkane

Extrait : … …

DÉVIANCE

Éditeur : 5 sens éditions

Résumé…

Sur la lande des Pennines, la rencontre d’une écrivaine de récits fantasques avec l’un de ces êtres étranges peuplant les antres rocheux des Yorkshire dalls, là où les trolls et les vampires se terrent dans le triangle des Bardens, un site réputé parmi les plus hantés au monde.
Leur confrontation entraînera un choix difficile… York et ses ruelles tortueuses seront le théâtre de crimes énigmatiques, ainsi que leur terrain de jeu, jusqu’à ce qu’il en décide autrement…

Mon avis…

La couverture présente une femme encapuchonnée, armée d’une dague. En arrière-plan, on distingue des nuages noirs qui contrastent avec le blanc. Le personnage m’évoque une sorcière ainsi que les représentations traditionnelles et modernes nous les montrent. Le fait qu’elle brandit une arme laisse supposer de l’action. La typographie est simple… … Cette couverture travaillée simplement est agréable.

Le résumé est intéressant. Court et concis, il propose au lecteur de suivre les aventures (et mésaventures sans doute) d’une mère de famille partagée entre sa vie de famille et un vampire qui la pourchasse…

Des personnages détonants…

Premier point fort de ce roman : le personnage de Caitline. Nous sortons des sentiers battus de la jeune fille vierge effarouchée ou soumise au charme dévastateur d’un beau ténébreux pour évoluer avec une mère de deux enfants prénommés Peter et Tommy, mariée de surcroît. Pas du tout le personnage type de ce genre de littérature. Ici, la jeune femme auteure de romans fantastique est une personne résignée par l’existence… … L’arrivée dans le Yorkshire à la suite de leur déménagement, va éveiller en elle de nouvelles aspirations. Une sorte de renaissance engendrée également par la rencontre avec Sean.

Sean, un vampire énigmatique qui va la sauver d’une mort cruelle. Quand Caitline le rencontre, elle se rend compte que le réel et le fantastique se côtoient bien au-delà de ce qu’elle aurait pu imaginer. Elle qui est écrivaine se retrouve face à un être de légende. De là, son sauveur s’immisce peu à peu dans son existence et si au départ, elle trouve cette intrusion déplacée, il va se tisser entre ces deux personnages une incroyable romance, deuxième point fort de ce récit. Sean n’est pas un vampire « nounours ». Il est violent, assouvit ses besoins et sème la mort s’il le faut sans aucun regret. La noirceur qui l’habite est partie intégrante de son être.

Petit bémol en ce qui concerne les personnages secondaires, peu développés à mon avis. Ils auraient mérité un travail tout aussi approfondi que les personnages principaux… La fin de ce roman nous entraîne dans une nouvelle aventure. Je vous laisse découvrir laquelle, car elle clôture ce roman de manière tout à fait surprenante. Bien des choses sont alors expliquées et permettent au lecteur de comprendre pourquoi les fils du destin s’emmêlent parfois…

Un univers étouffant…

L’auteure apporte un nouveau souffle dans le genre de la bit-lit en présentant  non seulement une héroïne atypique, mais également un huis clos original entre des protagonistes assez restreints ce qui rend l’atmosphère du livre parfois lourde. Et j’adore ! C’est étouffant à souhait. La plume de l’auteure est aérienne presque poétique par moments. Le vocabulaire est également soigné. J’ai apprécié de découvrir le Yorkshire par le voyage qu’en fait l’héroïne. On se représente sans mal, les paysages embrumés, les ruelles sombres et tortueuses, les cottages perdus…

De nombreuses descriptions émaillent ce roman. La plupart sont longues et apportent, certes, un éclairage intéressant au récit, néanmoins je les trouve trop étirées. Ce serait le seul bémol pour moi avec un manque de dialogues. Cette absence d’interaction verbale entre les protagonistes ralentit le rythme du livre alors que le contraire aurait apporté plus de « peps » au récit. Les dialogues servant justement à apporter plus de nervosité à un texte.

L’introspection des personnages donnant accès à leurs pensées, et comme dit précédemment, les échanges en ont été amoindris et j’estime cela un peu dommage. L’auteure prend plaisir à disséquer au scalpel les émotions, les attentes et les désillusions de ses personnages à la manière d’une chirurgienne. On entre donc dans la tête du personnage avec une rare précision. Les doutes, les questions, nous les partageons. C’est une belle performance de la part de l’auteure que de nous attacher ainsi à ses personnages.

Pour terminer cette chronique, je dirais qu’il s’agit ici d’un bon roman de bit-lit qui s’adresse à un public averti quand même.

Pas de romance pleine de bons sentiments dégoulinants, mais une approche plus analytique et brutale.

Témoignages

Témoignage de Félicie Gantois

sur sa lecture de Teralhen et Mutagenèse,

les deux tomes du Cycle des Trois Marches

 

La Pieuvre qui cause

La Pieuvre qui cause

“Du début jusqu’au chapitre 8, l’écrivaine est tel un sculpteur modelant l’argile, appliqué à façonner les personnages de son roman. Un travail laborieux, mais qui détermine les événements futurs.

Louan : Le prince rusé et fort
Paüul : Le grand Architecte
Kathleen : La Femme, et comme toute femme, obsédée par le désir ardent de faire ressurgir l’équilibre dans son monde.

Comme vous pouvez l’imaginer ces 3 personnages alors figurés deviennent les principaux acteurs de TERALHEN.

L’attitude étrange de Louan face à une horde de malfaiteurs accentue l’envie de continuer la lecture de ce roman.
Prendre place dans un fauteuil et suivre le cours de l’histoire devient impératif. Alors là, dans un monde où la pollution sur toutes ces formes fait ravage, TERALHEN, ville d’une beauté singulière dû à une forte mutation de l’espèce végétale, sera le théâtre d’une histoire particulière voire hors du commun.
L’amour prend sa place dans ce tourbillon, et bouscule les ordres établis. Rien ne sera simple car face à nos 3 amis, les ennemis attendent le moment propice, qui favorisera leur plan : politique, social et économique.

Mais quel événement nous laissera sans voix et nous poussera vers MUTAGENESE (trop dire ou pas assez ). Je préfère vous laisser découvrir ce roman de science-fiction si bien orchestré.

Félicie”

Méduse

La Pluie

LA PLUIE

 

La pluie, inlassablement tombait, ce matin

Tel un messager des cieux, trouvant son chemin,

Animée par la vie de tous les éléments divins,

En son sein.

Méduse

Comme une bulle gazeuse,

Née proton ou bien neutron,

Un animalcule agité dans cette masse nuageuse,

Fait frémir son cocon.

 

Dans cet élément fluide, il a trouvé la vie,

Protection éphémère et oh ! Combien mensongère !

De cette fange amère, il a trouvé sa mère

Cette nasse liquide qui ravira sa vie.

 

Comme cette particule, nous sommes,

Nous, les hommes,

Inconsistants, mais présents,

Dans le temps.

 

La vie mesquine et les famines,

Nous tiennent en haleine.

Mais telles des phalènes,

Notre vie se termine, ou se ravine.

 

Mais cette fin, jamais ne l’atteindra,

L’homme qui sommeille puis s’éveille.

Il entendra l’hosanna qui le ravira,

Au moment de l’éternelle veille ;

 

Nous laissant croire à la gloire

Éternelle …

Interview de l’auteur

Interview de l'auteur Christine barsi

L’auteure Christine barsi

Interview de l’auteure

Extrait de l’interview de l’auteure :
…/…

Quelles sont vos motivations à écrire des histoires ?

J’aime raconter les histoires de mes personnages. Ceux-là sont exigeants et m’entraînent dans leurs tribulations dont j’ai le sentiment de ne rien maîtriser, en dehors d’une certaine architecture dans le cadre du scénario. Car il faut quand même savoir se faire entendre, n’est-ce pas ? Mais si mes personnages tentent d’imposer leurs points de vue, je m’évertue moi-même à les orienter ou les réorienter quand la vision jaillit hors de la trame et dépasse les bornes établies. Un pacte entre eux et moi dont je me dois d’être le garde-fou. Mais je dois les exposer aux multitudes de lecteurs dont le regard les fera exister dans la « vie réelle ».

 

L’écriture, vous sert-elle de résilience ?

Si l’on regarde la définition de ce terme, la résilience est la capacité d’un individu à résister psychiquement aux épreuves de la vie.

Je dirais donc certainement en partie. Mais c’est loin d’être la base qui m’incite à écrire car j’ai cet objectif d’être une auteure depuis ma toute jeunesse. J’ai toujours apprécié les livres, leurs histoires qui me plongeaient et me plongent encore dans des univers autres que celui actuel.

Je dirais qu’écrire des histoires, développer leur scénario, leur monde, leurs personnages, me permet de prendre un considérable recul sur la vie présente. J’ai l’impression de vivre un nombre infini d’existences quand d’autres n’en vivent qu’une seule. C’est euphorisant.

 

Quelle est la question jamais entendue que vous rêveriez que l’on vous pose ? (Écrivez-la et répondez-y)

Eh bien, c’est une bien curieuse et intelligente question à laquelle je n’avais pas pensé. Alors après une très rapide réflexion (là encore, c’est étonnant, comme elle me vient rapidement), je dirais :

Question : « Lequel de tes livres, écrits ou à venir, aimerais-tu vivre l’histoire ? Et dans la peau duquel de ses personnages ? »

Réponse : « J’aimerais vivre l’histoire d’un livre de SF à venir, déjà écris mais dont les phases de réécritures sont loin d’être achevées. Un livre écrit voici plus de dix années et que j’ai mis de côté, une épopée sur un monde où les déviances sont pléthore et dans lequel les personnages principaux se battent pour l’acceptation de ces dernières. Une épopée là encore, avec son univers divergent. »

 

Pensez-vous qu’écrire c’est vivre la réalité de son imagination ?

Oui, je pense sincèrement, qu’écrire, c’est vivre autant que le nombre de ses histoires, qui peuvent être réécrites à l’infini. Plus encore que le commun des mortels, l’artiste est un dieu dont l’imagination débridée génère de nombreuses opportunités de monde en gestation. C’est génial !

…/…

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